Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406828
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du 8 janvier 2024 par laquelle le ministère de l'intérieur avait clôturé la demande de titre de séjour de la requérante. Le juge a considéré que l'administration avait méconnu les dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne procédant pas à un examen au fond de la demande de carte de résident déposée par l'enfant d'un réfugié. La juridiction a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois.
Avocat : LEPEU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409839
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante algérienne, visant à annuler le refus du préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, au motif que la requérante ne justifiait pas des trois années de résidence régulière et ininterrompue requises. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au défaut de motivation ou à la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.
Avocat : HERVET
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410112
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour d'un ressortissant pakistanais. Le juge a retenu que le préfet de Seine-et-Marne avait méconnu l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration en ne communiquant pas les motifs de son refus, malgré une demande en ce sens du requérant. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Avocat : FALAH
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412750
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet opposée à un ressortissant tunisien demandant le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que l'administration avait méconnu l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, qui prévoit le renouvellement de plein droit de ce titre de séjour sous réserve d'un séjour régulier. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de procédure.
Avocat : MHK AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412839
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête d'une ressortissante ivoirienne demandant l'annulation d'une prétendue décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident. La juridiction a jugé les conclusions irrecevables, estimant que la requérante n'avait pas établi avoir formellement déposé une demande de titre de séjour auprès de la préfecture, de sorte qu'aucune décision implicite de rejet n'avait pu naître de son silence. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : OLAKA JEAN-MICHEL
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301280
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un blâme disciplinaire prononcé par la ville de Versailles. Le juge a estimé que la délégation de signature au maire-adjoint était régulière et que les griefs de vice de procédure, d'erreur de fait et de disproportion de la sanction n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives aux délégations et à l'exécutoire des actes communaux.
Avocat : ROCHEFORT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309100
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme C... D... visant à annuler le refus ministériel d'attribuer une allocation temporaire d'invalidité. Le juge a considéré que le taux d'incapacité permanente de 10 %, résultant de deux accidents de service distincts (2007 et 2020), n'était pas atteint de manière consolidée pour un seul événement, condition exigée par l'article 65 de la loi du 11 janvier 1984 et le décret du 6 octobre 1960. La décision administrative de rejet du 27 septembre 2023 est donc jugée légale.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310438
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un compte rendu d'entretien professionnel (CREP) 2022 d'une fonctionnaire territoriale. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles. **Solution retenue** : Le tribunal annule le CREP litigieux, ainsi que les décisions de rejet du recours hiérarchique et en révision, pour vice de procédure. Il enjoint à l'administration de procéder à une nouvelle évaluation. **Textes appliqués** : Le jugement s'appuie sur les articles L. 521-1 du code général de la fonction publique et les articles 2, 3 et 4 du décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014, qui encadrent la procédure et les critères de l'entretien professionnel. Il constate que la convocation n'était pas accompagnée des documents requis (fiche de poste, fiche d'entretien) et que le compte-rendu a été notifié hors délai, entachant ainsi la régularité de la procédure.
Avocat : LECOUR
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2401003
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C... visant à annuler une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions de trois jours prononcée par le SDIS des Yvelines. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'illégalité liée à l'exécution de la sanction sur une période travaillée et son caractère disproportionné, étaient infondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2020-69 du 30 janvier 2020 relatives aux obligations de service et aux activités accessoires des agents publics.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603873
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le rejet n'affectait pas de manière suffisamment grave et immédiate la situation de la requérante pour justifier une suspension avant le jugement au fond. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SOUIDI
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2402776
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. E... B... visant à annuler son assignation à résidence de 180 jours. Le tribunal a jugé que la mesure, prise par le préfet de la Vienne sur le fondement de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale. Il a notamment estimé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) restait exécutoire et que la décision était suffisamment motivée, rejetant les arguments sur la situation personnelle et familiale du requérant.
Avocat : GOMEZ
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301834
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de l'Agence de services et de paiement de lui accorder une prime à la conversion pour l'acquisition d'un véhicule électrique. Le tribunal a jugé que le requérant ne satisfaisait pas à la condition légale, prévue par l'article D. 251-4 du code de l'énergie, d'être propriétaire du véhicule mis au rebut depuis plus d'un an à la date de sa demande. Sa demande d'indemnisation a également été rejetée, le préjudice allégué n'étant pas établi.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600792
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision ministérielle prolongeant le placement à l'isolement d'un détenu. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404434
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer une carte de résident de dix ans à un ressortissant égyptien. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que les ressources du requérant étaient insuffisantes, alors que ses revenus déclarés sur les cinq dernières années étaient supérieurs au SMIC. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le préfet est enjoint de délivrer la carte dans un délai de deux mois.
Avocat : HERDEIRO
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405464
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral refusant une carte de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant ivoirien. Le juge a retenu que le préfet de la Seine-Saint-Denis a commis une erreur de droit en exigeant une autorisation de travail pour une demande de régularisation exceptionnelle au titre du travail, alors que cette procédure n'est pas soumise aux règles ordinaires du code du travail. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour du requérant.
Avocat : LOEHR
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405579
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis classant sans suite la demande de titre de séjour de la requérante. Le juge a estimé que le refus d'enregistrement, fondé sur un dossier prétendument incomplet, constituait une erreur de droit, la requérante ayant produit un justificatif de domicile valable (une quittance de loyer de moins de six mois). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son annexe 10.
Avocat : DAVID-BELLOUARD
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405739
Le Tribunal administratif de Montreuil (11ème chambre) a statué sur des recours en excès de pouvoir contre des décisions de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire (OQTF). Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme F... A... épouse C... ainsi que l'arrêté préfectoral du 10 avril 2025 rejetant la demande de M. G... C... et lui notifiant une OQTF. Il a enjoint au préfet de réexaminer leurs situations sous astreinte, en se fondant notamment sur un défaut d'examen particulier de leur situation personnelle et sur les articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE.
Avocat : BAOUZ
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406106
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant la délivrance d'un certificat de résidence de dix ans à un ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale en fondant son refus sur des données judiciaires issues du traitement d'antécédents judiciaires qui, en l'espèce, ne pouvaient être consultées pour une enquête administrative relative au séjour. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la demande du requérant dans un délai de deux mois.
Avocat : MOROSOLI
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406689
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de M. B... visant à annuler le rejet implicite de sa demande d'abrogation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour (IRT). Concernant l'IRT, le requérant est jugé irrecevable car il ne réside pas hors de France, condition exigée par l'article L. 613-7 du CESEDA. Concernant l'OQTF, le tribunal écarte le moyen tiré d'un droit au séjour, estimant qu'une admission exceptionnelle au séjour ne constitue pas un titre de plein droit.
Avocat : RAJI
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406902
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le rejet de son renouvellement de certificat de résidence algérien. Le tribunal a jugé que la décision expresse de rejet notifiée par le préfet le 22 mars 2024 s'était substituée à la décision implicite attaquée, et que le recours, formé le 24 mai 2024, était tardif au regard du délai de deux mois prévu par le code de justice administrative. La juridiction a ainsi déclaré la requête irrecevable sans examiner le fond du dossier.
Avocat : KHIAT COHEN