Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600290

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme C..., ressortissante camerounaise, d'une requête en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à enjoindre au préfet de la Moselle de statuer sur sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire l'autorisant à travailler et à voyager. En cours d'instance, le préfet a pris une décision le 23 janvier 2026, accordant à Mme C... une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le titre étant en cours de fabrication. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également admis Mme C... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : BOUDHANE

10 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600371

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante russe demandant une injonction au préfet du Bas-Rhin de lui délivrer un titre de séjour ou une attestation de prolongation d'instruction. En cours d'instance, le préfet a décidé de lui accorder une carte de résident de dix ans, désormais en cours de fabrication. Cette décision a rendu sans objet la demande de la requérante. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer.

10 février 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403092

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir le bénéfice de la réduction d'impôt Pinel. Le tribunal a jugé irrecevable la réclamation relative aux années 2019 et 2020 comme étant tardive au regard de l'article R. 196-1 du Livre des Procédures Fiscales. Il a également considéré que le refus de l'administration d'user de son pouvoir gracieux de dégrèvement d'office, prévu à l'article R. 211-1 du même code, était insusceptible de recours.

Avocat : BLANCHARD

10 février 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407269

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de contribuables contestant des rehaussements d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2016 et 2017. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était régulière et suffisamment motivée, notamment en ce qui concerne la qualification de "maître de l'affaire" et les rehaussements au titre de revenus distribués. La décision s'appuie sur les articles L. 57 et R. 57-1 du Livre des Procédures Fiscales et l'article 111 du Code Général des Impôts.

Avocat : CREAC'H

10 février 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407397

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'un contribuable souhaitant revenir sur l'option pour l'imposition distincte qu'il avait exercée conjointement avec son épouse au titre de l'impôt sur le revenu de l'année 2022. La juridiction a jugé que cette option, prévue par l'article 6 du code général des impôts, est irrévocable une fois exercée dans les délais légaux de déclaration. Elle a également estimé que le droit à l'erreur, issu de la loi du 10 août 2018, n'était pas applicable en l'espèce, l'erreur invoquée ne relevant pas d'une interprétation fautive d'une règle de droit mais d'un choix fiscal librement consenti.

10 février 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408224

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, rejette la requête de contribuables contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu. Le tribunal estime que la proposition de rectification de l'administration fiscale, contestée pour un défaut de motivation, était suffisamment motivée au sens de l'article L.57 du livre des procédures fiscales. Il écarte également la demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LEX EDERIM

10 février 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410394

**Sujet principal** : Demande de remboursement d'un crédit de TVA par une société holding animatrice. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de remboursement. Il considère que la société Los Hermanos, bien qu'ayant modifié son objet social, n'a pas démontré avoir effectivement exercé une activité économique de prestation de services à ses filiales lui conférant la qualité d'assujettie à la TVA sur la période concernée. L'absence de chiffre d'affaires déclaré et de facturation de prestations est constitutive d'une cessation d'activité. **Textes appliqués** : Articles 256, 256 A et 271 du Code général des impôts, et article 168 de la directive 2006/112/CE relative au système commun de TVA.

10 février 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511835

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'une demande d'injonction et d'astreinte contre la préfète du Rhône pour assurer l'exécution d'une décision de la commission de médiation DALO reconnaissant Mme B... comme prioritaire pour un logement T3 accessible. Le tribunal a constaté que l'administration n'avait pas proposé de logement adapté aux besoins définis par la commission dans le délai légal de six mois, et que le refus par la requérante d'une offre antérieure non conforme n'était pas un motif de perte de priorité. En application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge a en conséquence ordonné à l'État de procéder au relogement de l'intéressée dans un délai de trois mois, sous astreinte.

Avocat : DUCA

10 février 2026• JU Chambre Sociale
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500212

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la demande de M. Lenoir, avocat, qui contestait son assujettissement à l'impôt sur les transactions pour 2023. Le tribunal a jugé que l'activité de M. Lenoir, exercée pour les deux tiers au moins dans le cadre de la SELARL Tang & Dubau, constituait une extension d'activité préexistante et non une activité réellement nouvelle. En conséquence, il ne pouvait bénéficier de l'exonération prévue à l'article LP. 181-2 du code des impôts de la Polynésie française. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi l'obligation de payer la somme de 146 820 F CFP.

Avocat : SELARL TANG & DUBAU

10 février 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500278

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la société ONATi, qui contestait les arrêtés n° 536 CM et n° 744 CM approuvant les tarifs de référence d'interconnexion (TRI) de l'opérateur Pacific Mobile Telecom (PMT) pour les cycles 2022-2023 et 2024-2025. La requérante invoquait une méconnaissance du principe d'orientation vers les coûts prévu à l'article LP. 212-25-1 du code des postes et télécommunications, ainsi qu'une atteinte à la concurrence loyale. En défense, la Polynésie française a soulevé une irrecevabilité liée à l'indivisibilité des dispositions contestées, tandis que PMT a excipé de l'illégalité de l'arrêté de retrait n° 538 CM. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les tarifs litigieux respectaient les principes applicables.

Avocat : MAGENTA

10 février 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500281

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme A..., régisseur de la commune de Hitiaa O Te Ra, qui contestait l'arrêté municipal du 19 juin 2019 fixant son indemnité de responsabilité de caisse et demandait un rattrapage indemnitaire de 220 000 F CFP pour 2021-2022 ainsi que 300 000 F CFP pour préjudice moral. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions en annulation de l'arrêté de 2019 en raison de leur tardiveté, le délai de recours contentieux étant expiré, et a estimé que cette irrecevabilité faisait également obstacle aux conclusions indemnitaires ayant la même portée pécuniaire. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative et la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 relative à la Polynésie française.

