Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Conseil d'État — N° 498911
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE;SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX
Conseil d'État — N° 509103
Avocat : SCP GUÉRIN - GOUGEON
Conseil d'État — N° 489964
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Conseil d'État — N° 494653
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425411
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un agent des douanes contestant le plafonnement de sa majoration d'Allocation Complémentaire de Fonctions (ACF). Le juge a estimé que la demande indemnitaire était irrecevable, car le requérant n'avait pas chiffré son préjudice, et que le moyen tiré d'une rupture d'égalité de traitement était inopérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 2 mai 2002 relatif à l'ACF.
Avocat : CABINET GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425406
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un agent des douanes contestant le plafonnement de sa majoration d'allocation complémentaire de fonctions (ACF). Le juge a estimé que la demande indemnitaire était irrecevable, car le requérant n'avait pas chiffré son préjudice, et que le moyen tiré d'une rupture d'égalité de traitement était inopérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 2 mai 2002 relatif à l'ACF.
Avocat : CABINET GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES (AARPI)
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2506395
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la société Manikheir de sa requête initiale. La procédure, engagée sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, est ainsi close sans examen du fond. L'ordonnance met fin à l'instance sans condamnation du centre hospitalier de Cambrai.
Avocat : FIDAL SOCIETE D'AVOCATS LE MANS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306332
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme D... d'une demande d'indemnisation pour une chute survenue le 24 juin 2020 due à une excavation sur la voie publique, engageant la responsabilité de la métropole d'Aix-Marseille-Provence et de son assureur, la SMACL. Le tribunal a retenu la responsabilité de la métropole pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, estimant que la preuve du lien de causalité entre l'excavation dangereuse et la chute était rapportée, et que l'obstacle n'était pas évitable par une piétonne normalement attentive. La solution retenue est la condamnation solidaire de la métropole et de la SMACL à indemniser la requérante, sur le fondement du principe de responsabilité pour défaut d'entretien normal d'un ouvrage public. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative et le code de la sécurité sociale.
Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2314133
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. C... contestant le montant de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) et à la prime d'activité, ainsi que ses demandes indemnitaires contre la CAF et le département de Maine-et-Loire. Le tribunal a constaté que la situation de M. C... avait été régularisée par le département, qui a fixé ses droits à 158,54 euros par mois, rendant sans objet les conclusions en annulation. Concernant les demandes indemnitaires, le tribunal les a déclarées irrecevables en raison de l'absence de demande préalable et de chiffrage, conformément aux principes du contentieux administratif. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2417823
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la CARENE d'une demande d'expertise judiciaire concernant des désordres affectant un fourreau de fibre optique. La juridiction a rejeté la demande de mise en cause de l'assureur SMABTP et de la société Eiffage Génie Civil, estimant que les conditions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative n'étaient pas remplies pour ordonner une telle mesure à leur encontre. Les textes appliqués sont l'article R. 532-1 du code de justice administrative relatif aux mesures d'instruction in futurum.
Avocat : ARMEN - NANTES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600339
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un occupant sans titre d'un local du domaine public géré par Nantes Métropole Aménagement. Le juge a retenu l'urgence et l'absence de contestation sérieuse, la convention d'occupation ayant été résiliée de plein droit pour défaut de paiement des loyers. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 2122-7 du code général de la propriété des personnes publiques.
Avocat : MRV SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600359
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête du préfet de la Loire-Atlantique visant à expulser une personne déboutée de l'asile d'un logement CADA. Le juge des référés a considéré que l'urgence et l'utilité publique de la mesure n'étaient pas établies, au regard notamment de l'état de santé et de la situation personnelle de l'intéressée. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour les référés-liberté.
Avocat : PAUGAM
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600361
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du préfet de la Loire-Atlantique visant à expulser un demandeur d'asile débouté de son hébergement d'urgence. Le juge a considéré que l'urgence, condition nécessaire pour ordonner une telle mesure sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée en l'espèce. Il a notamment relevé l'état de santé précaire de l'intéressé et l'absence de solution de relogement adaptée, ce qui constituait un risque d'aggravation de sa situation.
