Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400267
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... contestant le titre de pension d'invalidité qui lui a été concédé le 20 novembre 2023. Le requérant soutenait une incompétence du signataire et une erreur dans le calcul de sa pension, estimant que le minimum garanti de l'article L. 17 du code des pensions civiles et militaires de retraite devait lui être appliqué différemment. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le calcul du montant de la pension, basé sur la durée de services effectifs du requérant (16 ans, 3 mois et 43 jours) et l'application des taux prévus à l'article L. 17, était correct, aboutissant à un montant annuel de 9 217,57 euros.
Avocat : NOIZET
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2403207
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A... contestant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à seize infractions routières. Le requérant invoquait le défaut d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait apporté la preuve de cette information pour les infractions constatées par radar automatique, et que les autres infractions verbalisées électroniquement comportaient une information suffisante. En conséquence, la décision 48 SI du 10 mai 2024 est validée.
Avocat : DE CAUMONT
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2404852
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de M. B... tendant à l’annulation du refus de rétablissement de l’indemnité temporaire de retraite (ITR). Le requérant, qui avait perdu le bénéfice de cette indemnité en quittant La Réunion en 2021, s’y est réinstallé en octobre 2023. Le tribunal a jugé que cette réinstallation constituait une nouvelle installation, soumise aux conditions de l’article 137 de la loi du 30 décembre 2008, lequel réserve l’attribution de l’ITR aux pensionnés radiés des cadres depuis moins de cinq ans. M. B. étant à la retraite depuis 2004, sa demande, déposée plus de cinq ans après la date d’effet de sa pension, ne pouvait être satisfaite.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501691
Le Tribunal Administratif de Rennes a condamné M. B... pour une contravention de grande voirie, suite au stationnement sans autorisation de son navire « Squatina » sur le domaine public maritime du port de Lorient. Saisi par la région Bretagne, le tribunal a appliqué les articles L. 2122-1 et L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques. Au titre de l'action publique, M. B... a été condamné à une amende de 1 000 euros. Au titre de l'action domaniale, le tribunal lui a enjoint de retirer son embarcation sous trois mois, sans astreinte, mais en autorisant l'administration à procéder d'office à ses frais en cas de non-exécution.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502982
Le Tribunal Administratif de Rennes a condamné M. B... pour une contravention de grande voirie, pour avoir stationné sans autorisation son navire sur le domaine public maritime du port de Keroman à Lorient. La juridiction a appliqué les articles L. 2122-1, L. 2132-2, L. 2132-3 et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques. M. B... est condamné à une amende de 1 000 euros et à enlever son embarcation sous deux mois, sous peine d’une évacuation d’office à ses frais.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504710
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par le président du conseil départemental des Côtes-d'Armor d’une contravention de grande voirie pour l’occupation sans titre du domaine public portuaire de Tréguier par le navire « Petit Salé », stationné depuis 2020. Sur l’action publique, le tribunal a condamné M. A... à une amende de 1 000 euros, sur le fondement des articles L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques et 131-13 du code pénal. Sur l’action domaniale, il lui a enjoint de retirer son embarcation dans un délai de deux mois, sans astreinte, mais en autorisant l’administration à procéder d’office à ses frais en cas d’inexécution.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400916
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné deux requêtes de Mme B..., agent du Foyer de l'enfance des Alpes-Maritimes. La première conteste son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé à compter du 4 septembre 2023, et la seconde conteste le titre de recette émis pour un trop-perçu de salaire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B..., jugeant que la décision de placement en disponibilité d'office était légale, l'administration n'étant pas tenue de fixer une durée précise et l'agent ayant épuisé ses droits à congé. Par conséquent, le titre de recette fondé sur cette décision a été validé. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le décret n°88-976 du 13 octobre 1988.
Avocat : BAZIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402596
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme E..., qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 28 000 euros pour le refus du préfet des Alpes-Maritimes d'accorder le concours de la force publique pour l'expulsion d'une occupante sans droit ni titre. La juridiction a jugé les conclusions indemnitaires irrecevables, faute pour la requérante d'avoir justifié de l'existence d'une décision préalable de l'administration sur sa demande, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité, sans examen au fond.
Avocat : CURTI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304510
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. A..., agent du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice, d’une demande d’indemnisation pour le maintien de son plein traitement entre février 2020 et septembre 2022, suite à un accident survenu en 2010. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’autorité de la chose jugée par l’arrêt définitif de la cour administrative d’appel de Marseille du 27 juin 2025 faisait obstacle à la demande. Cette décision s’appuie sur l’article 41 de la loi du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière, qui prévoit le maintien du traitement en cas de maladie imputable à un acte de dévouement, mais dont l’application était déjà tranchée par la juridiction d’appel.
