Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608331
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant français détenu en Irak visant à enjoindre au ministre des affaires étrangères de procéder à son rapatriement. Le tribunal a estimé que la juridiction administrative était incompétente pour connaître d'une telle demande, considérant que la décision de rapatrier un ressortissant relève de la conduite des relations internationales de l'État, un domaine qui échappe au contrôle du juge administratif. Cette solution s'appuie sur la jurisprudence constante du Conseil d'État concernant les actes de gouvernement.
Avocat : BAGARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608705
Sujet principal : Demande d'injonction au préfet de police pour délivrer un récépissé de demande de titre de séjour et convoquer l'étranger. Juridiction : Tribunal Administratif de Paris (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la requête. Il estime que le silence gardé par l'administration sur la demande initiale de titre de séjour a fait naître une décision implicite de rejet, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Cette décision fait obstacle à l'ordonnance des mesures demandées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'autant que le requérant ne démontre pas l'existence d'un péril grave à prévenir. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ; articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608714
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... A... qui demandait une injonction au préfet de la Seine-Saint-Denis pour la remise d'un titre de voyage. Le juge a décliné sa compétence au profit du tribunal administratif de Montreuil, considérant que le requérant résidait dans le département de la Seine-Saint-Denis. Cette décision d'incompétence, fondée sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, entraîne le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : TORJEMANE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608918
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision de rejet d'attribution de logement social. Le juge constate que le requérant n'a pas déposé de requête au fond en annulation, condition préalable exigée par l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La demande est donc jugée manifestement irrecevable au regard des articles L. 521-1 et L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609160
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui sollicitait une mesure urgente pour faire cesser une atteinte à ses libertés fondamentales et à son accès au service public. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La demande a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'organiser une procédure contradictoire.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609166
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, rejette la requête de M. B... qui demandait notamment la suppression de la mention « fraudeur » et le rétablissement de ses prestations sociales. La juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence nécessaire pour une intervention dans les 48 heures au titre de la sauvegarde d'une liberté fondamentale, et relève que certaines demandes (annulation de créance, condamnation à des dommages-intérêts) ne relèvent pas de la compétence du juge des référés. La décision est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601758
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que la demande était manifestement mal fondée, car le dossier administratif avait été clôturé avant l'introduction du recours, ce qui constituait une contestation sérieuse au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le rejet a été prononcé selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603872
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé-liberté, rejette la demande d’injonction au préfet des Yvelines de proposer un hébergement d’urgence. Le juge estime que la condition d’urgence impérieuse n’est pas remplie, car l’expulsion ne peut intervenir qu’après la fin de la trêve hivernale et que le préfet a déjà engagé une procédure d’assistance sociale. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 345-2 et suivants du code de l’action sociale et des familles.
Avocat : NGELEKA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601546
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de renouvellement d'une carte de résident. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant bénéficie d'une autorisation provisoire de séjour qui régularise sa situation. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : LAGARDERE
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600856
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire pour six mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, en dépit des conséquences professionnelles pour le requérant, au regard des exigences de sécurité routière liées à la conduite après consommation de stupéfiants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2306792
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les requêtes de la société Efimmo 1. Le sujet principal était le recours contre le refus préfectoral d'octroyer un agrément d'urbanisme (article L. 510-1 du code de l'urbanisme). La juridiction a retenu cette solution car les arrêtés attaqués ont été abrogés par le préfet après l'introduction des recours, rendant les demandes d'annulation et d'injonction sans objet. L'État est condamné à verser à la société la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CAMILLE MIALOT AVOCAT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2405230
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en annulation. Le sujet principal est la contestation d'une décision de retrait de permis pour solde de points nul. La juridiction retient cette solution car l'administration a retiré la décision attaquée après l'introduction de la requête, ayant réintégré les 4 points du stage de sensibilisation. Les conclusions à fin d'injonction et la demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Avocat : DECAMPS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2406923
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de la requête de la société OGF. Cette décision fait suite à l'absence de réponse de la société à une demande de maintien de ses conclusions, adressée par voie électronique via Télérecours. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant est réputé s'être désisté à l'expiration du délai d'un mois sans avoir confirmé son intérêt à poursuivre l'instance.
Avocat : PRIGENT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2407390
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requérante. Le sujet principal était un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir la communication de documents administratifs relatifs à un refus de titularisation. La juridiction a constaté que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions après la communication des documents par l'administration, n'avait pas répondu dans le délai prescrit, ce qui entraîne un désistement réputé d'office en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Avocat : SAUTEREAU
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2504847
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que ce classement, motivé par l'absence de production de pièces essentielles (acte de naissance légalisé et traduit, copie intégrale de l'acte de mariage), ne constituait pas une décision faisant grief. La requête a donc été jugée irrecevable, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative et aux dispositions du décret du 30 décembre 1993 relatives à l'instruction des demandes de naturalisation.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517934
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui retirait son recours contre le refus de renouvellement de son titre de séjour et les mesures d'éloignement. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : BOULEGUE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519398
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation d'un retrait de points et d'une invalidation du permis de conduire. Cette solution est retenue car l'administration a retiré les décisions contestées après l'introduction du recours, supprimant l'infraction du dossier du requérant et lui restituant ses points. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et la demande d'indemnité sont rejetées, sur le fondement des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : HOXHA VLORA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603586
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A... visant à annuler son arrêté d'éloignement. La juridiction estime la requête irrecevable car elle ne contient pas l'adresse du requérant, ce qui empêche toute notification et méconnaît les exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est rendue en application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du même code.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605083
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un requérant visant à enjoindre à l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) d'immatriculer son véhicule. Le juge estime que la décision de rejet de l'ANTS du 13 février 2026 fait obstacle à l'octroi d'une mesure d'urgence sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, car la mesure sollicitée ne vise pas à prévenir un péril grave. La requête est donc jugée mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605702
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un sapeur-pompier professionnel visant à enjoindre son service d'incendie et de secours de lui communiquer son dossier administratif. Le juge a estimé que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était dépourvue d'utilité et de caractère d'urgence. En effet, le requérant ayant déjà formé un recours sur le fond contre la décision de retrait de sa protection fonctionnelle, c'est au juge de cette instance principale qu'il appartient d'ordonner, le cas échéant, les mesures d'instruction nécessaires.
Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC