Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605812
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur un recours pour excès de pouvoir. Le requérant contestait le rejet implicite de sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de son relogement par la commission de médiation du Val-d'Oise. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, considérant que la demande a été satisfaite par la commission postérieurement à l'introduction du recours, rendant celui-ci sans objet.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605930
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du SDIS du Val-d'Oise ayant retiré la protection fonctionnelle à un sapeur-pompier. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence de la situation, malgré son arrêt de travail, et qu'aucun moyen ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande est examinée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605942
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'injonction formée par un ressortissant algérien visant à obtenir le renouvellement de son récépissé et une décision sur sa demande de titre de séjour. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car le silence gardé par la préfecture des Hauts-de-Seine au-delà du délai de quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, prononcer l'injonction sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que cette procédure ne permet pas.
Avocat : CELESTE & JEAN
COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-25LY02895
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA05103
Avocat : ASSAM
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA05849
Avocat : KWEMO
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01412
Avocat : LONGERON
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01009
Avocat : S.JOFFROY SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401483
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant demandait une indemnisation et des injonctions contre le GRETA Réunion concernant son contrat de travail. La juridiction a jugé la demande irrecevable car, d'une part, le requérant n'avait pas formé de demande préalable auprès de l'administration pour le paiement d'une somme d'argent, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative, et d'autre part, le juge administratif n'a pas le pouvoir de prononcer de telles injonctions dans ce cadre procédural.
Avocat : CANALE-GAUTHIER
Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2600168
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, a liquidé une astreinte prononcée pour l'exécution d'une injonction. Le juge a constaté l'exécution tardive par le préfet de l'injonction de délivrer un document provisoire de séjour, mais a modéré l'astreinte due. Il a ainsi condamné l'État à verser 500 euros à la requérante, en application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601150
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant comorien, n'établissait pas que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant jugée manifestement mal fondée au sens des articles L. 522-3 du code de justice administrative et 7 de la loi du 10 juillet 1991.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601159
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant comorien, n'avait pas établi que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment au regard de son allégation de nationalité française et de son insertion sociale. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, la requête étant jugée manifestement mal fondée au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601164
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, donne acte du désistement pur et simple de la requérante. Par conséquent, le juge ne statue pas sur le fond de sa demande, qui visait à suspendre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et à obtenir des injonctions contre le préfet. La procédure est close sans examen des moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et sur les conventions protectrices des droits fondamentaux.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604113
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'un étranger visant à obtenir une injonction contre le préfet pour la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge a relevé que l'administration avait, postérieurement à la requête, délivré le titre sollicité, rendant la demande sans objet. L'ordonnance, fondée sur les articles L. 521-4 et L. 522-3 du code de justice administrative, a également alloué une somme de 600 euros à l'avocate du requérant au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : PAILLER
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600541
Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête de M. B... contestant des opérations électorales municipales. Le juge estime que la demande est manifestement irrecevable, car elle porte sur des inscriptions sur la liste électorale, ce qui ne relève pas de sa compétence en matière de contentieux électoral. La décision s'appuie sur les articles L. 248 et R. 119 du code électoral et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602040
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 3 février 2026 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, considérant que les inconvénients invoqués par le requérant, retraité résidant en zone rurale, ne l'emportent pas sur les exigences de sécurité routière liées à l'infraction commise. La demande de restitution du permis et la demande de provision sont également rejetées.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602079
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande d’injonction faite au préfet de la Gironde de statuer sur un renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que l’urgence n’est pas caractérisée, car le requérant dispose d’une attestation de prolongation d’instruction valide lui permettant de justifier de la régularité de son séjour. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602195
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir de Mme A... visant l'attestation de l'OFII. Le juge a estimé que ce document, certifiant la fin du versement de l'allocation pour demandeur d'asile (ADA), était un acte purement recognitif et non une décision faisant grief susceptible de recours. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : DOLLE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601752
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné à la préfète de l'Isère de loger la requérante avant le 19 mai 2026, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Le juge a constaté que Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence en T3 par la commission de médiation, n'avait reçu aucune offre conforme à ses besoins. La décision s'appuie sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet une telle injonction en cas de carence de l'administration.
Avocat : GAYET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602631
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension de travaux visant à protéger l'habitat du hérisson d'Europe. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car elle ne vise aucune décision administrative précise et n'est pas accompagnée d'une requête principale en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la demande est donc rejetée sans examen du fond.