Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600701
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction faite au préfet du Doubs de statuer sur une demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu’en raison du silence gardé par l’administration au-delà du délai de quatre mois, une décision implicite de rejet était intervenue, rendant la demande d’injonction inutile. La solution s’appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503628
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus d'une remise gracieuse d'une dette d'aide personnelle au logement. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nîmes (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable, car la dette contestée avait déjà été intégralement soldée avant l'introduction du recours, privant celui-ci de tout objet. **Textes appliqués** : L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601016
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant demandait l'annulation du refus de la CAF de lui accorder le RSA et l'injonction au département de réexaminer sa situation. La juridiction a constaté que le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, n'avait été introduit qu'après la saisine du tribunal. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le défaut de ce recours préalable rend la requête irrecevable.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507829
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la demande d'expertise relative à des hospitalisations sans consentement. Il estime que le juge judiciaire (juge des libertés et de la détention) est seul compétent pour contrôler la régularité de telles mesures de soins psychiatriques, en application des articles L. 3211-12 et L. 3216-1 du code de la santé publique. Par conséquent, la requête est jugée irrecevable devant la juridiction administrative.
Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602240
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête en annulation du scrutin municipal d'Augignac du 15 mars 2026. Le requérant ne justifie pas de sa qualité d'électeur ou d'éligible dans la commune, et manque donc d'intérêt à agir. Ses moyens, fondés sur un taux élevé de bulletins non exprimés et le contexte local, sont jugés manifestement insusceptibles d'établir un doute sérieux sur la sincérité du scrutin, conduisant à un rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602351
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre à la commune de Perpignan de faire cesser le stationnement illicite sur les trottoirs lors d'événements au stade Aimé Giral. Le juge a estimé que la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, la requérante n'ayant pas démontré l'existence d'un préjudice grave et immédiat. La demande a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601443
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé précontractuel, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de la société Climatech Ouest Armor. Cette dernière contestait la procédure d'attribution d'un lot de marché public par la commune de Baden. Le juge a constaté que la commune avait, avant son intervention, déclaré la procédure sans suite en application de l'article R. 2185-1 du code de la commande publique, ce qui a privé la demande de son objet. Les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GUILLOTIN LE BASTARD
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602077
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté municipal de non-opposition à l'installation d'un relais mobile. La requête est jugée manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas précisé le fondement juridique de leur demande et n'ont pas joint de requête distincte en annulation, comme l'exigent les articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. La décision est rendue par ordonnance sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602518
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, liquide une astreinte définitive prononcée contre la préfète de l'Isère pour inexécution d'une injonction de réexaminer une demande de titre de séjour. La juridiction constate que l'injonction n'a pas été exécutée entre la fin du délai imparti (11 août 2025) et la date où l'obligation a pris fin (18 mars 2026), en raison du désistement du requérant au principal. Elle applique les articles L. 911-6, L. 911-7 et R. 921-7 du code de justice administrative pour liquider l'astreinte au taux initial de 100 euros par jour pour cette période.
Avocat : PORET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603168
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de rectification des résultats des élections municipales de Saint-Pierre-en-Faucigny. Le juge estime la requête irrecevable, car le requérant n'a pas précisé le fondement juridique de sa demande (article L. 521-3 du code de justice administrative) et n'a pas justifié du caractère d'urgence requis, notamment au regard de l'existence d'un recours au fond déjà engagé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé (articles L. 521-1, L. 521-3 et L. 522-3).
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520198
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus de délivrance d'une carte professionnelle par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). En effet, l'administration a accordé la carte au requérant postérieurement à l'introduction de sa requête, privant ainsi ses conclusions d'annulation et d'injonction de tout objet. Le tribunal rejette également la demande d'allocation d'une somme au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et R. 222-1 du même code.
Avocat : SELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600032
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de la SAS LES DUNES visant à suspendre un permis de construire. La juridiction estime que la requérante, dont le bien n'est pas limitrophe du projet et en est distante de plus de 35 mètres, ne démontre pas que le projet affecterait directement les conditions d'occupation de sa parcelle, et ne justifie donc pas d'un intérêt à agir. La décision s'appuie sur les conditions de recevabilité du recours prévues par l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme et les dispositions du code de justice administrative relatives au référé (L. 521-1, L. 522-3).
Avocat : SELARL ALEO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605051
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas établie, malgré la séparation familiale alléguée. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans examiner le doute sérieux sur la légalité, car le recours administratif préalable obligatoire devant la CRRV est toujours en cours.
Avocat : PETSOKO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605080
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour un enfant étranger de ressortissant français. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, les éléments produits ne démontrant pas un préjudice grave et immédiat. La demande d'annulation est par ailleurs jugée irrecevable, car elle n'entre pas dans les compétences du juge des référés.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605135
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour réunification familiale d'un enfant. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que la requérante a contribué au délai et que les éléments ne démontrent pas une vulnérabilité ou un risque imminent justifiant une mesure provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : OZEKI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605136
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa pour réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante avait tardé à déposer sa demande et n'avait pas démontré une vulnérabilité immédiate et grave de l'enfant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : OZEKI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605138
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa opposé à la mère d'un requérant. Le juge a estimé que les circonstances invoquées (naissance imminente d'un enfant et besoin de soutien familial) ne caractérisaient pas l'urgence particulière requise pour une intervention dans un délai de 48 heures. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402902
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requête de Mme A... qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour. La juridiction constate que la requérante, dont la demande de suspension avait été rejetée, n'a pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, elle est réputée s'être désistée, ce qui met fin à la procédure sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : VIEILLEMARINGE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505379
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête en annulation d'un permis de construire pour un ensemble de logements. La juridiction constate que les requérants n'ont pas produit les justificatifs de leur intérêt à agir exigés par l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme, malgré une mise en demeure. En conséquence, la requête est jugée manifestement irrecevable et est rejetée par ordonnance en application des articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI BSH AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600335
Sujet principal : Contestation du refus d'une association privée (ADAPEI) d'appliquer une orientation d'un enfant handicapé vers un institut médico-éducatif. Juridiction : Tribunal administratif d'Orléans (ordonnance du président). Solution retenue : Rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative et article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, interprétés à la lumière des lois de 1975 et 2002. Motif : Les établissements médico-sociaux gérés par des organismes privés (comme l'ADAPEI, association loi 1901) n'exercent pas une mission de service public, relevant donc des juridictions judiciaires.