Jurisprudence administrative

384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

384 075

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605201

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une amende administrative de 42 000 euros infligée à la société Nour pour emploi de travailleurs étrangers sans autorisation. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la société ayant été informée longtemps à l'avance des poursuites et n'ayant pas saisi le juge dans un délai raisonnable après la notification. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : DOUAR

25 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605272

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour un travailleur salarié. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en l'absence de précisions sur sa situation personnelle. La juridiction rappelle également l'obligation préalable d'un recours administratif devant la commission compétente, conformément aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SOUIDI

25 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605365

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision de l'OFII refusant des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, est manifestement irrecevable, car ce type de litige relève exclusivement de la procédure spécifique et accélérée prévue par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il rejette également comme sans objet la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant déjà été refusée par le bureau compétent.

Avocat : TOUCHARD

25 mars 2026
TA45Ordonnance

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601558

Sujet principal : Demande d'injonction urgente pour la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif d'Orléans (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car la demanderice n'apporte aucun élément justifiant le dépôt effectif de sa demande de titre de séjour, rendant la mesure sollicitée inutile. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs aux mesures d'urgence et aux conditions de rejet des requêtes.

25 mars 2026
TA51Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2601015

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un ressortissant algérien. Le juge estime que la contestation d'une telle mesure relève exclusivement de la procédure spéciale et accélérée prévue par les articles L. 732-8 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non du référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative). Par conséquent, la requête est jugée irrecevable dans le cadre de cette procédure d'urgence.

Avocat : METIDJI TALBI

25 mars 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603076

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui contestait le calcul de ses charges locatives par le CCAS de Lille et demandait l'annulation des poursuites ainsi qu'un remboursement. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable, car le juge des référés ne peut ordonner qu'une mesure provisoire de suspension et ne peut prononcer d'annulation ou de condamnation pécuniaire, qui relèvent du plein contentieux. De plus, la requête en suspension n'était pas accompagnée de la copie d'une requête en annulation préalable, comme l'exigent les articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative.

25 mars 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603090

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande d’un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l’administration pendant plus de quatre mois sur sa demande complète a fait naître une décision implicite de rejet, ce qui fait obstacle aux injonctions sollicitées. La requête est rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, la demande n’étant pas fondée.

Avocat : LEMALEU TCHOUBOU

25 mars 2026
TA63Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601134

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... pour incompétence. Le litige portait sur la contestation de sa désignation comme obligée alimentaire dans une décision d'admission à l'aide sociale pour sa mère. Le tribunal a jugé que les contestations relatives à l'obligation alimentaire et à la participation financière relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire (juge aux affaires familiales), en application des articles L. 132-6 et L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles.

25 mars 2026
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602692

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. C... comme irrecevable pour tardiveté. Le requérant contestait un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français et un arrêté d'assignation à résidence, notifiés le 22 novembre 2025. Le tribunal a jugé que le recours, déposé le 24 mars 2026, était intervenu après l'expiration des délais stricts de sept jours et d'un mois (ce dernier résultant d'une mention erronée mais opposable dans la notification) prévus par les articles L. 921-1 et R. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CISSÉ

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410236

Le Tribunal administratif de Lyon constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. Cette constatation est motivée par le fait que la préfète a accordé une carte de résident à la requérante en cours d'instance, rendant le litige sans objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411327

Le Tribunal administratif de Lyon donne acte du désistement pur et simple de la SNC Dominico de son recours en excès de pouvoir contre le refus de permis de construire. La procédure est ainsi éteinte, sans examen du fond de l'affaire. L'ordonnance est rendue en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL LEGA CITE

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513010

Sujet principal : Recours contre une contrainte de recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (ordonnance). Solution retenue : La requête est rejetée car le tribunal estime ne pas être compétent pour ordonner une remise gracieuse ou un échelonnement de la dette dans le cadre d'un litige relatif à une contrainte. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables) et articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale (procédure de contrainte et d'opposition).

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603314

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de délivrer un premier titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge estime que la requérante, qui invoquait des difficultés pour retrouver un emploi et entamer une procédure de procréation médicalement assistée, n'a pas justifié de circonstances particulières caractérisant l'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La condition d'urgence, présumée pour un renouvellement, n'est pas remplie pour une première demande.

Avocat : GILLIOEN

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603327

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un professeur contestant un titre de perception relatif à un trop-perçu de traitement. La juridiction estime la requête irrecevable car l'agent, affecté dans l'académie de Lyon, n'a pas préalablement engagé la procédure de médiation obligatoire. Cette obligation de médiation préalable, prévue à peine d'irrecevabilité par l'article L. 213-11 du code de justice administrative et le décret n° 2022-433, s'applique aux litiges relatifs à la rémunération des agents publics dans certaines académies.

Avocat : CADET

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515247

Le Tribunal administratif de Lyon statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre un refus implicite de délivrance de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ses demandes principales après avoir obtenu une carte de séjour, le juge donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'État à verser 1 000 euros à l'avocat de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, celle-ci bénéficiant de l'aide juridictionnelle.

Avocat : BALLU

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602224

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté une requête en excès de pouvoir visant à lui faire étudier une demande de naturalisation. Il a jugé cette requête manifestement irrecevable, car le juge administratif ne peut adresser d'injonction à l'administration dans ce cas. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 911-1 du code de justice administrative.

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603134

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de M. B... visant à faire cesser les nuisances sonores de la raffinerie de Feyzin. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence particulière justifiant des mesures conservatoires, malgré l'ancienneté des troubles allégués. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent les conditions du référé "mesures utiles".

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603237

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de titre de séjour opposé à M. B... Le juge a estimé, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. Par conséquent, sans même examiner la condition d'urgence, la requête a été jugée manifestement mal fondée.

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603249

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La requête est rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

25 mars 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602031

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de relogement prioritaire sous astreinte formée par une requérante reconnue prioritaire au titre du Droit au Logement Opposable (DALO). Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, est manifestement irrecevable car la procédure spécifique du DALO, régie par l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, exclut le recours à ce type d'injonction sous astreinte. Cette irrecevabilité est renforcée par le fait qu'une demande identique est déjà pendante devant le tribunal sur le fondement de ce régime spécial.

25 mars 2026