Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432844
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, invoquait la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution de la décision de relogement urgent, mais a fixé l'indemnisation à 900 euros, une somme inférieure à celle demandée, pour réparer les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral.
Avocat : QUIENE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500156
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de son absence d'offre de logement dans le délai légal après une décision de la commission de médiation. Elle a condamné l'État à verser 1 670 euros au requérant pour la réparation de ses préjudices, mais a rejeté sa demande de remboursement de frais d'honoraires d'avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : BAGUET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500236
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'a reçu aucune offre de l'État dans les délais légaux. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de sa carence fautive. Il a alloué au requérant une indemnité de 4 000 euros pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence.
Avocat : BAGUET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500250
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de son défaut d'offre de relogement dans le délai légal après une décision de la commission de médiation. Elle a condamné l'État à indemniser la requérante à hauteur de 1 470 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence, mais a rejeté sa demande de remboursement de frais d'avocat distincts.
Avocat : OUATTARA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206902
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un gardien de la paix demandant réparation pour les préjudices liés au traitement de sa demande de rupture conventionnelle. La juridiction a jugé la demande irrecevable au fondement de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir préalablement adressé à l'administration une demande indemnitaire formelle liant le contentieux. En conséquence, la demande de condamnation de la direction générale de la police nationale au paiement d'environ 102 000 euros a été écartée.
Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300119
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à annuler un titre de recettes émis par la commune de Champigny-sur-Marne pour recouvrer un indu de salaire présumé. Le litige portait sur la légalité de cette créance, la requérante contestant avoir perçu un indu au titre d'un congé de maladie et d'un accident de service. Le tribunal a annulé le titre de recettes, considérant que la commune n'avait pas démontré l'existence d'un indu, en application des articles L. 321-1 et R. 323-11 du code de la sécurité sociale et des articles 7, 9 et 12 du décret n°88-145 du 15 février 1988 relatifs au maintien de traitement des agents contractuels territoriaux.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601634
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de la communauté d’agglomération Melun Val de Seine. Le juge a ordonné la désignation d'un expert pour examiner l'état d'une propriété présentant des risques pour la sécurité publique, conformément à l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La procédure de désignation suit les règles des articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301210
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision fiscale refusant de rectifier son revenu fiscal de référence pour 2020. Le tribunal a jugé que les revenus de capitaux mobiliers perçus par le notaire mandataire au cours de la succession étaient réputés mis à sa disposition, conformément à l'article 12 du code général des impôts. La requérante n'a pas apporté la preuve contraire, ses pièces ne démontrant pas qu'elle n'avait pas eu la disposition de la somme litigieuse de 18 515 euros.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2304032
**Sujet principal** : Le requérant conteste la régularité de procédures de contrôle fiscal (examen de situation fiscale personnelle et vérification de comptabilité) et les impositions supplémentaires (impôt sur le revenu et TVA) ainsi que les pénalités qui lui ont été notifiées au titre des années 2008 à 2015, pour une activité présumée occulte de jardinage. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Versailles (5ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime, sur le point de la motivation des propositions de rectification, que celles-ci étaient suffisamment motivées au regard des exigences de l'article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales, car elles indiquaient clairement le fondement juridique (activité occulte) et la méthode de calcul (bénéfice forfaitaire) appliqués par l'administration. **Textes appliqués** : L'article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales (motivation des propositions de rectification).
Avocat : SELARL FD FISCALITE ET DROIT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2205703
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. A... visant à annuler une demande d'aide internationale au recouvrement de taxes d'habitation adressée par l'administration fiscale française au Royaume-Uni. Le tribunal estime que les conclusions en annulation sont irrecevables, car le requérant disposait d'une voie de recours alternative devant les juridictions britanniques pour contester les mesures de recouvrement, conformément à l'article 14 de la directive 2010/24/UE. Les autres demandes (sursis de paiement et indemnité) sont également rejetées.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2207655
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de décharge et de sursis de paiement de la taxe d’habitation pour les années 2017 et 2018. Le tribunal estime que les moyens soulevés, qui contestent l'assiette de l'impôt (surface taxable), sont irrecevables dans le cadre d'un contentieux de recouvrement, conformément à l'article L. 281 du Livre des procédures fiscales. Il ajoute que le bénéfice du sursis de paiement, prévu à l'article L. 277 du même code, n'est pas applicable car la demande ne conteste pas le bien-fondé de l'imposition mais relève du contentieux du recouvrement.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512302
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral refusant l'admission au séjour et ordonnant la quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision du préfet des Yvelines est suffisamment motivée et procède d'un examen approprié de la situation personnelle du requérant, un ressortissant sénégalais. La juridiction applique les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006.
