Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510429
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 20 000 euros présentée par un détenu. Le requérant invoquait une faute de l'administration pénitentiaire pour avoir entravé ses communications avec son avocat. Le tribunal a considéré que l'obligation de l'État n'était pas suffisamment établie, car les demandes de permis de visite avaient été adressées à une adresse erronée par le conseil, et que le requérant n'avait pas lui-même sollicité de permis. Le juge a toutefois accordé l'aide juridictionnelle à titre provisoire au requérant.
Avocat : SALKAZANOV
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510437
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de provision de M. B... qui reprochait à l'administration pénitentiaire un dysfonctionnement de sa cabine téléphonique portant atteinte à son droit au respect de la vie privée et familiale. Le juge estime que l'existence d'une obligation de l'État n'est pas suffisamment établie, relevant notamment que le requérant a pu utiliser le téléphone à d'autres reprises et disposait d'autres moyens pour maintenir des liens familiaux. La demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire est devenue sans objet suite au rejet de la demande par le bureau compétent.
Avocat : SALKAZANOV
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510449
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir une provision de 20 000 euros de l'État pour un préjudice lié au dysfonctionnement présumé de sa cabine téléphonique en détention. Le juge a estimé que l'existence d'une obligation de l'administration n'était pas suffisamment établie, car le requérant n'avait pas démontré qu'il avait lui-même alerté l'administration pénitentiaire ni prouvé l'existence d'un préjudice certain. La demande d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire est devenue sans objet suite au rejet de sa demande par le bureau d'aide juridictionnelle.
Avocat : SALKAZANOV
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510524
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour éclaircir les circonstances du décès d'une patiente après sa prise en charge à l'hôpital Henri-Mondor, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé cette mesure utile et a élargi l'expertise au groupe hospitalier du Sud Ile-de-France, où la patiente est décédée. Il a en revanche rejeté les demandes de constitution d'un collège d'experts, d'établissement obligatoire d'un pré-rapport et de mise à la charge des requérants des frais de l'expertise.
Avocat : JASPER AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2514626
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de la requérante à l'hôpital Antoine-Béclère à partir du 16 décembre 2023. Le juge a fait droit à la demande principale en s'appuyant sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant l'expertise utile pour déterminer d'éventuels manquements aux règles de l'art. En revanche, il a rejeté les demandes annexes visant à imposer un pré-rapport de l'expert et à fixer une provision sur ses honoraires, ces mesures n'étant pas prévues par la procédure.
Avocat : ADOFF
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2505898
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête d'une surveillante pénitentiaire. Il a jugé irrecevable sa demande d'annulation de deux expertises médicales préparatoires, car elles ne constituent pas des décisions faisant grief. Le juge a également refusé d'ordonner une nouvelle expertise, estimant qu'elle n'avait pas le caractère d'utilité requis par l'article R. 532-1 du code de justice administrative, la demanderesse se bornant à contester les conclusions des rapports existants.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601404
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant l'expulsion. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré la situation de l'étranger, car l'exécution de la mesure d'éloignement n'est pas imminente. La décision applique les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : DIARRA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301526
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une opposition à une contrainte émise par la CAF de la Sarthe pour le recouvrement d’indu de prime d’activité et d’allocation de logement sociale. Les requérants contestaient le bien-fondé des indus, mais le tribunal a relevé d'office que Mme A... ne justifiait pas avoir exercé les recours administratifs préalables obligatoires prévus par les articles L. 845-2 du code de la sécurité sociale et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, le moyen relatif au bien-fondé des indus a été déclaré irrecevable. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la validité de la contrainte.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303405
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. C... et M. D... pour contester un indu de prestations sociales (RSA, AAH, APL) notifié par la CAF de Loire-Atlantique, fondé sur une suspicion de fraude liée à une situation de concubinage. Le tribunal a constaté son incompétence pour connaître des conclusions relatives à l’indu d’allocation aux adultes handicapés (AAH), celles-ci relevant du juge judiciaire en application des articles L. 821-5 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Il a également relevé un défaut de recours administratif préalable obligatoire pour l’indu d’aide personnalisée au logement (APL), rendant ces conclusions irrecevables. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions relatives à l’indu de RSA, estimant que la décision de la CAF n’était pas entachée d’erreur de fait et que la demande de remise de dette n’était pas justifiée.
Avocat : FLOCH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303849
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu de prime d'activité de 406,02 euros pour la période d'avril à décembre 2021. La requérante soutenait que les indemnités kilométriques versées par son employeur constituaient des frais professionnels et non des revenus. Le tribunal a jugé que ces indemnités, bien que pouvant être des frais professionnels, devaient être déclarées et prises en compte dans le calcul des ressources, et que l'omission de déclaration, ainsi que celle de pensions alimentaires, justifiait l'indu. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3, R. 846-5, L. 842-4 et R. 844-1 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404012
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande du département de Loire-Atlantique. Cette mesure vise à constater les désordres (blocages de la fibre) affectant trois fourreaux de réseaux de communications électroniques acquis par le département, à en déterminer les causes et à évaluer les préjudices, dans la perspective d’une éventuelle action en responsabilité contractuelle ou décennale. La juridiction a rejeté la demande de mise hors de cause de la société Aig Europe SA, estimant que cette question relève du juge du fond et non du juge des référés. Les dépens sont réservés.
