Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600803
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, ressortissant comorien, n'apportait pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de ses enfants, conditions exigées par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La demande a donc été jugée mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600818
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé-liberté) pour obtenir un laissez-passer permettant à une ressortissante comorienne de quitter Mayotte et d'y revenir avec un visa long séjour, afin de compléter sa demande d'admission au séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (statuant en référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête, estimant que la condition d'urgence particulière exigée par la procédure de référé-liberté n'est pas caractérisée. La seule crainte d'un refus de titre de séjour ne justifie pas une intervention dans le délai de 48 heures. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 (conditions du référé-liberté) et L. 522-3 (rejet pour défaut d'urgence) du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 441-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CUNIQUE PIERRE-PHILIPPE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2304613
**Sujet principal** : La SAS Majac conteste devant le Tribunal administratif de Marseille la régularité d'une procédure de vérification de comptabilité et la reconstitution de son chiffre d'affaires, qui ont conduit à des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et à des rappels de TVA pour les années 2016 et 2017. **Juridiction et solution** : Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Majac. Il a jugé que la procédure était régulière et que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires par l'administration n'était pas entachée d'irrégularité. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les articles L. 76 B, L. 81 et L. 85 du livre des procédures fiscales, qui encadrent le droit de communication de l'administration et l'information du contribuable, ainsi que sur les dispositions du code général des impôts.
Avocat : BOFFARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306796
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de rappels de TVA pour les années 2016 et 2017, ainsi que celle d'une majoration pour manquement délibéré. La juridiction a estimé que les activités de l'intéressé, combinant monitorat de cyclisme et vente de vélos, étaient soumises à la TVA et que les rehaussements de bénéfices étaient justifiés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : CM-TAX
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306925
**Sujet principal** : La SASU GTR conteste la régularité d'une procédure de vérification de comptabilité ayant conduit à des rectifications d'impôt sur les sociétés et de TVA, ainsi que les pénalités associées. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que le service des impôts a régulièrement procédé à une évaluation d'office des bases d'imposition, car la société, malgré plusieurs mises en garde et reports, n'a pas permis la tenue du contrôle fiscal en ne se faisant pas représenter par un mandataire. **Textes appliqués** : L'article L. 74 du livre des procédures fiscales, qui autorise l'évaluation d'office lorsque le contrôle fiscal ne peut avoir lieu du fait du contribuable.
Avocat : SELAS AVOCATS PICOVSCHI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307047
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande de décharge d'impositions et de pénalités présentée par une contribuable, suite à un contrôle fiscal de la société dont elle était dirigeante. Le tribunal estime que les moyens soulevés, notamment concernant la régularité de la procédure de vérification de la société et la qualification de "maître de l'affaire", ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur le principe d'indépendance des procédures et les dispositions du livre des procédures fiscales.
Avocat : SELAS AVOCATS PICOVSCHI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307161
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'une infirmière libérale contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des contributions sociales pour les années 2019 et 2020. La juridiction a jugé que l'administration fiscale était fondée à procéder à une évaluation d'office des bénéfices en raison de l'absence de déclaration et d'une situation d'opposition au contrôle fiscal, conformément aux articles L. 74 et suivants du livre des procédures fiscales. Elle a également estimé que le recours aux données du système national inter régimes (SNIR) pour reconstituer le chiffre d'affaires était légal et que les pénalités étaient applicables.
Avocat : FOUDIL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307613
**Sujet principal** : Recours contre des rectifications fiscales et des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre des années 2016 et 2017, suite à un contrôle d'une SCI. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les moyens des requérants concernant l'irrégularité de la procédure de vérification. Il considère que la vérification n'est pas entachée d'irrégularité du fait qu'elle se soit déroulée chez l'expert-comptable, puisque cela résultait d'une demande de la gérante de la SCI, permettant toujours un débat contradictoire. **Textes appliqués** : Article L. 13 du livre des procédures fiscales (règles de vérification de comptabilité).
Avocat : MATHIEU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310273
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des contributions sociales, suite à une vérification de comptabilité d'une société dont le requérant était associé. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il écarte les moyens relatifs à l'irrégularité de la procédure de vérification de la société, au motif que ces irrégularités sont sans influence sur l'imposition personnelle du bénéficiaire des revenus distribués (principe d'indépendance des procédures). Il estime également que l'administration pouvait légalement fonder sa reconstitution du chiffre d'affaires sur les documents obtenus par son droit de communication. **Textes appliqués** : Le raisonnement s'appuie sur le principe d'indépendance des procédures fiscales et sur l'exercice légal du droit de communication de l'administration (Code général des impôts, Livre des procédures fiscales).