Avocat : SIDI-AISSA
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2501914
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale. Cette mesure, jugée utile pour un futur litige principal, vise à éclairer les conditions de la prise en charge hospitalière du requérant par le CHU de Poitiers suite à un accident de la route. La mission de l'expert consistera à déterminer l'existence d'éventuels manquements dans la prise en charge du patient.
Avocat : SCPA NORMAND ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502357
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à établir l'imputabilité au service de l'accident de travail survenu le 14 avril 2023 à un agent territorial de la commune de Niort, ainsi qu'à évaluer les préjudices qui en découlent. La juridiction a jugé cette expertise utile en vue d'un futur litige indemnitaire, la commune ne s'étant pas opposée à la demande.
Avocat : GENDREAU
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312945
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation du syndicat de copropriétaires pour préjudices liés aux travaux de prolongation de la ligne 14 du métro. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de la RATP pour troubles de voisinage anormaux et spéciaux, fondement applicable aux dommages causés par des travaux publics, n'était pas établie en l'espèce. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour travaux publics.
Avocat : BJA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314477
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SAS GreenGo visant à obtenir la restitution d'un crédit d'impôt innovation de 61 060 euros pour l'année 2022. La juridiction a jugé que le produit développé par l'entreprise ne satisfaisait pas aux conditions légales pour être considéré comme un "nouveau produit" au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts, notamment parce qu'il ne se distinguait pas suffisamment des produits existants par des performances techniques supérieures. Le tribunal a ainsi confirmé la décision de rejet prise par l'administration fiscale.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2315271
**Sujet principal** : Recours d'une EURL contre des impositions supplémentaires (impôt sur les sociétés, TVA, taxe sur les véhicules de société) suite à une vérification de comptabilité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'entreprise. Il écarte les moyens soulevés, considérant que la notification de l'avis de vérification était régulière (respect de l'article L. 47 du Livre des Procédures Fiscales) et que les procédures contestées, y compris l'emport de documents, ont été menées conformément à la réglementation fiscale. **Textes appliqués** : Livre des Procédures Fiscales (notamment article L. 47), Code Général des Impôts, Code de Justice Administrative.
Avocat : NESA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2400569
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre de 2020. La juridiction a jugé que les travaux de rénovation du réseau d'assainissement de son domicile ne remplissaient pas les conditions légales pour ouvrir droit au crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) prévu à l'article 200 quater du code général des impôts. En effet, ces travaux spécifiques ne relèvent pas des catégories éligibles (chauffage, eau chaude sanitaire, ventilation, isolation) et n'ont pas été réalisés dans le cadre d'un "bouquet de travaux" par une entreprise certifiée, comme l'exige la réglementation.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518638
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société Eiffage Génie Civil en ordonnant une expertise avant travaux. Le juge a désigné un expert pour constater l'état initial des ouvrages avoisinant un chantier de travaux publics et évaluer leur vulnérabilité, en application de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert pourra se poursuivre pendant l'exécution des travaux pour constater d'éventuels dommages.
Avocat : CABINET MOLAS-RIQUELME ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500058
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en juge unique, a été saisi d’une contravention de grande voirie par le directeur de l’agence des cinquante pas géométriques. Il était reproché à M. C... d’avoir, sans autorisation, édifié une extension sur deux niveaux et entreposé des débris sur la parcelle BD n° 1497, située sur le domaine public maritime dans la zone des cinquante pas géométriques. Le tribunal a constaté la matérialité des faits, constitutifs d’une atteinte à l’intégrité du domaine public au sens des articles L. 2132-2 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a condamné le contrevenant au paiement d’une amende de 5 000 euros sur le fondement de l’article L. 2132-3-2 du même code, et lui a enjoint de remettre les lieux en l’état sous astreinte.