Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600926
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête d'un demandeur sollicitant une injonction au préfet pour statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance enjoignant à l'administration de statuer aurait ainsi fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602044
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs mesures d'éloignement et d'assignation à résidence prises à l'encontre d'une ressortissante marocaine, mère d'un enfant français. Le tribunal a annulé l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour concomitante, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence, au motif que le préfet avait méconnu les dispositions protectrices du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment celles relatives à la situation des parents d'enfants français. En revanche, il a rejeté la demande d'injonction de délivrer un titre de séjour.
Avocat : VALAY
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601933
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que les décisions attaquées, prises sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sont régulières en matière de compétence, de motivation et d'examen de la situation personnelle du requérant. Elle écarte également les griefs tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506712
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de la société Medzair contre le centre hospitalier de Vitré. Le juge a estimé que l'obligation de payer la facture principale de 19 624,49 € pour la mise à disposition d'un médecin n'était pas suffisamment établie et donc sérieusement contestable, au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La demande relative aux intérêts moratoires et à l'indemnité forfaitaire, fondée sur le code de la commande publique, a également été rejetée pour le même motif.
Avocat : LAVOLE
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401341
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté l'opposition formée par un demandeur d'emploi contre une contrainte de France Travail visant au recouvrement d'un indu d'Allocation de Solidarité Spécifique (ASS). Le tribunal a jugé que la reprise d'une activité non salariée, matérialisée par la création d'une société, limitait le droit au cumul de l'ASS à trois mois, conformément aux articles L. 5425-1 et R. 5425-2 du code du travail. La contrainte est donc légale, et la situation financière précaire du requérant ne fait pas obstacle au recouvrement de la créance.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401299
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui demandait réparation pour l'abrogation de son autorisation de stationnement de taxi par la commune de Mayres-Savel. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de saisine du Conseil d'État pour avis, relevant que cette faculté appartient au juge seul. Sur le fond, il a estimé que l'abrogation de l'arrêté municipal, intervenant après une mise en location-gérance de l'autorisation, ne constituait pas une illégalité fautive ouvrant droit à indemnisation, au regard des dispositions du code des transports.
Avocat : LE GULLUDEC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301308
La décision du Tribunal Administratif de Grenoble porte sur une demande de restitution de TVA par une société d'aide à domicile, qui contestait l'application du taux normal de 20% au lieu du taux réduit de 5,5%. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l'activité de mandataire exercée par la société ne relevait pas des services de soins à domicile ouvrant droit au taux réduit au sens de l'article 278-0 bis du code général des impôts et de la directive européenne 2006/112/CE. La juridiction a ainsi confirmé la légalité des rejets des réclamations par l'administration fiscale.
Avocat : BRAVARD AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602600
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre le rejet implicite de sa demande de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, malgré l'absence de titre de séjour en cours de validité, car la requérante n'avait pas justifié de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire à très bref délai. En revanche, le tribunal a prononcé son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : OZEKI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602898
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF), l'interdiction de retour et son assignation à résidence. La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence, du droit d'être entendu et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier l'article L. 613-1.
Avocat : CABINET YOUSSEF NAILI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601224
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge estime que les requérants n'ont pas démontré l'existence d'une urgence suffisamment grave et immédiate justifiant la suspension, ni établi un doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHAYE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604239
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande de référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) visant à enjoindre un centre hospitalier universitaire de rectifier une attestation employeur erronée indiquant une rupture de CDD à l'initiative du salarié. Le requérant soutenait que cette erreur le privait du droit à l'allocation chômage, créant une situation d'urgence caractérisée par une atteinte grave à une liberté fondamentale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande, qui visait à faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative (l'attestation), excédait le cadre du référé-liberté, lequel requiert la démonstration d'un péril grave et imminent.
Avocat : IPSO FACTO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603547
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que l'OFII a procédé à une évaluation régulière de sa vulnérabilité lors d'un entretien, et que le refus est légalement fondé sur l'article L. 551-15 du CESEDA, applicable aux demandes de réexamen d'asile comme la sienne. La décision contestée est donc jugée conforme au droit, notamment à la directive 2013/33/UE et aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROULLEAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604623
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de délivrance d'un visa de long séjour pour conjoint de Français. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas soulevé de moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision ministérielle du 27 janvier 2026. La demande était fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 312-1 A du CESEDA et l'article 8 de la CEDH.
Avocat : BROISIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604818
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de réunification familiale pour des enfants mineurs. Le juge estime que le requérant n'établit pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision ministérielle, notamment au regard de la motivation et de l'appréciation des pièces d'état civil. La condition d'urgence n'est pas non plus caractérisée, les enfants étant pris en charge par leur famille en Côte d'Ivoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GUILBAUD
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400678
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 novembre 2021 qui ordonnait son dessaisissement d'armes, son interdiction d'en acquérir ou détenir, et son inscription au fichier national correspondant. Le tribunal a estimé que le préfet du Cher, en se fondant sur le comportement de l'intéressé jugé incompatible avec la détention d'armes, notamment au vu de son casier judiciaire, n'avait pas commis d'erreur d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir de police. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure, en particulier les articles L. 312-11, R. 312-67, L. 312-13 et L. 312-16, qui habilitent le préfet à prendre de telles mesures pour des raisons d'ordre public ou de sécurité des personnes.
Avocat : AARPI BUES ET ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404470
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... F... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 10 juillet 2024 qui lui refusait un titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que le refus de titre de séjour, fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle de la requérante. La demande d'injonction de délivrer un titre de séjour et la demande de condamnation aux dépens ont également été rejetées.
Avocat : GREFFARD-POISSON
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601573
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux (assignation à résidence et obligation de quitter le territoire français) pris à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé ces mesures, considérant que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne démontrant pas que l'éloignement du requérant était une perspective raisonnable. La décision s'appuie également sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : YAMBA-TAMBIKISSA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2201070
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SCEA du Pont des loups visant à annuler le refus préfectoral d'autorisation d'exploiter des terres agricoles. Le juge a estimé que le préfet avait correctement appliqué le Schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) et les articles L. 312-1 et L. 331-3 du code rural et de la pêche maritime pour classer les projets et motiver son choix. La décision conclut que le refus, au profit d'un autre candidat, n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ou d'un vice de procédure.
Avocat : BECHE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306821
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de l'EARL de la Voie Jacqueline visant à annuler l'arrêté préfectoral du 22 juillet 2022 portant schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) en Hauts-de-France, ainsi que les arrêtés rejetant sa demande d'autorisation d'exploiter. La juridiction a estimé que le schéma directeur respectait les exigences de clarté et de sécurité juridique, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en privilégiant le critère de la structure parcellaire pour départager les demandes concurrentes. La décision s'appuie sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime.
Avocat : FANOVAN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2407962
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Nord concernant la demande de carte de résident d'une réfugiée afghane. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, qui prévoit la délivrance d'une carte de résident à tout étranger reconnu réfugié. Il a enjoint à l'administration de délivrer la carte dans un délai de deux mois, mais n'a pas prononcé d'astreinte.
Avocat : SCHRYVE