Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409023
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation d'une patiente contre le CHU de Saint-Etienne pour préjudice lié à une abdominoplastie. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve d'une faute médicale, l'apparition d'un hématome post-opératoire et l'insatisfaction esthétique ne caractérisant pas, à eux seuls, un manquement aux obligations professionnelles. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, qui conditionne la responsabilité médicale à l'existence d'une faute.
Avocat : REBAUD
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512589
Sujet principal : Demande d'injonction pour relogement opposable (DALO). Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (ordonnance du premier vice-président). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, due à l'absence de signature originale sur la requête, non régularisée malgré une mise en demeure. Textes appliqués : Articles R. 222-1, R. 431-4 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305764
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Gas Paris concernant des rappels de TVA et pénalités pour la période 2016-2019. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification et de notification de la proposition de rectification par l'administration fiscale était régulière, notamment au regard des articles L. 49 et L. 57 du Livre des Procédures Fiscales. Il a également considéré que les conclusions de la requête étaient partiellement devenues sans objet suite à un dégrèvement partiel accordé par l'administration en 2024.
Avocat : CABINET BBLM (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313354
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. A... B... visant à annuler les délibérations du SIAAP fixant les taux de la redevance interdépartementale d'assainissement pour 2023 et 2024. La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 3451-2 du code général des collectivités territoriales et l'absence de consultation de la commission des services publics locaux, n'étaient pas fondés. Elle a également rejeté la demande d'injonction à négocier de nouvelles conventions et a condamné le requérant à verser une somme au SIAAP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LANDOT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506299
Le Tribunal administratif de Paris constate le non-lieu à statuer sur une requête visant l'annulation du refus d'une remise de dette par une caisse d'allocations familiales. La juridiction retient cette solution car l'administration a, postérieurement à la requête, accordé une remise totale, privant le recours de son objet. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530310
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler le refus de la MDPH de Paris de lui attribuer la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le juge a estimé que la requête, examinée dans le cadre de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, ne présentait pas de moyens sérieux susceptibles de remettre en cause l'appréciation de la commission, fondée sur les critères légaux définis par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, pour justifier l'attribution de cette carte.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531866
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de remise de dette d'un indu d'aide personnelle au logement. La juridiction constate que la requérante, invitée à régulariser sa demande en produisant les justificatifs nécessaires, n'a pas répondu dans le délai imparti. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative pour défaut de motivation suffisante et de pièces justificatives.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606809
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant une dette de RSA. Le juge a estimé que la demande, portant sur le contrôle d'une erreur présumée dans le recouvrement d'un indu déjà compensé, était manifestement irrecevable. Elle ne constituait pas l'accessoire d'une demande d'annulation d'une décision administrative faisant grief, ce qui justifie l'application de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400298
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de M. A... contestant des rappels de TVA et des rehaussements d'impôt sur le revenu. Le juge a estimé que la procédure de contrôle fiscal n'était pas irrégulière, notamment en ce qui concerne les demandes de renseignements formulées par l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions du Livre des Procédures Fiscales, en particulier les articles L. 10 et L. 11, qui encadrent le pouvoir de contrôle de l'administration.
Avocat : YONAN-MERCADIER
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404784
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler le refus préfectoral de créditer des points suite à un stage de sensibilisation. Le tribunal estime que la demande est irrecevable, car le permis de conduire du requérant avait déjà été déclaré invalide et la perte du droit de conduire notifiée avant la fin de son stage, ce qui empêche légalement la récupération de points. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route (articles L. 223-6 et R. 223-8) relatives aux conditions de la reconstitution du solde de points.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2408592
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'une demande d'annulation du rejet implicite, par la commission de médiation de l'Essonne, d'un recours amiable visant à obtenir la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement (article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation). Le tribunal a constaté le désistement pur et simple du requérant. En conséquence, il a donné acte de ce désistement et mis fin à l'instance.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2408700
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... qui contestait le rejet de son recours amiable en matière d'hébergement. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions, car elles visaient une décision implicite de rejet alors que la commission de médiation avait pris une décision expresse déclarant son recours sans objet, au motif qu'il était déjà hébergé. Les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, ont été écartés, la décision étant considérée comme suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : KWEMO
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508033
Sujet principal : Demande de décharge partielle de taxe foncière et désistement des requérants. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requête, mettant ainsi fin à l'instance. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de donner acte des désistements par ordonnance.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600803
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a ordonné au préfet du Var de loger Mme A... avant le 1er juillet 2026, constatant que l'État n'avait pas satisfait à son obligation de résultat malgré une décision de la commission de médiation la reconnaissant comme prioritaire et devant être logée d'urgence. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 200 euros par mois de retard, versée à un fonds national, en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a également enjoint au préfet de lui communiquer tous les éléments sur l'exécution de cette décision.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403965
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par le préfet du Var d'une demande de liquidation définitive d'une astreinte. Le juge constate que l'injonction de relogement prononcée à l'encontre de l'État est réputée exécutée, car le bénéficiaire, radié pour défaut de renouvellement de sa demande, ne remplit plus les conditions d'accès au logement social. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500975
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en ordonnance, a liquidé définitivement l'astreinte prononcée contre le préfet du Var pour le relogement de Mme B..., au motif que l'injonction était exécutée. Le juge a considéré qu'une proposition de logement adaptée avait été faite le 22 mai 2025 et que son refus par l'intéressée était dépourvu de motif impérieux. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, relatives au droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501205
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en ordonnance, liquide définitivement une astreinte prononcée contre l'État pour retard dans l'exécution d'une injonction de relogement. Le juge constate que le préfet du Var a finalement assuré le relogement de l'intéressée en décembre 2025, soit avec cinq mois de retard sur l'échéance fixée au 1er juillet 2025. Il condamne en conséquence l'État à verser 1 000 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504176
Le Tribunal Administratif de Toulon statue sur l'exécution d'une injonction de relogement prononcée contre le préfet du Var. Constatant que la requérante a été relogée à la date limite fixée par le jugement initial, le tribunal ordonne qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte qui y était attachée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation relatives à la procédure d'urgence et au régime des astreintes.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601228
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette une requête visant à contraindre le préfet du Var à attribuer un logement au titre du droit au logement opposable (DALO). La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, car elle se fonde sur une décision de "labellisation" qui ne constitue pas une injonction DALO contraignante pour l'autorité préfectorale, un motif identique ayant déjà conduit au rejet de deux recours antérieurs du requérant. Le tribunal applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête par ordonnance, tout en décidant de ne pas infliger d'amende pour recours abusif au titre de l'article R. 741-12 du même code.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400706
Le Tribunal Administratif de Limoges rejette la demande d'un apiculteur visant à obtenir le remboursement d'un crédit de TVA lié à l'achat d'un véhicule Toyota Hilux. La juridiction estime que le véhicule, doté d'une cabine à quatre portes avec des sièges d'appoint équipés de ceintures de sécurité, présente des caractéristiques d'un usage mixte (transport de personnes et de marchandises). En application du 6° du 2 du IV de l'article 206 de l'annexe II au code général des impôts, ce type de véhicule est exclu du droit à déduction de la TVA.
Avocat : Maître Vincent VIMINI