Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406678

La société TRIBAR contestait devant le Tribunal Administratif de Paris la régularité de rectifications fiscales (impôt sur les sociétés et TVA) et d'une pénalité pour manquement délibéré, suite au rejet de sa comptabilité par l'administration. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les graves insuffisances dans la tenue et la justification de sa comptabilité, notamment l'absence de tickets clients et l'incomplétude des justificatifs de recettes, justifiaient son rejet et la reconstitution du chiffre d'affaires par l'administration. Les textes appliqués sont principalement le code général des impôts (articles 1727 et 1729) et le livre des procédures fiscales (article L. 80 A).

Avocat : SEBBAN

11 février 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406865

**Sujet principal** : Contestation par une société civile professionnelle (SCP) de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, assorties de pénalités, pour les exercices 2012 à 2017, fondée sur la régularité du délai de reprise appliqué par l'administration. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SCP. Il estime que l'administration a légalement utilisé le délai de reprise étendu de dix ans prévu à l'article L. 188 C du livre des procédures fiscales, car l'insuffisance d'imposition (rémunération d'une collaboratrice sans activité réelle) a été révélée par des décisions de justice (ordonnance de divorce et arrêt d'appel) communiquées dans le cadre d'une procédure de contrôle. **Textes appliqués** : Article L. 188 C du livre des procédures fiscales (délai de reprise étendu en cas de révélation par une procédure judiciaire).

Avocat : CABINET TG AVOCAT

11 février 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406871

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de décharge d'impôts de M. et Mme A... concernant la taxation de leur quote-part dans la plus-value immobilière réalisée par la SNC La Verdure en 2017. La juridiction estime que la procédure de contrôle fiscal était régulière, notamment en ce qui concerne l'exercice du recours hiérarchique et l'absence d'obligation d'un avis de vérification de comptabilité spécifique pour la SNC dans ce cas. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales (articles L. 54 C et L. 47) et confirme la qualification des revenus en bénéfices industriels et commerciaux.

Avocat : CABINET LEFORT AVOCAT

11 février 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406872

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de décharge d'imposition de contribuables concernant la taxation d'une plus-value immobilière réalisée par une SNC. La juridiction estime que le contrôle fiscal, bien que portant sur des comptes mixtes, est resté dans le cadre légal d'un examen de situation fiscale personnelle et n'a pas constitué une vérification de comptabilité irrégulière. La décision s'appuie sur les articles L. 47 et L. 47 B du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET LEFORT AVOCAT

11 février 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406948

La société Financière M. B... contestait devant le Tribunal Administratif de Paris l'imposition de cotisations supplémentaires de taxe sur les salaires concernant la rémunération de son directeur financier pour 2019 et 2020. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que la proposition de rectification de l'administration était régulière et suffisamment motivée au sens de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Il a jugé que les rémunérations versées devaient être prises en compte dans l'assiette de la taxe sur les salaires, conformément aux dispositions de l'article 231 du code général des impôts, l'entreprise n'étant pas assujettie à la TVA sur la totalité de son chiffre d'affaires.

Avocat : CABINET OCTIES AVOCATS

11 février 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407433

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. et Mme A... qui contestaient l'imposition d'une somme de 175 000 € perçue en 2018 comme une recette professionnelle imposable. La juridiction a jugé que cette somme, qualifiée d'« indemnité pour la perte de clientèle » dans le protocole transactionnel, constituait bien une recette taxable dans la catégorie des bénéfices non commerciaux au sens de l'article 93 du code général des impôts, et non une simple cession de droit au bail générant une plus-value professionnelle.

Avocat : CABINET BDGS ASSOCIES (ARPI)

11 février 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415511

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande de remboursement d'un crédit de TVA formulée par le mandataire judiciaire liquidateur de la société NECOTRANS HOLDING. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour la partie du crédit (146 349 €) déjà restituée par l'administration après l'introduction du recours. Pour le surplus, il a rejeté la demande, considérant que le droit à déduction de la TVA était prescrit, les déclarations nécessaires n'ayant pas été déposées dans les délais légaux prévus par les articles 287 et 208 de l'annexe II du code général des impôts.

