Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503408
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler son arrêté de reconduite à la frontière. Le juge a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée, reposait sur un examen individuel de sa situation et était légalement fondée sur son signalement Schengen par les autorités espagnoles. La juridiction a notamment appliqué les articles L. 615-1 et L. 541-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la convention d'application de l'accord de Schengen.
Avocat : LABELLE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303786
Le Tribunal Administratif de Rouen a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation des décisions refusant l'allocation temporaire d'invalidité à une fonctionnaire hospitalière. Cette solution est motivée par le fait que l'allocation a été octroyée en cours d'instance, privant ainsi le recours de son objet. Le tribunal a également rejeté la demande d'indemnité au titre des frais de procédure.
Avocat : LANGUIL
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400342
**Sujet principal** : Recours contre le refus de reconnaissance d'un accident de service imputable. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'agent. L'accident (lumbago survenu en descendant de sa voiture sur le parking de l'établissement avant sa prise de service) ne constitue ni un accident de service (car il n'est pas survenu dans l'exercice des fonctions) ni un accident de trajet (le stationnement sur le parking marquant la fin du trajet). **Textes appliqués** : Articles L. 822-18 et L. 822-19 du code général de la fonction publique, et articles 35-2 et 35-3 du décret n° 88-386 du 19 avril 1988.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400742
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... visant à annuler deux délibérations municipales relatives à l'inscription de chemins au Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée (PDIPR). Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la délibération n°2023/023, la qualifiant d'acte préparatoire dépourvu de caractère décisoire (article L. 361-1 du code de l'environnement). Il a également déclaré incompétent pour statuer sur les conclusions relatives à la propriété des chemins, relevant que cette question relève de la juridiction judiciaire (article L. 161-4 du code rural et de la pêche maritime).
Avocat : JULIE ELYSSA KRAIEM
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401122
La décision du Tribunal Administratif de Rouen concerne une demande d'indemnisation de la SAS La huche à pains contre la métropole Rouen Normandie pour préjudice économique lié à des travaux routiers. Le tribunal a rejeté la demande fondée sur la responsabilité sans faute, estimant que la perte de clientèle alléguée ne constituait pas un préjudice anormal et spécial excédant les inconvénients normaux des travaux d'intérêt général. La juridiction a également écarté la responsabilité pour faute, considérant que l'accès au commerce n'avait pas été entravé de manière illicite.
Avocat : EBC AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402252
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. G... E... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 16 avril 2024 refusant le regroupement familial pour deux de ses enfants. Le tribunal a jugé que le préfet de l'Eure était compétent pour signer la décision, que celle-ci était suffisamment motivée, et que le rejet était légal au regard des conditions de ressources exigées par les articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a ainsi estimé que les moyens soulevés, y compris l'invocation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Avocat : BOYLE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402333
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande d'indemnisation de Mme D... contre le CHU de Rouen pour préjudices liés à la pose de prothèses mammaires PIP. La juridiction a estimé que la responsabilité sans faute de l'établissement n'était pas engagée, les prothèses n'ayant pas présenté de défaut d'intégrité, et qu'aucun manquement à l'obligation d'information n'était caractérisé. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité médicale et les dispositions du code de la santé publique.
Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402571
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le non-renouvellement de son CDD d'agent éducatif. Le juge a estimé que la décision, fondée sur des considérations liées à l'intérêt du service et à l'aptitude professionnelle de l'agent, était légale, notamment après que l'intéressé ait été mis en mesure de présenter ses observations. Les textes appliqués incluent les principes généraux du droit de la fonction publique et les règles relatives aux contrats à durée déterminée.
Avocat : LANGUIL
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405273
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de la SARL Beauloo visant à annuler l'arrêté préfectoral de fermeture administrative de son restaurant pour manquements à l'hygiène. La juridiction estime que la décision, fondée sur l'article L. 233-1 du code rural et de la pêche maritime, est suffisamment motivée et que les autres moyens (défaut de contradictoire, erreur de fait, disproportion) ne sont pas fondés. La demande d'indemnisation est par conséquent rejetée.
