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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

339 527

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301490

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme F. et autres, voisins mitoyens, qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré le 17 novembre 2022 par le maire de Saint-Raphaël à la SAS Delta Promotion pour un hôtel de 54 chambres. Le tribunal a jugé que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir, mais a écarté l'ensemble de leurs moyens, notamment ceux tirés de l'absence d'accord de l'architecte des bâtiments de France, de la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU) et du risque d'inondation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans faire droit aux conclusions indemnitaires pour recours abusif présentées par la société pétitionnaire. Les textes appliqués sont principalement le code de l'urbanisme et le code du patrimoine.

Avocat : BCV AVOCATS

30 janvier 2026• 2ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301670

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de Mme A..., cheffe de la police municipale de Rayol-Canadel-sur-Mer, qui sollicitait la condamnation de la commune pour des fautes liées à une absence de réaction face à des faits de harcèlement moral, de discrimination fondée sur l'orientation sexuelle et d'atteinte à sa vie privée. La requérante n'a pas apporté d'éléments de fait suffisants pour présumer l'existence des discriminations ou du harcèlement moral allégués, ni démontré une carence fautive de la commune dans la protection de sa vie privée. En conséquence, le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune n'était pas engagée, appliquant notamment les articles 8 et 14 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'article 9 du code civil et l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : EYDOUX ROSELINE

30 janvier 2026• 2ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601239

Le tribunal administratif de Lyon, saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un immeuble situé à Quincieux présentant un danger pour la sécurité publique (effondrement partiel de toiture, de planchers et d'un mur). L'expert désigné devra examiner l'état du bâtiment et des constructions mitoyennes, se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et proposer des mesures provisoires de sécurité. La décision applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives à la police de la sécurité des immeubles.

30 janvier 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601125

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour un immeuble dangereux situé à Lyon. La juridiction a fait droit à cette demande, ordonnant la désignation d’un expert chargé d’examiner le bâtiment, d’évaluer l’existence d’un danger imminent et de proposer des mesures de sécurité. La décision s’appuie sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du même code, ainsi que sur le code de justice administrative.

30 janvier 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404774

Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours en plein contentieux par Mme A... C..., mère d’une patiente décédée après avoir quitté sans autorisation le GHU Paris psychiatrie et neurosciences, a ordonné une expertise avant dire droit. La requérante soutient que des fautes dans la prise en charge psychiatrique de sa fille, notamment un défaut de surveillance, ont causé son préjudice moral. Le tribunal estime ne pas disposer d’éléments suffisants pour se prononcer sur l’existence d’une faute de nature à engager la responsabilité de l’établissement sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. Il ordonne donc une expertise psychiatrique pour évaluer la conformité des soins et la prévisibilité du passage à l’acte, avant de statuer sur la demande indemnitaire de 15 000 euros.

Avocat : CABINET LETU ITTAH ASSOCIES

30 janvier 2026• 6e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406435

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. D..., médecin titulaire d’un diplôme tunisien, contestant le refus du Centre national de gestion (CNG) de l’autoriser à exercer en France la spécialité d’endocrinologie-diabétologie-nutrition. Le requérant invoquait l’incompétence de l’auteur de l’acte, un vice de procédure lié à la composition de la commission d’autorisation, et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses moyens, jugeant que la décision était régulièrement signée, que la commission était valablement composée et que le CNG n’avait pas commis d’erreur d’appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 4111-2 du code de la santé publique et la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019.

Avocat : CABINET POUPET & KACENELENBOGEN

30 janvier 2026• 6e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407515

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B..., détenu, qui demandait 20 000 euros en réparation du préjudice moral subi du fait d’un régime exorbitant de fouilles à nu lors de sa détention au centre pénitentiaire de Paris - La Santé. Le tribunal estime que le requérant n’établit pas l’existence d’un préjudice, faute d’avoir précisé les dates et circonstances des fouilles intégrales alléguées, et ce malgré l’invocation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 225-1 et R. 225-1 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions indemnitaires et accessoires.