Avocat : CABINET MOSSER LAGARDE (SELUS)

11 février 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416473

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société GALERIE FRANCIS BARLIER, qui contestait une saisie à tiers détenteur de 47 252 euros réclamée au titre de rehaussements d'impôt sur les sociétés pour 2000 et 2001. Le tribunal a fait droit à sa demande, en prononçant la décharge de cette obligation de paiement. Il a retenu que l'action en recouvrement de l'administration était prescrite, celle-ci n'ayant pas rapporté la preuve d'un acte interruptif de la prescription quadriennale prévue par l'article L. 274 du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET AYACHESALAMA (SCP)

11 février 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601314

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir une injonction de remise d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le requérant a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait. Par ordonnance du 11 février 2026, il a donné acte du désistement de la requête de M. A....

11 février 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2303019

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de la SASU Abeille Parachutisme, qui sollicitait le remboursement de la TVA au taux réduit de 10 % pour ses prestations de saut en parachute biplace. La juridiction a jugé que l’activité de la société, bien que ludique, ne constitue pas un "droit d’admission" à un site au sens du b nonies de l’article 279 du code général des impôts, mais une prestation de service unique incluant l’utilisation d’équipements et l’assistance d’un pilote. En conséquence, le taux normal de 20 % a été maintenu, et la requête a été rejetée.

Avocat : ALERION AVOCATS

11 février 2026• 2ème chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2202010

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. B..., agent du SIAEP du Bauptois, d'une demande d'indemnisation de 39 059,08 euros pour les préjudices résultant d'une épicondylite reconnue comme maladie professionnelle imputable au service. Le requérant invoquait la responsabilité pour faute de son employeur, notamment pour l'avoir maintenu sur son poste sans respecter les préconisations de la médecine du travail et pour ne pas avoir mis à jour le document unique d'évaluation des risques. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, il a également rejeté les demandes présentées au titre des frais de justice et de l'expertise.

Avocat : SCP FERRETTI HUREL LEPLATOIS

11 février 2026• 2ème chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302415

Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de la SARL La Terrasse, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 31 464,05 euros pour la période 2018-2021. La société soutenait que la location de ses locaux professionnels était imposable à la TVA sur le fondement de l’article 256 du code général des impôts, mais le tribunal a jugé que le bail portait sur des locaux nus, exclus du champ de la TVA en vertu de l’article 261 D du même code. La solution retenue est le rejet de la demande, le tribunal estimant que la location de locaux nus à usage commercial est exonérée de TVA, sans que l’option pour l’assujettissement prévue à l’article 260 du code général des impôts ne soit applicable en l’espèce.

Avocat : ACTHEMIS

11 février 2026• 2ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303208

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme A..., aide-soignante, d’une demande indemnitaire de 35 000 euros contre le centre hospitalier intercommunal d’Aix-Pertuis pour le préjudice résultant de sa suspension de fonctions et de rémunération pour non-respect de l’obligation vaccinale contre la Covid-19. La requérante soutenait que la décision de suspension du 15 septembre 2021 était illégale car elle avait été prise alors qu’elle était en congé de maladie depuis le 30 août 2021. Le tribunal a examiné la responsabilité de l’établissement au regard des articles 12 et 14 de la loi du 5 août 2021 et des dispositions du code général de la fonction publique. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision a été rendue après examen des moyens et des conclusions des parties.