Avocat : SELARL BRIAND
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401432
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision de la commission de médiation qui lui refusait la priorité et le logement d'urgence. La juridiction a estimé que la requérante, hébergée chez sa mère dans un logement adapté, ne se trouvait pas dans une situation d'urgence au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Elle a également considéré que son départ de son ancien logement, motivé par un conflit de voisinage, ne pouvait être regardé comme un départ de bonne foi ouvrant droit à une priorité sans condition de délai.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501924
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour proposer un logement adapté à une personne sans domicile fixe. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal estime qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'injonction, car l'intéressée bénéficie désormais d'un logement social adapté depuis le 10 décembre 2025, ce qui rend sa requête sans objet. Il rejette également sa demande de condamnation de l'État à payer une somme d'argent au titre des frais de procédure. **Textes appliqués** : Le jugement se réfère principalement au code de justice administrative (articles L. 761-1 et R. 778-3) et à la loi du 10 juillet 1991 (article 37), sans avoir à appliquer substantiellement l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation invoqué initialement.
Avocat : GABON
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208809
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la majeure partie de la demande indemnitaire d'une ancienne contractuelle contre le Crédit Municipal de Roubaix. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'établissement pour faute, suite à l'annulation d'un arrêté ayant illégalement accepté sa démission. Cependant, il n'a accordé qu'une indemnité de 1 210,05 euros pour préjudice matériel partiel, rejetant la demande de préjudice moral et réduisant considérablement le montant initialement réclamé.
Avocat : SCP PRIMAVOCAT
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2204419
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des contributions sociales, ainsi que des pénalités, suite à un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle du requérant, dirigeant d'une EURL. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge des impositions contestées. Il estime que l'administration n'a pas méconnu la "règle du double" de l'article L. 16 du Livre des Procédures Fiscales (LPF) en comparant les crédits bancaires totaux du requérant à ses revenus déclarés initiaux, et non aux revenus rehaussés après vérification. Par ailleurs, le requérant ne démontre pas que sa société n'était pas soumise à l'impôt sur les sociétés, ce qui est essentiel pour l'application de l'article 111 c) du Code Général des Impôts (CGI) concernant les rémunérations occultes. **Textes appliqués** : Articles L. 16 et L. 69 du Livre des Procédures Fiscales (LPF), et article 111 c) du Code Général des Impôts
Avocat : GUEY-BALGAIRIES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205988
La décision concerne une demande de remboursement d'un crédit de TVA par la Communauté urbaine de Dunkerque. Le Tribunal Administratif de Lille a jugé partiellement irrecevable la requête pour la somme déjà remboursée par l'administration fiscale avant son introduction. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande principale, considérant que la collectivité ne justifiait pas suffisamment la nature des opérations et son droit à déduction, en application des articles 271, 205, 206 de l'annexe II et 256 B du code général des impôts.
Avocat : CABINET ALTRA CONSULTING (SELAS)
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500191
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a accordé une provision à deux sociétés d'assurance pour des cotisations impayées par un centre hospitalier. Le juge a estimé que l'existence de la créance principale et des intérêts moratoires n'était pas sérieusement contestable, notamment en raison de l'absence de contestation du débiteur. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative pour la provision et sur les articles du code de la commande publique concernant les intérêts de retard.
Avocat : LKJ AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600191
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'une demande de référé-suspension visant la décision du président du conseil départemental du Nord de mettre fin à la prise en charge d'un jeune majère dans le cadre du dispositif "EVA". Le juge a suspendu l'exécution de cette décision, considérant qu'il existait un doute sérieux sur sa légalité, notamment au regard du principe du contradictoire et de l'insuffisance de motivation, et que son exécution causerait un préjudice grave et immédiat au requérant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : RIVIERE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600235
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a ordonné au préfet du Nord de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail au requérant. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient caractérisées, l'intéressé n'étant plus en situation régulière depuis l'expiration de son attestation, ce qui l'empêchait d'exercer ses fonctions de dirigeant. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejetant l'argument d'un dysfonctionnement informatique comme obstacle sérieux à la délivrance du récépissé.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600372
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par des parents demandant l’obtention d’un certificat de radiation scolaire pour leur fils. La juridiction constate que l’administration a procédé à la radiation et établi le certificat après l’introduction de la requête, et que l’enfant est désormais scolarisé dans un nouvel établissement. Par conséquent, elle estime que la demande a perdu son objet et prononce un non-lieu à statuer.