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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

338 977

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402246

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A..., détenu, d'une demande d'indemnisation pour la détérioration de ses biens personnels (radiateur, robot mixeur, fauteuil de bureau) lors de son transfert entre deux établissements pénitentiaires. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État était engagée pour faute, l'administration pénitentiaire ayant manqué à son obligation de protection des biens du détenu, et ce malgré le recours à un prestataire de transport privé. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 332-38 et R. 332-39 du code pénitentiaire, qui imposent un inventaire contradictoire et une prise en charge des objets lors d'un transfert.

Avocat : AARPI THEMIS

3 février 2026• 10eme Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402403

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande d'indemnisation de M. A..., détenu, qui contestait la sanction de déclassement d'emploi prononcée par la commission de discipline de la maison centrale d'Arles pour insultes envers un membre du personnel. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision d'engager les poursuites, estimant que ce vice de procédure n'avait pas influencé la sanction finale. Il a également jugé que le déclassement d'emploi était une sanction prévue par le code pénitentiaire pour ce type de faute, et que la décision de la commission de discipline n'était pas entachée d'erreur de droit. La solution retenue est le rejet de la requête de M. A..., les textes appliqués étant les articles R. 234-14, R. 233-2 et R. 232-4 du code pénitentiaire.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : AARPI THEMIS

3 février 2026• 10eme Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601350

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d’une demande en référé, fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir le versement d’indemnités pour l’accueil d’un jeune placé par la protection judiciaire de la jeunesse. La requérante s’est ensuite désistée purement et simplement de son action. Le juge des référés a donné acte de ce désistement, constatant qu’aucun obstacle ne s’y opposait. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.

3 février 2026
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501290

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en plein contentieux, a été saisi par M. A... pour obtenir le relogement prioritaire que lui avait reconnu la commission départementale de médiation le 19 juin 2025. Le tribunal a jugé la requête recevable, bien qu’initialement prématurée, car elle a été régularisée par l’expiration du délai de trois mois accordé au préfet pour proposer un logement. Sur le fond, le juge a rappelé que l’obligation de l’État en matière de droit au logement opposable est une obligation de résultat. Il a ainsi ordonné au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, de reloger M. A... en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.

3 février 2026• Magistrat statuant seul
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501335

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B... d’un recours en injonction visant à obtenir son relogement, suite à une décision de la commission départementale de médiation de la Corse-du-Sud du 15 mai 2025 le reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal a fait droit à sa demande en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation. Il a enjoint au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, de proposer à M. B... un logement adapté (type T1 ou T2) dans un délai de quatre mois, sans assortir cette injonction d’une astreinte. La solution retenue rappelle que l’État est soumis à une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable, et que les diligences administratives en cours ne suffisent pas à exonérer cette responsabilité.

3 février 2026• Magistrat statuant seul
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501800

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D..., représentant légal de son fils mineur. Cette mesure vise à déterminer les éventuels manquements du centre hospitalier d’Ajaccio lors de la prise en charge de l'enfant le 24 mai 2017 et à évaluer les préjudices subis selon la nomenclature Dintilhac. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital, reconnaissant la qualité pour agir du père. La mission de l'expert inclut l'examen du dossier médical, l'analyse des soins prodigués et la recherche d'un lien de causalité entre un éventuel manquement et le dommage.

Avocat : CABINET D'AVOCATS GASQUET-SEATELLI

3 février 2026
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501827

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. C..., agent public victime d'un accident de service reconnu le 16 mars 2011. Le juge a estimé la mesure utile pour évaluer l'ensemble des préjudices patrimoniaux et personnels subis par l'agent, dans la perspective d'une éventuelle action en indemnisation. La mission confiée à l'expert inclut notamment la détermination du lien de causalité entre l'accident et les affections actuelles, l'évaluation du taux d'incapacité permanente partielle, et la quantification des différents chefs de préjudice listés. La demande de mise hors de cause du préfet de zone de défense a été implicitement rejetée par l'octroi de la mesure.