Avocat : BROC RENAUD
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304988
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2020 et 2021. Le juge a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, constatant que l'administration avait bien adressé une proposition de rectification, non réclamée par le contribuable. Il a également rejeté le moyen au fond, estimant que le requérant ne justifiait pas du versement des pensions alimentaires déduites sur le fondement de l'article 156 du code général des impôts. La demande de frais irrépétibles a été rejetée.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302163
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la SAS Centaur Holding France 1 visant à obtenir le remboursement d’une créance de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) au titre de l’année 2017. Le tribunal a jugé que la société n’avait pas respecté les règles d’imputation du CICE sur l’impôt sur les sociétés dû au titre des exercices concernés, conformément aux articles 244 quater C et 199 ter C du code général des impôts. En conséquence, la fraction non imputée du crédit d’impôt ne pouvait ni être reportée sur un exercice postérieur, ni donner lieu à restitution. La requête a été rejetée, y compris les conclusions fondées sur l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Avocat : RIGHI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2303292
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la société belge Bradi, qui contestait la réduction de ses déficits reportables pour les exercices 2016 et 2017 suite à un rehaussement fiscal. La société n'a pas régularisé sa situation dans les trente jours suivant la mise en demeure de déposer ses déclarations, rendant régulière la procédure de taxation d'office fondée sur l'article L. 66-2° du livre des procédures fiscales. Sur le fond, le tribunal a jugé que la mise à disposition gratuite d'une villa à M. B..., détenteur indirect de la société, constituait un acte anormal de gestion au sens des articles 38 et 209 du code général des impôts, justifiant le rehaussement. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : SELARL RAMPONNEAU & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2303914
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. et Mme B..., qui demandaient la décharge des cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (53.619 €) consécutives à la cession d'un bien immobilier à Cannes en 2020. Les requérants, non-résidents fiscaux, soutenaient pouvoir bénéficier de l'exonération de plus-value prévue à l'article 151 septies du code général des impôts en raison de leur statut de loueurs en meublés professionnels. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve leur incombait et qu'ils ne justifiaient pas avoir exercé l'activité de location meublée à titre professionnel pendant au moins cinq ans avant la cession, ni remplir les conditions cumulatives de l'article 155 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305270
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. A... contestant la décision « 48 SI » du 3 avril 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que onze des quinze retraits de points contestés étaient inopérants car les points avaient déjà été restitués. Pour les quatre infractions restantes (23 avril 2018, 30 juillet 2019, 18 août 2021 et 4 juillet 2022), le tribunal a considéré que le défaut de notification par lettre simple, prévu à l'article L. 223-3 du code de la route, ne conditionne pas la régularité du retrait de points. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Avocat : THAREAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305735
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’un recours en plein contentieux contre un arrêté préfectoral du 15 mai 2023 suspendant son permis de conduire pour six mois, en raison d’une conduite sous l’emprise de stupéfiants constatée le 12 octobre 2022. Le requérant invoquait un vice de procédure tiré du défaut de respect des articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi qu’une disproportion de la sanction. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la suspension était légalement fondée sur les articles L. 224-2 et L. 224-7 du code de la route, et que la durée de six mois n’était pas disproportionnée au regard de la gravité des faits.
Avocat : PEPIN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301977
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme C..., éducatrice blessée lors d'une altercation avec un mineur confié au Foyer de l'enfance des Alpes-Maritimes, et son assureur, le groupe Maif, pour obtenir réparation des préjudices subis. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute du département des Alpes-Maritimes est engagée pour les dommages causés aux tiers par un mineur dont il a la charge en vertu des articles L.222-5 du code de l'action sociale et des familles et 375-3 du code civil. En conséquence, le département a été condamné à verser 28.387,65 € à Mme C... et 10.929,29 € au groupe Maif, la demande de condamnation solidaire avec le Foyer de l'enfance étant rejetée.
Avocat : SELARL BRL - BAUDUCCO - ROTA - LHOTELLIER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304275
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C..., agent de service hospitalier, qui demandait la condamnation du centre hospitalier universitaire de Nice pour des faits de harcèlement moral. La requérante n'a pas apporté d'éléments de fait suffisants pour faire présumer l'existence d'un tel harcèlement, comme l'exige la jurisprudence. Par conséquent, le tribunal a estimé que la responsabilité de l'administration n'était pas engagée, ni sur le fondement du harcèlement moral (articles L. 133-2 et suivants du code général de la fonction publique) ni pour manquement à son obligation de protection. La demande indemnitaire a donc été rejetée dans son intégralité.
Avocat : VIOLETTE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402778
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. et Mme D... d’une demande d’indemnisation de 19 684 euros pour le préjudice locatif subi suite au refus du préfet des Alpes-Maritimes d’accorder le concours de la force publique pour expulser une occupante sans droit ni titre. En cours d’instance, les requérants se sont désistés de leurs conclusions indemnitaires, ayant obtenu satisfaction. Le tribunal a donné acte de ce désistement par l’article 1er du jugement. Il a rejeté la demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant que les circonstances de l’espèce ne justifiaient pas de faire droit à cette demande.
Avocat : FRANSES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600276
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. B..., ressortissant capverdien, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour assorti d’une autorisation de travail. Le juge a considéré que l’absence de ce document, malgré un dossier complet déposé depuis plusieurs mois, créait une situation d’urgence et d’utilité en exposant l’intéressé à un risque de suspension de son contrat de travail et à une impossibilité de justifier de la régularité de son séjour. La décision s’appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui garantissent la délivrance d’un récépissé en cas de demande complète. Aucune astreinte n’a été prononcée, mais le préfet dispose d’un délai de quinze jours pour exécuter l’injonction.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600499
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le département des Alpes-Maritimes d’une demande d’expulsion de M. C..., ancien agent de maintenance, qui occupait sans droit ni titre un logement de fonctions au sein du collège « Les Bréguières » après son reclassement pour inaptitude. Le juge a rejeté la requête du département, estimant que la condition d’urgence n’était pas suffisamment démontrée, les seuls motifs de sécurité liés au plan Vigipirate et à la nécessité de réattribuer le logement étant insuffisants en l’espèce. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative et le code général de la propriété des personnes publiques.
Avocat : KHADRAOUI-ZGAREN