Avocat : LÊ

11 février 2026• 4ème Chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303210

Le tribunal administratif de Nîmes a rejeté la demande indemnitaire de Mme A..., agent du centre hospitalier intercommunal d’Aix-Pertuis, qui contestait sa suspension de fonctions et de rémunération pour non-respect de l’obligation vaccinale contre la Covid-19. La requérante soutenait que cette décision du 15 septembre 2021 était illégale car prise alors qu’elle était en congé de maladie depuis juillet 2021. Le tribunal a jugé que la suspension, fondée sur l’article 14 de la loi du 5 août 2021, était légale et que l’agent ne pouvait se prévaloir de son congé maladie pour s’y soustraire, la responsabilité de l’établissement n’étant donc pas engagée.

Avocat : LÊ

11 février 2026• 4ème Chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303230

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme A..., aide-soignante, d’une demande d’indemnisation de 35 000 euros pour les préjudices subis suite à sa suspension de fonctions et de rémunération pour non-respect de l’obligation vaccinale contre la Covid-19, décidée le 15 septembre 2021 par le centre hospitalier intercommunal d’Aix-Pertuis. La requérante soutenait que cette décision était illégale car prise alors qu’elle était en congé de maladie depuis le 9 septembre 2021. Le tribunal a examiné la responsabilité de l’établissement au regard des dispositions de la loi du 5 août 2021 et du code général de la fonction publique. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement a été rendu après analyse des textes applicables, notamment la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 et le code général de la fonction publique.

Avocat : CARLINI ET ASSOCIÉS

11 février 2026• 4ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305414

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme A... qui demandaient la condamnation de la commune d’Aubin pour des préjudices liés à des travaux sur un immeuble voisin menaçant ruine. Les conclusions en annulation de la décision implicite de rejet de leur demande préalable ont été jugées irrecevables, cette décision ayant pour seul effet de lier le contentieux. Sur le fond, le tribunal a écarté la responsabilité sans faute de la commune, estimant que les requérants s’étaient exposés en connaissance de cause au risque de dommages, et a également rejeté la faute pour inaction du maire, les requérants ne justifiant pas de l’existence de leurs préjudices. La requête a été rejetée dans son ensemble, sans application des articles L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : VIMINI

11 février 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400909

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C... contestant la décision de la caisse d'allocations familiales des Côtes-d'Armor de ne lui accorder qu'une remise partielle d'un indu de prime d'activité. La requérante sollicitait une remise complémentaire ou totale de sa dette, invoquant sa bonne foi et sa précarité. Le tribunal a estimé que, malgré la bonne foi non contestée de Mme C..., elle n'avait pas produit les justificatifs de ses charges permettant d'établir que le solde de la dette de 852,61 euros excédait ses capacités de remboursement. La décision est fondée sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité.

11 février 2026• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400927

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 506,41 euros. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi non contestée du requérant, ce dernier n’a pas fourni de justificatifs récents de ses ressources et charges pour démontrer sa précarité. La solution retenue est fondée sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité, mais dont les conditions n’étaient pas remplies en l’espèce.

11 février 2026• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303154

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les demandes de Mme A... visant à obtenir la remise totale d’indu de prime d’activité, après que la CAF des Côtes-d’Armor n’a accordé qu’une remise partielle. Statuant en plein contentieux, le tribunal a rappelé que, selon l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, une remise de dette peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité. Après avoir substitué sa propre appréciation à celle de l’administration, le tribunal a rejeté les requêtes, estimant que la requérante ne démontrait pas une situation de précarité suffisante et que sa bonne foi n’était pas établie, compte tenu de l’omission de déclaration des pensions alimentaires perçues.

11 février 2026• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305470

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 612,36 euros pour l'année 2021. La requérante soutenait avoir correctement déclaré ses frais réels, mais le tribunal a constaté une discordance entre sa déclaration à la CAF et celle faite à la DGFIP. L'avis d'imposition ne mentionnait que 4 186 euros de frais réels pour elle-même, sans frais pour son enfant, contrairement à ses allégations. En conséquence, le tribunal a écarté son moyen et confirmé le bien-fondé de l'indu, rejetant l'intégralité de ses conclusions.

11 février 2026• Vice-président Contentieux sociaux