Avocat : PERES

3 février 2026
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400256

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de M. A... tendant à la décharge des cotisations d'impôt sur le revenu de l'année 2022. Le requérant contestait l'imposition des indemnités journalières suisses perçues, qu'il estimait devoir être exonérées sur le fondement de l'article 80 quinquies du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait au contribuable, l'imposition ayant été établie sur la base de ses déclarations, et que M. A... n'apportait pas la preuve que les indemnités perçues remplissaient les conditions pour bénéficier de l'exonération prévue par ce texte.

3 février 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400450

Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de Mme A..., agent territorial, qui demandait la condamnation de la commune des Auxons pour les préjudices liés à une maladie professionnelle et à une gestion fautive de sa carrière. La requérante invoquait la responsabilité sans faute de la commune pour ses préjudices corporels et la responsabilité pour faute pour des irrégularités dans le versement de ses traitements et la gestion de ses congés. Le tribunal a constaté que Mme A... n'avait pas justifié avoir saisi l'administration d'une demande préalable pour l'indemnisation de ses congés annuels non pris, rendant ces conclusions irrecevables. Pour le surplus, le tribunal a ordonné une expertise avant dire droit afin d'évaluer les préjudices corporels de Mme A..., la commune ne s'opposant pas à cette mesure. Les autres demandes indemnitaires ont été réservées dans l'attente des résultats de l'expertise, et les conclusions relatives aux frais de justice ont été également réservées.

Avocat : LANDBECK

3 février 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401310

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de la SCI « La casa del lupo » contestant un rehaussement fiscal pour les exercices 2020 et 2021. La société, soumise à l'impôt sur les sociétés, avait consenti à ses associés majoritaires un loyer jugé insuffisant pour la location d'un bien, ce que l'administration a qualifié d'acte anormal de gestion. Le tribunal a estimé que la SCI ne justifiait pas que la surface louée ou l'état du bien justifiaient un loyer inférieur à la valeur locative réelle. En conséquence, le rehaussement des résultats et les majorations pour manquement délibéré prévues à l'article 1729 du code général des impôts ont été maintenus.

Avocat : fiscalité sociétés

3 février 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401312

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B... contestant le rehaussement de ses bénéfices non commerciaux pour les années 2020 et 2021. La requérante, orthoptiste, avait déduit un loyer versé à une SCI qu'elle contrôlait, mais l'administration fiscale a estimé ce loyer surévalué. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, il a considéré que l'administration avait correctement évalué la valeur locative et les charges déductibles, en application des articles 92 et 93 du code général des impôts. La demande de décharge des impositions supplémentaires a donc été rejetée.

Avocat : fiscalité sociétés

3 février 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600086

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D... visant à suspendre les décisions du préfet du Jura du 9 décembre 2025 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français. La requérante, une ressortissante étrangère, invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment en raison de sa situation de santé (hépatite B) et de l'impact sur sa formation et son contrat jeune majeur. Le tribunal a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les conséquences alléguées (interruption de formation, perte de logement) ne présentaient pas un caractère suffisamment immédiat et grave pour justifier une suspension. Aucun des moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L. 613-1, L. 423-22, L. 425-9 du CESEDA et de l'article L. 221-2-4 du code de l'action sociale et des familles, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.

Avocat : DRAVIGNY

3 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302190

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme E..., attachée d’administration, contestant un titre de perception émis le 16 mars 2022 par la DRFIP d’Île-de-France et de Paris pour un trop-perçu de rémunération de 4 441,40 euros. La requérante invoquait notamment la prescription biennale de la créance et une erreur dans les bases de liquidation. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses moyens, jugeant que le titre de perception était suffisamment motivé et que la différence de montant invoquée correspondait à la CRDS acquittée par l’administration. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement de l’article 24 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 et de l’article 37-1 de la loi n°2000-321 du 12 avril 2000.

3 février 2026• 1ère Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600128

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, fait droit à la demande de l’expert désigné d’étendre une mesure d’expertise médicale au contradictoire du docteur B... A..., chirurgien ayant réalisé l’opération litigieuse. Cette extension est jugée utile à la bonne exécution de la mission d’expertise, qui porte sur la qualité de la prise en charge médicale d’une patiente au centre hospitalier de Carcassonne. La décision s’appuie sur l’article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d’étendre une expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées.