Avocat : BOFFARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405435
**Sujet principal** : Recours contre le refus de remise gracieuse d'un indu de Revenu de Solidarité Active (RSA). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de jugement unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'allocataire. Il estime que les versements bancaires non déclarés, récurrents et substantiels, ainsi que les absences aux rendez-vous de contrôle, ne permettent pas d'établir sa bonne foi, condition nécessaire pour obtenir une remise gracieuse. **Textes appliqués** : L'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui régit la récupération et la possible remise des indus de RSA, et les articles du code de justice administrative relatifs à la procédure.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601509
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un étudiant marocain visant à enjoindre au préfet de statuer sur son renouvellement de titre de séjour et de délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge constate que le silence gardé par l'administration pendant plus de 90 jours sur une demande de carte de séjour "étudiant" vaut décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 422-5 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il n'y a pas lieu d'ordonner les mesures sollicitées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : MPIGA VOUA OFOUNDA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602057
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour la remise d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge va statuer sur la demande d'injonction, car la requête n'a pas perdu son objet malgré la production par la préfecture d'un document attestant de la délivrance d'un récépissé, celui-ci ne prouvant pas sa remise effective à l'intéressée. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) ; articles R. 431-2, R. 431-3, R. 431-12, L. 421-1, R. 431-11 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : QUINSON
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502179
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que l'intéressée ne démontrait pas que son handicap entraînait une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique lors de tous ses déplacements extérieurs, conditions posées par les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et précisées par l'arrêté du 3 janvier 2017.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503206
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en plein contentieux, a examiné un recours contre une décision du président du conseil départemental de Saône-et-Loire n'accordant qu'une aide de 50 euros au titre du Fonds de Solidarité Logement (FSL) pour un impayé de gaz. Le juge, exerçant son office de pleine juridiction, a réformé la décision attaquée en fixant lui-même le montant de l'aide due. Il a appliqué le règlement intérieur du FSL du département et les textes législatifs et réglementaires régissant ce fonds (notamment la loi du 31 mai 1990 et le décret du 2 mars 2005), pour accorder aux requérants une aide de 450 euros, montant maximum prévu par le règlement pour leur situation.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600846
La commune de Sens a saisi le Tribunal Administratif de Dijon en référé pour obtenir la désignation d'un expert afin de constater l'état des bâtiments riverains avant la démolition de ses propres immeubles. Le tribunal a fait droit à cette demande, considérant que les travaux de démolition constituaient des travaux publics. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'ordonner une telle expertise préventive.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501142
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné une demande de décharge de la taxe sur les logements vacants pour l'année 2024. La juridiction a fait droit à la requête de la société SA Descas Père et fils, considérant que la vacance de son logement, mis en vente à un prix conforme au marché sans trouver acquéreur, était indépendante de sa volonté. Cette solution s'appuie sur les dispositions du VI de l'article 232 du code général des impôts et sur la jurisprudence du Conseil constitutionnel, qui exonère la taxe dans ce cas de figure.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507174
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de lui accorder une carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant le président du conseil départemental, et n'avait pas régularisé sa demande malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507538
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est le rejet d'une demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, pour lequel un recours administratif préalable obligatoire était requis. La juridiction a constaté que la requérante n'avait pas produit la décision issue de ce recours préalable, malgré une mise en demeure, violant ainsi les conditions de recevabilité. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 241-6 et R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506332
La décision concerne un désistement d'instance devant le Tribunal administratif de Rennes. La société Coreva, ayant omis de confirmer le maintien de ses conclusions après mise en demeure, est réputée s'être désistée. Le tribunal donne acte de ce désistement sur le fondement des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-2 du code de justice administrative.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GRIFFITHS DUTEIL & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207315
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un agent du CHU de Nantes demandant l'annulation du refus implicite de protection fonctionnelle et une indemnisation pour harcèlement moral. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas méconnu son obligation de protection prévue aux articles L. 134-1 et suivants du code général de la fonction publique, estimant que les agissements reprochés ne présentaient pas un lien suffisant avec l'exercice des fonctions de l'agent. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées, l'illégalité de la décision n'étant pas établie.
Avocat : SARL ANTIGONE