Avocat : LACHAUX
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600398
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête du préfet de la Loire-Atlantique demandant l'expulsion d'une famille déboutée de l'asile d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile. Le juge des référés a considéré que les conditions d'urgence et d'utilité prévues à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étaient pas remplies, notamment au regard de la présence de six enfants mineurs dans le foyer. La juridiction a jugé que la situation particulière de la famille, notamment la scolarisation des enfants et l'absence de solution de relogement, constituait une circonstance exceptionnelle faisant obstacle à la mesure d'expulsion immédiate.
Avocat : PHILIPPON
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406493
Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l'État à indemniser Mme C... pour la carence fautive du préfet des Alpes-Maritimes à exécuter la décision de la commission de médiation du 4 juillet 2023 la reconnaissant prioritaire pour un relogement, et ce malgré une ordonnance d'injonction du 18 mars 2024. La requérante, relogée seulement le 27 mars 2025, a subi des troubles dans ses conditions d'existence. Le tribunal a fixé l'indemnité à 250 euros par personne composant le foyer pour la période de responsabilité, sans préciser le montant total alloué dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : GIRAUDO OLIVIER
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310639
**Sujet principal** : La requérante, ancienne vacataire puis contractuelle en CDD d'une commune, demande réparation pour des renouvellements abusifs de contrats et un harcèlement moral allégué. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Versailles (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'indemnisation. Il estime que les renouvellements de contrats (vacations puis CDD) étaient justifiés par les besoins du service et conformes aux règles de la fonction publique territoriale, et que les faits allégués ne caractérisent pas un harcèlement moral. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie principalement sur l'article 3 de la loi du 13 juillet 1983 et les articles L. 332-1 et suivants du code général de la fonction publique (issus de la loi du 26 janvier 1984) concernant le recrutement contractuel sur des emplois permanents.
Avocat : SELARL ARVIS & BOURGEOIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400132
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Raffalli Paul-Mathieu, qui sollicitait la condamnation du syndicat intercommunal d’électrification et d’éclairage public de la Haute-Corse (SIEEPHC) à lui verser 93 642,66 euros TTC pour des factures impayées liées à des marchés de travaux. La société requérante n'a pas apporté la preuve du bien-fondé de ses créances, notamment en ne produisant aucun ordre de service, contrat ou élément établissant la réalité des travaux supplémentaires allégués, alors que le SIEEPHC contestait sérieusement leur principe. En conséquence, le tribunal a jugé que la demande indemnitaire n'était pas fondée et l'a rejetée, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur la prescription soulevée en défense. La décision s'appuie sur les règles générales de la preuve en matière de contrats publics.
Avocat : CABINET D'AVOCATS SYMCHOWICZ WEISSBERG ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409683
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur une demande d'indemnisation suite au décès d'un patient après une angioplastie. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour faute, en raison d'un défaut de consentement éclairé du patient à l'intervention. Il a condamné l'AP-HP à indemniser les ayants droit et la CPAM, rejetant la mise en cause de l'ONIAM, et a appliqué les dispositions du code de la santé publique relatives au consentement et au code de justice administrative pour les frais de procédure.
Avocat : UGGC AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2505903
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par la société SNCF Voyageurs d'une demande d'expertise médicale concernant la prise en charge d'un patient à l'hôpital Henri-Mondor, en vue d'un éventuel recours récursoire contre l'Assistance publique-hôpitaux de Paris. Le juge a fait droit à la demande principale en ordonnant l'expertise, estimant qu'elle était utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administratif. En revanche, il a rejeté la demande de production d'un pré-rapport par l'expert et a jugé prématurées les demandes relatives à la charge des frais de l'expertise.
Avocat : MARUANI DIDIER
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510339
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir une provision de 20 000 euros de l'État pour une prétendue faute de l'administration pénitentiaire ayant porté atteinte à ses droits de la défense. Le juge a considéré que l'obligation de réparation n'était pas suffisamment établie, relevant que les retards dans la délivrance d'un permis de visite pour son avocat étaient principalement dus à des erreurs d'adresse dans les courriels de ce dernier. La demande d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire est devenue sans objet suite au rejet de cette demande par le bureau compétent.
Avocat : SALKAZANOV