Avocat : RUIZ

30 janvier 2026• 6e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509757

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme A... contestant un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 8 089 euros, ainsi que la suppression de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) et à la prime d’activité. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives au RSA et à la prime d’activité comme irrecevables, car le recours administratif préalable obligatoire avait été introduit après l’expiration du délai de deux mois prévu par le code de l’action sociale et des familles et le code de la sécurité sociale. S’agissant de l’indu d’ALS, le tribunal a estimé que les moyens soulevés par Mme A..., notamment les vices de procédure et l’absence de motivation, n’étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de Mme A..., confirmant la légalité des décisions de la CAF de Paris et de la maire de Paris.

Avocat : MOUTOUSSAMY

30 janvier 2026• 6e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509824

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme B... contestant un indu de prime d'activité de 5 484,43 euros, notifié par la CAF de Paris, et ramené à 2 562,78 euros après recours. La requérante invoquait des vices de procédure (défaut de motivation, absence de signature électronique authentifiable, défaut d'assermentation de l'agent) et contestait le bien-fondé de la dette. Le tribunal a rejeté les moyens de procédure comme inopérants, la décision implicite de rejet s'étant substituée à la décision initiale. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais il s'appuie sur les articles R. 222-13 du code de justice administrative et les dispositions du code de la sécurité sociale.

Avocat : DESFARGES

30 janvier 2026• 6e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513625

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... contestant sa radiation du dispositif « Accompagner et Reloger les Publics Prioritaires » (ARPP) par la Ville de Paris. La requérante soutenait une erreur manifeste d’appréciation, mais le tribunal a jugé que la décision de radiation, fondée sur le refus d’une proposition de logement social, était conforme aux dispositions des articles L. 441-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation ainsi qu’à la convention d’attribution parisienne du 1er septembre 2021. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de Mme B..., incluant ses demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice.

Avocat : LE BEL ESQUIVILLON

30 janvier 2026• 6e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519441

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les quatre requêtes de M. A... concernant des indus d’aide exceptionnelle de fin d’année (152,45 € pour 2021 et 228,67 € pour 2022) et de revenu de solidarité active (21 104,90 €), ainsi que le titre de perception correspondant. Statuant en formation de juge unique sur le fondement de l’article R. 222-13 du code de justice administrative, le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l’irrégularité de la procédure et du bien-fondé des créances, n’étaient pas fondés. Les demandes de décharge des obligations de payer et les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : DESFARGES

30 janvier 2026• 6e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505582

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de l’Office Public de l’Habitat (OPH) de la Seine-Maritime – Habitat 76, qui sollicitait la prolongation de la mission de l’expert désigné dans le cadre de travaux de déconstruction à Bolbec. La requête, fondée sur l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative, visait à maintenir l’expert en fonction jusqu’à la fin des travaux et à chiffrer le coût d’éventuels travaux de remise en état. Le tribunal a estimé qu’aucun dommage lié aux travaux n’était établi, rendant la demande infondée. Il a précisé qu’en cas de dommages futurs, l’OPH pourrait saisir à nouveau le juge des référés.

30 janvier 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304890

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la commune de Mont-Saint-Aignan d’une demande de condamnation de la société Grand Ouest Construction et de son assureur, Axa France IARD, à l’indemniser des préjudices résultant de fautes dans l’exécution du lot n°1 d’un marché public de travaux pour un centre culturel. La commune invoquait une responsabilité contractuelle et un dol, sollicitant 2,4 millions d’euros pour préjudices financiers et d’image. En défense, Axa France IARD a soulevé l’incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions dirigées contre elle, en tant qu’assureur de droit privé. Le tribunal a fait droit à cette exception, rejetant les demandes formées contre la société d’assurances comme portées devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de la répartition des compétences entre juridictions judiciaire et administrative.

Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS

30 janvier 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402977

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C..., un ancien attaché territorial, qui demandait le paiement d’une indemnité pour congés annuels non pris et heures supplémentaires, ainsi que des dommages et intérêts. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives aux congés annuels, le département ayant déjà versé les sommes dues après l’introduction de la requête. Concernant les heures supplémentaires, la demande a été rejetée car M. C... n’a pas démontré en avoir effectué en dehors de son cycle de travail. Enfin, la demande indemnitaire pour préjudices a été rejetée, aucune faute du département n’étant établie, notamment car l’agent, en arrêt maladie, ne pouvait pas prendre ses congés.

Avocat : EBC AVOCATS

30 janvier 2026• 4 ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313095

Le Tribunal administratif de Nantes a condamné l’État à verser 2 000 euros à M. et Mme A... en réparation du préjudice moral subi en raison de l’illégalité du refus de délivrance d’un visa de long séjour pour M. A..., ressortissant algérien. Cette illégalité, constatée par un jugement antérieur du même tribunal, a prolongé la séparation du couple du 21 février 2021 au 13 janvier 2022, soit 326 jours. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de la faute résultant de ce refus illégal. La somme allouée est assortie des intérêts au taux légal à compter du 16 février 2023, avec capitalisation annuelle.

Avocat : PRONOST

30 janvier 2026• 12eme chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316393

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. F... E... et sa famille d'une demande d'indemnisation pour les préjudices résultant du refus illégal de délivrance de visas de long séjour (réunification familiale) et du délai anormalement long d'examen de leurs demandes. Le tribunal a reconnu que l'illégalité des refus de visa constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La solution retenue est une condamnation de l'État à réparer les préjudices subis, en application des principes de la responsabilité pour faute et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : POLLONO

30 janvier 2026• 12eme chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301054

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de M. A... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017-2018. Le litige portait sur la déductibilité de charges réintégrées par l'administration fiscale dans le cadre d'un contrôle de la société Active Construction, dont M. A... était gérant et associé. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait au requérant, qui n'avait pas répondu à la proposition de rectification, et qu'il n'apportait pas la preuve de la réalité et du caractère déductible des dépenses litigieuses. La solution retenue s'appuie sur les articles 39 du code général des impôts et R. 194-1 du livre des procédures fiscales.

Avocat : GUILLOT

30 janvier 2026• 3ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304604

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la SCA Cave des producteurs de Vouvray, qui sollicitait la décharge de cotisations supplémentaires de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. La société soutenait que ses locaux loués à la SAS Etang Vignon Services, qui exerce une activité de manipulation et transformation de vin, bénéficiaient de l'exonération prévue au b du 6° de l'article 1382 du code général des impôts pour les bâtiments affectés à un usage agricole par les coopératives agricoles, ou à titre subsidiaire au a du même article pour les bâtiments ruraux. Le tribunal a jugé que l'activité de la SAS Etang Vignon Services, utilisant d'importants moyens matériels pour la transformation et le conditionnement de vins effervescents, présentait un caractère industriel, excluant ainsi l'application des exonérations prévues par l'article 1382 du code général des impôts.

Avocat : SELARL WALTER & GARANCE AVOCATS

30 janvier 2026• 3ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304606

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la SAS Etang Vignon Services, qui sollicitait la décharge de rappels de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2019 à 2022. La société, qui exerce une activité de production, d'élaboration et de conditionnement de vin à partir de raisins apportés par des coopératives agricoles, ne peut bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1450 du code général des impôts, car elle n'est pas l'exploitante agricole des vignes. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi l'imposition.

Avocat : SELARL WALTER & GARANCE AVOCATS

30 janvier 2026• 3ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304947

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme E... qui demandaient la décharge de leur taxe foncière 2023. Les requérants invoquaient une exonération liée à la pension d'invalidité de Mme E..., mais le tribunal a constaté qu'au 1er janvier 2023, celle-ci ne percevait aucune des allocations prévues par l'article 1390 du code général des impôts (allocation de solidarité aux personnes âgées, allocation supplémentaire d'invalidité ou allocation aux adultes handicapés). Le tribunal a également écarté l'application de l'exonération temporaire prévue au II du même article, faute pour les requérants d'avoir démontré qu'ils remplissaient les conditions les années précédentes. La solution retenue est donc le rejet de la demande.

30 janvier 2026• Juge unique 3ème chambre