Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600418
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a statué sur la demande d'une ancienne assistante hospitalo-universitaire visant à contraindre son employeur à lui délivrer des documents de fin de contrat. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la transmission de l'attestation employeur et de l'attestation de fin de fonctions, ces documents ayant été communiqués après l'introduction de la requête. En revanche, il a rejeté la demande concernant le certificat administratif de services, estimant que la requérante n'avait pas démontré l'utilité de cette mesure.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600519
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la requête d'une ressortissante ivoirienne demandant l'injonction de délivrer un titre de séjour et une indemnisation pour préjudice moral. Le juge estime que l'octroi définitif d'un titre excède sa compétence provisoire et que la réparation pécuniaire n'est pas possible dans cette procédure d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 511-1 du code de justice administrative, qui régissent les conditions de l'urgence et le caractère provisoire des mesures en référé.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600549
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande d'injonction du requérant visant à contraindre le préfet de la Moselle à statuer sur sa demande d'admission au séjour. Le juge a estimé que le silence de l'administration pendant plus de quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, ce qui rendait l'injonction impossible car elle ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La juridiction a également considéré que l'urgence n'était pas caractérisée, notamment après la convocation du requérant et la prolongation de son récépissé par la préfecture. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : OLSZAKOWSKI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601050
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'un étranger sollicitant l'injonction au préfet de lui fixer un rendez-vous et de lui délivrer un récépissé. Cette décision fait suite à la délivrance, postérieurement à l'introduction de la requête, d'un récépissé valide par la préfecture. Le juge a également rejeté la demande d'allocation de somme au titre des frais du litige.
Avocat : CABINET GHAYA BEL HAJ
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601139
**Sujet principal** : Demande en référé d’injonction au préfet du Bas-Rhin de délivrer une attestation de prolongation d’instruction d’une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge constate qu’il n’y a plus lieu de statuer (non-lieu à statuer), car l’administration a, postérieurement à la requête, délivré au demandeur une attestation de décision favorable et a accordé la carte de séjour sollicitée. La demande a donc perdu son objet. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602863
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Vals-les-Bains en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, visait à faire examiner un mur d'enrochement présentant un danger potentiel pour la sécurité publique. La mission de l'expert consiste à constater l'état de l'ouvrage, évaluer l'existence d'un danger imminent et proposer les mesures conservatoires nécessaires.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602903
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la Métropole de Lyon en désignant un expert. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire examiner un immeuble présentant un danger potentiel pour la sécurité publique à Vernaison. La mission de l'expert, régie par le code de justice administrative, consiste à constater l'état des lieux, évaluer l'existence d'un danger imminent et proposer les mesures conservatoires nécessaires.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514841
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme B... visant à obtenir la remise gracieuse d'une dette de prime d'activité. La juridiction estime que la requérante, bien qu'invitée à le faire, n'a pas fourni les justificatifs nécessaires permettant d'apprécier sa situation de précarité, condition essentielle pour statuer sur une telle demande en plein contentieux. L'ordonnance de rejet est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête étant jugée insuffisamment motivée.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2204296
La décision concerne la contestation par une SCI de la taxe sur les logements vacants pour 2021. Le Tribunal Administratif de Melun rejette la requête, considérant que la société n'apporte pas la preuve que la vacance du logement était indépendante de sa volonté, notamment en ne démontrant pas que les travaux nécessaires pour le rendre habitable étaient d'une importance suffisante au regard des critères constitutionnels. Le tribunal applique les dispositions de l'article 232 du code général des impôts et se réfère à la jurisprudence du Conseil constitutionnel sur la notion de vacance involontaire.
Avocat : SARFATI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2207858
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, a rejeté les requêtes des sociétés Cofin'Audit et Modafinances qui contestaient des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA). Le tribunal a estimé que l'administration fiscale avait légalement procédé à la vérification de comptabilité et que les méthodes de redressement, fondées sur les articles L. 55 du livre des procédures fiscales et 39 du code général des impôts, étaient justifiées. Les demandes de décharge des cotisations et de condamnation de l'Etat aux dépens ont donc été écartées.
Avocat : CABINET CORNET VINCENT SEGUREL PARIS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210913
Sujet principal : L'EURL Ulgador conteste le refus partiel de l'administration fiscale de lui accorder le crédit d'impôt en faveur des métiers d'art au titre de 2021. Juridiction : Le Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de l'entreprise. Il estime que les dépenses litigieuses (qualifiées de "matières premières spécifiques" et d'"achats d'études et de prestations") ne remplissent pas les conditions légales pour être prises en compte dans le calcul du crédit d'impôt. Textes appliqués : Les articles 244 quater O et 199 ter N du code général des impôts, régissant le régime du crédit d'impôt en faveur des métiers d'art.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600686
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à un ressortissant gambien, estimant que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies. Le juge a rejeté la demande d'autorisation de travail associée au récépissé, ainsi que l'astreinte sollicitée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600897
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé avec autorisation de travail à un étranger dont la demande de renouvellement de titre de séjour était complète. Le juge a estimé que l'absence de ce document, malgré un dossier complet, créait une situation urgente en empêchant le requérant de travailler. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601283
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la demande de suspension du recouvrement de cotisations d'impôt et de pénalités. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment au regard de ses ressources et de la valeur de son patrimoine immobilier. La décision se fonde également sur les articles L. 247 et L. 262 du livre des procédures fiscales concernant les conditions de remise gracieuse et les modalités de recouvrement.
Avocat : MARTIN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601461
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... B... visant à enjoindre au préfet de délivrer un document provisoire de séjour. Le juge a constaté que sa demande de renouvellement de titre de séjour, déposée depuis plus de quatre mois, était réputée avoir fait l'objet d'une décision implicite de rejet en application des articles R.432-1 et R.432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est interdit par l'article L.521-3 du code de justice administrative, justifiant le rejet par application de l'article L.522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601491
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension de procédures de recouvrement fiscal. Le juge estime que la requête est manifestement mal fondée, car le contribuable ne bénéficie pas du sursis de paiement prévu à l'article L. 277 du livre des procédures fiscales, sa contestation ne portant pas sur le bien-fondé de l'imposition. Par conséquent, les poursuites engagées par le pôle de recouvrement ne constituent pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : BROSSON MERCERET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601541
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, bien que confronté à un risque de perte d'emploi lié à l'inexécution d'un jugement antérieur, ne justifiait pas de l'urgence particulière requise pour une intervention dans un délai de 48 heures. La requête a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ABASSIT
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501425
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision de la CDAPH refusant la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. La juridiction a jugé que la commission avait légalement apprécié l'absence de réduction effective des possibilités d'obtenir ou de conserver un emploi au regard de l'état de santé du requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 5213-1 et suivants du code du travail et L. 114 du code de l'action sociale et des familles définissant le handicap et la qualité de travailleur handicapé.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501490
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a jugé que l'état de santé du requérant, suite à une thrombose fémorale, ne remplissait pas les critères légaux d'une réduction importante et durable de la mobilité pédestre. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté ministériel du 3 janvier 2017 définissant les conditions d'attribution.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501624
Le Tribunal Administratif de La Réunion a statué sur un recours en plein contentieux visant l'annulation du refus d'attribuer une carte mobilité inclusion avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le demandeur invoquait des difficultés importantes pour marcher et maintenir la station debout. La juridiction a rejeté la requête, considérant que l'état de santé du requérant ne remplissait pas les critères légaux de réduction importante et durable de la capacité de déplacement, tels que définis par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté ministériel du 3 janvier 2017.