Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2401482
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du maire de Kertzfeld du 2 février 2024 retirant un permis de construire. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que le requérant, ayant explicitement demandé à présenter des observations orales conformément à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, en avait été privé. Cette privation d'une garantie essentielle, dans le cadre d'une décision de retrait d'une autorisation créatrice de droits, a entraîné l'illégalité de la décision municipale.
Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2404858
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a jugé que sa demande, fondée sur l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, était irrecevable car elle avait été déposée par voie postale. En effet, depuis le 26 juin 2023, ces demandes doivent obligatoirement être effectuées via le téléservice ANEF, conformément à l'arrêté du 22 juin 2023 pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le silence de l'administration sur une demande irrégulièrement présentée ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir.
Avocat : SELARL AXIO AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2406423
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le ministre de la justice suspendait pour quatre mois un éducateur de la PJJ. Le tribunal a jugé que cette seconde suspension, fondée sur les mêmes faits qu'une première mesure de 2023, constituait une prolongation illégale au-delà du délai maximal de quatre mois prévu par les articles L. 531-1 et L. 531-2 du code général de la fonction publique. Il a également rejeté les arguments de l'administration fondés sur des poursuites pénales distinctes, celles-ci n'étant pas mentionnées dans l'arrêté attaqué et ne justifiant pas, en l'espèce, une telle prolongation.
Avocat : SCP IOCHUM & GUISO
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2407222
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de parents demandant l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fils. Le tribunal a jugé que la composition de la commission académique était régulière et que le refus, fondé sur l'absence de situation propre à l'enfant justifiant ce mode d'instruction au sens de l'article L. 131-5 du code de l'éducation, ne comportait pas d'erreur de droit ou d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation relatives à l'instruction en famille et au recours administratif préalable.
Avocat : SELAS NAUSICA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2407309
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de parents demandant l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fille. Le tribunal a jugé que la commission académique avait légalement apprécié l'absence de justification suffisante du motif d'itinérance et l'insuffisance du projet éducatif présenté au titre de l'article L.131-5 du code de l'éducation. La décision attaquée n'est pas entachée d'erreur de droit ou de fait, ni d'un défaut de motivation.
Avocat : SELARL LEONEM
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2407996
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé le refus du préfet du Haut-Rhin de délivrer un document de circulation pour étranger mineur (A...). Le tribunal a jugé que l'enfant, entré en France avant l'âge de 13 ans avec un visa de longue durée et résidant habituellement dans le pays, remplissait les conditions légales de l'article L. 414-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer le document dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 500 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408003
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en annulation d'un refus d'autorisation d'instruction en famille. Le tribunal a jugé que la décision de la commission académique, prise par sa secrétaire générale représentant légalement le recteur, était régulière en termes de composition et de procédure. Il a également estimé que la commission avait correctement apprécié, au regard des articles L. 131-5 et suivants du code de l'éducation, que la situation de l'enfant ne justifiait pas une dérogation à l'obligation de scolarisation.
Avocat : GOUY-PAILLIER
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408244
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de parents demandant l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leurs deux filles. Le tribunal a jugé que la composition de la commission académique, présidée par la secrétaire générale en tant que représentante du recteur, était conforme aux dispositions des articles L. 131-5 et D. 131-11-11 du code de l'éducation. Il a également estimé que les motifs du refus, fondés sur l'absence de situation propre de l'enfant justifiant ce mode d'instruction, étaient légalement justifiés au regard du 4° de l'article L. 131-5 du même code.
Avocat : SELARL CHAVKHALOV & MILCENT
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408759
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'expulsion. Le tribunal a jugé que le préfet du Haut-Rhin était compétent pour prononcer cette mesure, car l'étranger, bien que résidant en France depuis l'âge de 13 ans, avait été condamné pour des délits punis de peines d'emprisonnement, ce qui permet une dérogation aux règles de compétence du ministre. La décision s'appuie sur les articles L. 631-1, L. 631-3 et R. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MOUMEN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409483
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral lui interdisant le retour sur le territoire français pour deux ans. Le tribunal a jugé que la décision, signée par une personne disposant d'une délégation régulière, était légale et ne méconnaissait pas l'autorité de la chose jugée, le nouveau délai étant différent de celui annulé précédemment. Il a également estimé que la durée de deux ans, fixée en application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne constituait pas une erreur d'appréciation.
