Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604512
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande en référé-suspension concernant le refus de visa long séjour pour regroupement familial opposé à l'épouse du requérant. Le juge constate que le visa a finalement été délivré par l'administration après l'introduction du recours, rendant la demande de suspension et d'injonction sans objet. Il prononce donc un non-lieu à statuer sur le fond mais condamne l'État à verser 550 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604545
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour conjoint de Français. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux n'entache la légalité de la décision de la commission de recours, celle-ci ayant suffisamment motivé son refus au regard des indices d'un mariage de complaisance. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : PAPINEAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604569
Le Tribunal administratif de Nantes rejette une demande de suspension en référé d'un refus de visa de réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, malgré les allégations de danger en Iran et d'atteinte à la vie familiale, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de la commission de recours n'est caractérisé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : DANET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604575
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du CJA), rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour regroupement familial. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la seule séparation du couple ne constituant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate. Par conséquent, il n'examine pas le sérieux des moyens soulevés contre la légalité de la décision.
Avocat : LEUDET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604662
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour, l'administration ayant donné instruction de délivrer le visa après l'introduction du recours. Le juge applique l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour condamner l'Etat à verser 550 euros aux requérants au titre des frais exposés. Les autres conclusions sont rejetées.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604820
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction de renouvellement d'un récépissé de séjour, car le préfet avait déjà procédé à ce renouvellement, rendant la requête sans objet. Le juge a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : BLIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604939
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension et d'injonction de la société Prime Stone, qui sollicitait le concours de la force publique pour expulser des occupants sans titre. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, notamment au regard de l'absence de troubles à l'ordre public et du calendrier des travaux. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604980
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus de visa de tourisme. Le juge constate que l'administration a, postérieurement à la requête, donné instruction de délivrer le visa, rendant ainsi la demande de suspension sans objet. Il n'y a donc pas lieu de statuer sur le fond, mais l'État est condamné à verser 550 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SIMON
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2201729
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant la fermeture d'un accès à une parcelle communale. Le requérant contestait la légalité de cette fermeture, effectuée par le maire de Prunay-le-Gillon, et demandait l'annulation des décisions de refus de retirer les installations ainsi que l'injonction de les déposer. Le tribunal a jugé la requête recevable et a examiné les moyens soulevés, notamment au regard des dispositions du code général des collectivités territoriales relatives aux pouvoirs de police du maire sur la voirie. Il a considéré que la décision de fermeture était entachée d'illégalité. Par conséquent, le tribunal a annulé les décisions attaquées du maire de Prunay-le-Gillon et a enjoint à la commune de procéder à la dépose du portail et de la clôture litigieux dans un délai d'un mois.
Avocat : SCP MERY - GENIQUE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204382
**Sujet principal** : Demande de dégrèvement de la cotisation foncière des entreprises (CFE) au titre du plafonnement de la contribution économique territoriale (CET) en fonction de la valeur ajoutée pour l'année 2020. **Juridiction** : Tribunal administratif d'Orléans (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il juge irrecevable sa demande de dégrèvement car elle a été présentée hors délai, après le 31 décembre 2021, date limite calculée à partir de la mise en recouvrement du rôle. **Textes appliqués** : L'article 1647 B sexies du code général des impôts (CGI), qui conditionne la demande de plafonnement au délai de réclamation prévu pour la CFE, et l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales (LPF), qui fixe ce délai au 31 décembre de l'année suivant celle de la mise en recouvrement. Le tribunal écarte l'application du cas prévu au b) de cet article, estimant que la connaissance de la valeur ajoutée ne constitue pas "l'événement qui motive la réclamation".