Avocat : FAIDI SARAH

3 février 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204753

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d'une demande d'indemnisation pour infection nosocomiale contractée lors de sa prise en charge en janvier 2008 au centre hospitalier universitaire de Grenoble. La juridiction a examiné la fin de non-recevoir soulevée par le centre hospitalier et son assureur, la SHAM (devenue Relyens), concernant la tardiveté de la requête. Le tribunal a considéré que le délai de recours contentieux, interrompu par un référé-provision, n'avait pas couru en raison de l'absence de notification régulière de l'ordonnance du juge des référés à Mme B..., rejetant ainsi la fin de non-recevoir. La solution retenue s'appuie sur les principes de procédure administrative contentieuse relatifs à la computation des délais de recours.

Avocat : SELARL GERBI

3 février 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207772

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme et M. G... visant à engager la responsabilité du centre hospitalier de Valence suite à une chute survenue après une biopsie mammaire. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un défaut de surveillance, estimant que l'infirmière avait respecté les précautions d'usage et que le malaise de la patiente ne constituait pas un signe imposant une présence continue. En revanche, il a retenu un défaut d'information, le risque de malaise, qualifié de fréquent et normalement prévisible, n'ayant pas été porté à la connaissance de la patiente, en méconnaissance de l'article L. 1111-2 du code de la santé publique. Cette faute est de nature à engager la responsabilité de l'établissement pour la perte de chance de la patiente de se soustraire au risque.

Avocat : SELARL LIGAS-RAYMOND PETIT

3 février 2026• 5ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2403682

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à annuler une décision d'orientation professionnelle vers le marché du travail prise à l'égard d'une personne handicapée. Le tribunal a jugé que la maison départementale des personnes handicapées, mise en cause, avait manqué à son obligation de communiquer l'intégralité du dossier administratif et médical, en violation des articles R. 772-5 à R. 772-10 du code de justice administrative. Par conséquent, sans pouvoir statuer au fond sur les droits de l'intéressé au titre des articles L. 241-6 et suivants du code de l'action sociale et des familles, le tribunal a annulé la décision attaquée pour vice de procédure.

3 février 2026• juge unique (2)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2404502

Sujet principal : Demande d'annulation du rejet d'une demande de carte mobilité inclusion (mention « stationnement »). Juridiction : Tribunal Administratif de Lille (formation de juge unique). Solution retenue : Acte donné au désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à l'instance sans examen du fond. Textes appliqués : Code de justice administrative (notamment articles R. 222-13 et R. 772-9).

3 février 2026• juge unique (2)
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2310525

La société Barbara Bui SA demandait au Tribunal Administratif de Paris le remboursement d'un crédit d'impôt recherche (CIR) pour 2021, invoquant une position antérieure de l'administration et son éligibilité en tant qu'entreprise industrielle du textile. Le tribunal a rejeté sa requête. Il a jugé que les articles L. 80 A et L. 80 B du livre des procédures fiscales, relatifs à l'opposabilité des positions de l'administration, ne s'appliquaient pas à une demande d'avantage fiscal comme le CIR, mais seulement à des rehaussements d'imposition. Concernant l'éligibilité au titre de l'article 244 quater B du code général des impôts, le tribunal a considéré que la société, dont l'activité principale est la fabrication de vêtements de luxe, ne démontrait pas disposer des moyens de production industrielle requis par la loi pour bénéficier du régime spécifique au secteur textile-habillement.

Avocat : BENNAHIM

3 février 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2312843

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la société Murs Hôtel Daunou Capucines, qui contestait ses impositions à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2019 à 2022. La juridiction a jugé que les travaux de réhabilitation, bien que lourds, ne rendaient pas l'immeuble impropre à toute utilisation au sens fiscal et ne le faisaient pas sortir du champ de la propriété bâtie défini par l'article 1380 du code général des impôts. Elle a également estimé que la société ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de l'exonération temporaire prévue à l'article 1383 du CGI et a rejeté le moyen tiré de l'illégalité de la délibération fixant le taux de la TEOM.

Avocat : PRAD PARIS (SAS)

3 février 2026• 2e Section - 1re Chambre