Avocat : SABATAKAKIS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409706
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, notamment son article 7 bis, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En revanche, le requérant a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : BOUDHANE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500549
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant albanais, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le préfet avait correctement apprécié, au regard notamment de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), que les conditions pour la délivrance d'un titre de séjour au titre de la protection de l'enfance n'étaient pas remplies. Les autres moyens, y compris ceux tirés de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Avocat : BACH-WASSERMANN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501494
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. et Mme A..., un couple kosovar, visant à annuler des arrêtés préfectoraux de septembre 2024 leur retirant leur attestation de demandeur d'asile, leur ordonnant de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que leur état de santé, bien qu'établi, ne constituait pas un obstacle à l'éloignement, car ils n'ont pas démontré que l'absence de soins au Kosovo aurait des conséquences d'une exceptionnelle gravité. La juridiction a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme concernant le droit au respect de la vie privée et familiale.
Avocat : ZIND
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503823
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, saisi par la société Bouleversant Patrimoine d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de permis de construire, annule l'arrêté municipal du 10 avril 2025. Le juge retient que le dossier était réputé complet (articles R. 423-22 et R. 423-38 du code de l'urbanisme), rendant illégal le premier motif de refus. Il n'examine pas le second motif (méconnaissance du PLU) et rejette la demande d'injonction de délivrer le permis ainsi que la condamnation aux dépens.
Avocat : WAGNER
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503824
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du maire de Rosheim refusant un permis de construire pour 14 logements sociaux. La juridiction a jugé illégal le premier motif de refus (dossier incomplet), car l'autorité n'avait pas notifié les pièces manquantes dans le délai d'un mois, rendant le dossier réputé complet en application des articles R. 423-22 et R. 423-38 du code de l'urbanisme. Le tribunal n'a pas eu à statuer sur les autres moyens, l'illégalité de ce premier motif entraînant à elle seule l'annulation de la décision.
Avocat : RIBIERE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507791
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision du préfet du Bas-Rhin classant sans suite la demande de titre de séjour d'un ressortissant algérien. Le juge a écarté l'irrecevabilité soulevée par l'administration, estimant que le dossier du requérant était complet au regard des exigences légales, notamment de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation du demandeur dans un délai de deux mois, considérant que la décision contestée était entachée d'erreur de fait et d'un défaut d'examen particulier.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508852
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision du préfet du Bas-Rhin refusant la délivrance d'une carte de résident à un parent d'enfants réfugiés. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur le fait que le requérant détenait déjà un titre de séjour "salarié", constituait une erreur de droit. Il a appliqué l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui n'exclut pas un changement de statut au bénéfice de cette disposition.
Avocat : SELARL BERARD - JEMOLI - SANTELLI - BURKATZKI - BIZZARRI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601519
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a été saisi d'une demande de mainlevée d'une suspension d'un arrêté de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. Le juge a accueilli la demande, mettant fin à la suspension, au vu d'un élément nouveau : la régularisation du vice initial (non-respect d'une règle de recul) par la signature d'une servitude et la délivrance d'un nouvel arrêté municipal. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601739
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet du Bas-Rhin avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 251-1 du CESEDA, estimant que les condamnations de l'intéressé pour des faits de vol par effraction et de conduite sous stupéfiants constituaient une menace réelle et actuelle pour l'ordre public. Il a également considéré que les mesures contestées ne méconnaissaient pas les stipulations de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE.
Avocat : CLAUSMANN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601865
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a examiné la demande d'un ressortissant géorgien visant à enjoindre au préfet de lui remettre un dossier médical nécessaire à sa demande de titre de séjour pour raison de santé. Le juge a constaté que l'administration avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressé pour lui remettre ce dossier, privant ainsi la demande de son objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, tout en accordant l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : BERRY