Avocat : CHAPOULIE

10 février 2026• 1ère Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600829

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. C... concernant sa prise en charge à l'hôpital d'instruction des Armées Laveran à compter du 24 mai 2023. Le juge a estimé la demande utile, car les complications de sa fracture de la cheville gauche ont révélé des préjudices susceptibles d'engager une action en réparation. La mission de l'expert, désigné pour examiner les conditions de soins et l'existence d'éventuelles fautes médicales, a été fixée. En revanche, la demande de dépôt d'un pré-rapport a été rejetée, l'expert étant libre d'en apprécier la nécessité, et les frais d'avocat n'ont pas été mis à la charge de l'État.

Avocat : HAZZAN

10 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601885

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que faire droit à la demande du requérant reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce que l'article L. 521-3 ne permet pas. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

10 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300371

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la société Natixis, cessionnaire d'une créance de crédit d'impôt recherche (CIR), d'une demande de remboursement d'un reliquat de 427 416 euros. Le litige portait sur l'éligibilité au CIR des dotations aux amortissements du "Germplasm", un matériel génétique utilisé par la société RAGT 2N pour ses activités de recherche. Le tribunal a jugé que le Germplasm constituait un élément d'actif amortissable affecté directement aux opérations de recherche, et non l'objet même de ces recherches, et a donc fait droit à la demande de la société Natixis. Cette solution a été retenue sur le fondement de l'article 244 quater B du code général des impôts, qui prévoit l'éligibilité des dotations aux amortissements des immobilisations affectées à la recherche.

Avocat : SELARL VINAMASTE

10 février 2026• 5ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2200645

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de la SAS Natixis, cessionnaire d’une créance de crédit d’impôt recherche, qui sollicitait la restitution d’un reliquat de 867 352 euros au titre des dépenses de 2017 de la société RAGT 2N. La juridiction a écarté le moyen tiré de l’irrégularité de la procédure de rectification, estimant que l’administration n’avait pas méconnu l’article R. 256-1 du livre des procédures fiscales. Elle a également jugé que la compensation opérée par l’administration était régulière, dès lors que la créance de l’État était liquide et exigible au sens de l’article L. 257 du même livre. Enfin, le tribunal a considéré que la doctrine administrative invoquée n’était pas applicable.

Avocat : SELARL VINAMASTE

10 février 2026• 5ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205980

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de l'association syndicale libre de Filheit, qui demandait le remboursement de 9 244 euros de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au titre du troisième trimestre 2021. La juridiction a relevé d'office que la requête était irrecevable, car introduite après l'expiration du délai de recours de deux mois suivant la notification de la décision du 24 décembre 2021, laquelle mentionnait les voies et délais de recours. En conséquence, le tribunal n'a pas examiné le fond du litige, portant sur l'assujettissement à la TVA de subventions publiques perçues par l'association. La demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.

Avocat : SCP CAMILLE ET ASSOCIES

10 février 2026• 5ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502730

Le Tribunal Administratif de Toulouse a ordonné une expertise économique à la demande de la SCI VBR, qui exploite un commerce perturbé par les travaux de la ligne C du métro menés par Tisséo Ingénierie. La solution retenue est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge estimant la mesure utile pour évaluer le préjudice allégué. L'expert devra analyser l'évolution du chiffre d'affaires du 1er juillet 2023 jusqu'à la fin des travaux, déterminer le lien de causalité avec le chantier, et chiffrer le préjudice économique. La mission inclut également l'assistance à la commission d'indemnisation amiable de Tisséo Ingénierie.

Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU

10 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2509018

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise économique à la demande de la société Lignes d’Aujourd’hui, qui estime subir un préjudice en raison des travaux de la ligne C du métro menés par Tisséo Ingénierie. Sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge a considéré la mesure utile et a désigné un expert pour évaluer l’impact des travaux sur le chiffre d’affaires du commerce, depuis le 1er janvier 2025 jusqu’à la fin des travaux, et au moins jusqu’au 31 décembre 2026. L’expert devra notamment déterminer l’existence d’un préjudice économique, le chiffrer, et proposer une indemnité provisionnelle. Tisséo Ingénierie ne s’est pas opposée à cette demande d’expertise.

10 février 2026
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500213

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la demande de M. Lenoir, avocat, qui contestait son assujettissement à la contribution territoriale de solidarité pour l'année 2023. Le tribunal a jugé que son activité, exercée dans le cadre d'un contrat de collaboration avec une SELARL d'avocats, ne pouvait être qualifiée d'activité nouvelle exonérée au sens de l'article LP. 181-2 du code des impôts, car elle s'inscrivait dans une entreprise déjà existante. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le bien-fondé de l'imposition.

Avocat : SELARL TANG & DUBAU

10 février 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500249

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. C..., ingénieur du contrôle de la navigation aérienne, qui contestait le refus de reconnaissance de son transfert du centre de ses intérêts matériels et moraux (CIMM) en Polynésie française et les décisions subséquentes de non-renouvellement de séjour, de fin de séjour et d'affectation à Beauvais-Tillé. Le tribunal a écarté la demande de mesure d'instruction, jugée inutile, et a estimé que les décisions attaquées étaient légales, notamment en ce qu'elles appliquaient les critères de la circulaire du 2 août 2023 sans erreur de droit ou d'appréciation. Il a également rejeté les moyens tirés de l'incompétence des signataires, du vice de procédure, de la méconnaissance des articles L. 512-1 et L. 411-5 du code général de la fonction publique, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les textes applicables, dont le décret n° 96-1026 du 26 novembre 1996 et la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004.

Avocat : OFFICIO AVOCATS

10 février 2026• 1ère Chambre