Avocat : LF AS AVOCATS LE HAVRE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601181
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande du préfet de la Seine-Maritime d'expulser immédiatement une famille du Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA). Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas établie, notamment au regard de l'état de santé d'un enfant et des démarches de relogement entreprises par la famille. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SOUTY
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601210
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande du préfet de la Seine-Maritime d'expulser immédiatement une famille d'un Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA). Le juge estime que la mesure d'expulsion se heurte à une contestation sérieuse, notamment en raison de l'absence de traduction des notifications dans une langue comprise par la famille et de la situation de vulnérabilité de ses membres. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-liberté (article L. 521-3).
Avocat : DANTIER
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601212
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de la Seine-Maritime d'expulser immédiatement une famille du Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA). Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, la famille ayant justifié d'une solution d'hébergement alternative à compter du 10 avril 2026 et faisant état de la vulnérabilité liée à la scolarisation de leurs enfants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BIDAULT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601409
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a examiné un recours contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté la demande de suspension de l'OQTF, considérant que les moyens soulevés ne présentaient pas un doute sérieux quant à la légalité de la décision. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LABELLE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601410
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-liberté, a annulé l'arrêté préfectoral du 5 mars 2026 ordonnant l'éloignement de M. B... A... et son assignation à résidence. La juridiction a retenu que la décision d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant, méconnaissant ainsi les exigences du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres mesures (interdiction de retour, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et assignation à résidence), étant accessoires à cette OQTF illégale, ont été annulées par voie de conséquence.
Avocat : LABELLE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211311
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'une infirmière demandant l'annulation du refus de son employeur, le groupe hospitalier Sud Île-de-France, de reconnaître comme accident de service un malaise survenu après un appel téléphonique personnel. La juridiction a jugé que l'événement déclaré, lié à une usurpation d'identité, ne présentait pas de lien direct avec l'exercice des fonctions professionnelles de l'agent. La décision s'appuie sur les principes régissant la reconnaissance des accidents de service dans la fonction publique hospitalière.
Avocat : RIOU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2107144
La société civile immobilière Bonneuil Retail Park contestait devant le Tribunal Administratif de Melun le classement de ses locaux commerciaux en catégorie MAG 3 (magasins d'ensemble commercial) pour le calcul de la taxe foncière 2019-2020, demandant un classement en MAG 1 (boutiques sur rue). Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les locaux étaient bien intégrés à une zone commerciale regroupant différentes enseignes et que les arguments sur l'absence de mail ou le niveau des loyers n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les règles de classification des locaux professionnels issues de l'article 1498 du code général des impôts et du décret du 10 octobre 2011.
Avocat : SCHIANO-GENTILETTI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2201873
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., cadre de santé, qui contestait le refus de son employeur, le centre hospitalier, de prendre en charge ses arrêts de travail postérieurs au 1er mars 2021 au titre d'un accident de service survenu le 11 janvier 2021. La juridiction a jugé que la requête était recevable malgré les fins de non-recevoir soulevées par l'hôpital, mais a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve d'un lien de causalité suffisant entre l'accident initial et ses arrêts de travail ultérieurs pour la période litigieuse. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (articles R. 411-1 et R. 412-2) concernant la recevabilité des requêtes.
Avocat : BOUSSOUM
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404926
La société Domidom Services demande l'annulation d'amendes administratives pour manquements au droit du travail. Le Tribunal Administratif de Melun rejette la requête, estimant que la décision de sanction est régulière et que les moyens invoqués (incompétence, violation du contradictoire, disproportion) ne sont pas fondés. La juridiction s'appuie principalement sur les articles L. 8115-1 et L. 8115-5 du code du travail.
Avocat : LITTLER FRANCE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406824
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du 8 janvier 2024 par laquelle le ministère de l'intérieur avait clôturé la demande de titre de séjour de la requérante. Le tribunal a jugé que l'administration avait méconnu ses obligations procédurales, notamment en ne saisissant pas la commission du titre de séjour comme le prévoit l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de l'intéressée dans un délai de deux mois.
Avocat : LEPEU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406827
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du 8 janvier 2024 par laquelle le ministère de l'intérieur avait clôturé la demande de titre de séjour de la requérante. Le juge a retenu que l'administration avait méconnu les dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en appréciant incorrectement la condition d'âge de l'enfant de réfugié. Il a enjoint au préfet du Val-de-Marne de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : LEPEU