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204567
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir la décharge de l'obligation de payer suite à des saisies administratives à tiers détenteur. Le tribunal a jugé que les réclamations et demandes de sursis de paiement présentées par le requérant ne concernaient pas les impositions (TVA pour 2017-2020 et CFE pour 2018) faisant l'objet des poursuites litigieuses. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du Livre des Procédures Fiscales, notamment ses articles L. 281 et L. 277, qui encadrent les contestations relatives au recouvrement et le sursis de paiement.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300027
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de contribuables contestant des rectifications fiscales. Le tribunal estime que les revenus de l'activité de conseil en gestion relèvent bien de la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC) et non des traitements et salaires, et que la procédure de vérification de comptabilité était donc régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à la qualification des revenus et aux procédures de contrôle fiscal.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300791
La décision concerne la responsabilité de l'État pour refus de prêter le concours de la force publique en vue de l'expulsion de locataires. Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a condamné l'État à indemniser la SCI Lopes pour son préjudice. La juridiction a appliqué les articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution, qui font obligation à l'État de prêter son concours à l'exécution des jugements et ouvrent droit à réparation en cas de refus.
Avocat : COUSSEAU
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301473
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la demande d'un contribuable visant à être déchargé du paiement de cotisations de taxe foncière établies au titre d'un bien immobilier appartenant à la succession indivise de son père. Le tribunal rappelle qu'en vertu des articles 1400 et 1403 du code général des impôts, les héritiers sont tenus au paiement de la taxe à hauteur de leur quote-part dans l'indivision tant que la mutation cadastrale n'est pas intervenue. Considérant que le requérant n'a pas renoncé à la succession et que le partage n'est pas effectué, il est redevable de la moitié des impositions litigieuses.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400030
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de contribuables demandant l'annulation du refus de remise gracieuse d'amendes pour défaut de déclaration de comptes titres à l'étranger. Le juge a estimé que l'administration, en refusant la remise, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, les requérants ne démontrant ni une situation financière empêchant le paiement ni des circonstances justifiant la remise. La décision s'appuie sur les articles L. 247 du livre des procédures fiscales et 1649 A du code général des impôts.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401590
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, rejette la requête de la société GCBC qui contestait son éviction et demandait l'annulation du marché de travaux attribué à la société Révil par la communauté de communes Giennoises. Le tribunal estime que les griefs tirés d'une prétendue dénaturation de l'offre et d'une violation du principe d'égalité de traitement des candidats ne sont pas fondés. La demande d'indemnisation est par conséquent rejetée, l'éviction n'étant pas jugée illégale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique.
Avocat : SCP PACREAU COURCELLES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403076
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'un contribuable visant à être déchargé du paiement d'une taxe foncière et à voir nommer un mandataire successoral. Le tribunal a jugé que le requérant, héritier indivis de son père, était bien redevable de la taxe à hauteur de sa quote-part (50%) dans l'indivision successorale, conformément aux articles 1380, 1400, 1403 et 1415 du code général des impôts. Il a estimé que la mise en demeure contestée était régulière et que la demande de nomination d'un curateur n'entrait pas dans le cadre d'un recours en décharge d'une obligation de payer.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403533
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé le rejet d'une demande de regroupement familial pour une enfant résidant en Guinée. La juridiction a jugé que la décision de la préfète méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant, protégé par l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en l'exposant à un risque de mutilation sexuelle féminine. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer l'autorisation dans un délai de deux mois.
Avocat : GREFFARD-POISSON
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403776
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant le refus implicite de l'OFII de délivrer des attestations de salaire nécessaires au versement d'indemnités journalières de maladie à une agente contractuelle. La juridiction a annulé la décision implicite de refus et a enjoint à l'OFII de délivrer les attestations conformément à l'article R. 323-10 du code de la sécurité sociale, sous astreinte. Elle a également condamné l'OFII à verser une somme à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant que les carences de l'office avaient causé un préjudice.
Avocat : RIQUIER
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404469
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête en excès de pouvoir de Mme D..., qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était régulier, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et que le refus de délivrer une carte de séjour au titre de la vie privée et familiale (article L. 435-1 du CESEDA) ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation. Elle a également estimé que cette décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GREFFARD-POISSON