Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516043
Le Tribunal Administratif de Marseille donne acte du désistement d'instance des requérants, qui retiraient leur recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal refusant un certificat d'urbanisme. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un désistement pur et simple. En conséquence, la procédure prend fin sans examen du fond du litige.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603043
Le Tribunal administratif de Marseille donne acte du désistement du préfet des Bouches-du-Rhône, qui retirait son recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par la commune de Saint Rémy de Provence. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à entériner un désistement pur et simple. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605791
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de Mme C... épouse B..., qui demandait l'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'extrême urgence, requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, malgré la privation de droits sociaux et l'impossibilité de travailler alléguées. La décision a été rendue en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605794
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé-liberté d'une décision municipale refusant la mise à disposition de moyens communaux pour l'organisation d'un événement associatif. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de l'association. Il estime que la condition d'extrême urgence, nécessaire pour l'application de la procédure de référé-liberté, n'est pas caractérisée. **Textes appliqués** : L'article L. 521-2 du code de justice administrative, qui régit le référé-liberté et exige la démonstration d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale dans une situation d'extrême urgence. Le juge relève que la simple proximité de la date de l'événement, sans justification probante des contraintes d'organisation, ne suffit pas à établir cette urgence.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605801
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande de référé-liberté d'un ressortissant marocain sollicitant l'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge estime que le requérant, dont la situation irrégulière perdure depuis plusieurs mois, ne démontre pas l'extrême urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour justifier une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures. La décision est fondée sur l'absence de preuve d'une réalisation imminente des risques allégués (blocages bancaires, péril professionnel).
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601082
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 6 janvier 2026 refusant un titre de séjour et ordonnant l'obligation de quitter le territoire. Le juge estime que le requérant, parent d'un enfant français, n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence caractérisée, notamment au regard de ses ressources, et ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande est examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CAVELIER
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2504299
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant l'annulation de l'arrêté préfectoral de déchéance de propriété du navire "FUGO", ce dernier ayant été retiré par l'administration. La juridiction rejette la demande d'allocation de 2 000 euros au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative). La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : SCP DILLENSCHNEIDER AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520957
Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant l'annulation de refus de visas de court séjour délivrés par le consulat français à Oran. La requête est jugée manifestement irrecevable pour deux motifs principaux : la représentation des requérants par une association non habilitée (PACE ATMF) et l'absence de preuve d'un recours administratif préalable obligatoire devant le sous-directeur des visas. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative ainsi que les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606745
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision du CNAPS refusant une autorisation d'accès à une formation professionnelle. Le juge constate que le requérant n'a pas introduit de requête distincte en annulation, condition de recevabilité exigée par l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la demande est donc rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les conditions d'urgence et de doute sérieux.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606836
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de Mme B... visant à modifier une précédente ordonnance pour enjoindre au préfet de lui délivrer une nouvelle autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la perte d'emploi de la requérante ne constitue pas un "élément nouveau" au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative et que sa demande, équivalant à une nouvelle requête en référé, est manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, L. 521-4 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KADDOURI
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402144
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la société coopérative agricole Agropithiviers de ses deux requêtes en excès de pouvoir. Ces recours visaient l'annulation de la délibération approuvant un plan local d'urbanisme intercommunal et l'abrogation de cartes communales. La juridiction a fondé sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater de tels désistements.
Avocat : SCP LE METAYER & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600909
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait son évaluation aux épreuves du CAP Esthétique Cosmétique Parfumerie. La juridiction estime que les conclusions demandant la communication d'informations sur les modalités d'évaluation sont irrecevables, que le moyen contestant le fond des notes est inopérant (le juge ne contrôlant pas l'appréciation du jury), et que l'allégation de discrimination par l'âge n'est pas suffisamment étayée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables ou infondées.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601406
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir la sauvegarde de son droit au respect de la vie familiale et l'injonction à la préfète de réexaminer son dossier de regroupement familial. Le juge a estimé que la situation décrite, bien que préoccupante, ne caractérisait pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de quarante-huit heures, le refus de regroupement familial n'ayant pas d'incidence immédiate sur l'entrée de l'épouse en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-liberté.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2406576
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait son recours contre le rejet de sa demande d'admission au séjour. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de l'affaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatives aux désistements.
Avocat : THABET
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505671
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme C..., qui retirait son recours en excès de pouvoir contre le préfet du Bas-Rhin. Le litige portait sur le rejet implicite d'une demande de document de circulation pour étranger mineur, mais la procédure est devenue sans objet suite à ce désistement. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorisent à constater un tel désistement.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600963
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Concernant le recours en excès de pouvoir, il a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, la décision préfectorale initiale de refus de titre de séjour ayant été retirée après l'introduction de la requête. La juridiction a rejeté la demande de condamnation de l'État aux frais d'avocat présentée sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : HAJI KASEM
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602575
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. D... visant à être relevé d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal estime que cette demande, qui concerne une peine complémentaire prononcée par une juridiction pénale (la chambre des appels correctionnels de la Cour d'appel de Metz), relève exclusivement de la compétence de l'ordre judiciaire. La requête est donc déclarée irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative et aux articles 131-30 du code pénal et 702-1 du code de procédure pénale.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506255
Le Tribunal administratif de Paris a annulé, par ordonnance, la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour opposée à une ressortissante tunisienne. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressée, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour, et a condamné l'État à verser 500 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DEMIR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515150
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation de l'article 3 de la CEDH) sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment étayés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1, et sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif au rejet par ordonnance.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524633
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête en excès de pouvoir formée contre un arrêté de reconduite à la frontière. Le juge estime que le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la CEDH n'est pas assorti des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La requête est donc rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.