Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500616
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement des requérants suite à leur défaut de confirmer le maintien de leurs conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le juge estime que la requête, introduite alors que le litige concernant le versement d'une prime de transition énergétique par l'ANAH était déjà réglé, présentait un caractère abusif. En conséquence, il condamne les requérants au paiement d'une amende de 1 000 euros sur le fondement de l'article R. 741-12 du même code.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601954
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant guinéen visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre est intervenue, en application de l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui fait obstacle à l'octroi de la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande de condamnation pécuniaire est également rejetée.
Avocat : GHETTAS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604771
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, les requérants n'ayant pas démontré que le refus causait un préjudice suffisamment grave et immédiat, notamment au regard du délai pris pour déposer la demande et de l'absence d'aggravation récente de l'état de santé du père. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : POLLONO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605143
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de visa de court séjour pour raisons médicales et familiales. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car le refus de visa ne constitue pas en soi une situation d'urgence et les justifications médicales fournies ne démontrent pas une nécessité immédiate de consultation en France. **Textes appliqués** : Les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs aux conditions de la suspension en référé et au rejet pour défaut d'urgence.
Avocat : QUENNEHEN - TOURBIER
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605162
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de visas de réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que les requérants ont contribué à la situation invoquée en déposant leurs demandes plusieurs années après la reconnaissance du statut de réfugié du père de famille. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CLERC
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500602
Le Tribunal administratif de Nancy constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant le retrait d'une prime de transition énergétique par l'ANAH. Cette solution est prise car l'agence a déjà retiré la décision contestée et agréé le recours administratif des requérantes, privant ainsi le litige de son objet. La juridiction applique les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour prononcer le non-lieu et rejeter la demande de condamnation pécuniaire.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509617
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette comme irrecevable un recours en excès de pouvoir visant à annuler une délibération municipale autorisant une cession immobilière. La juridiction retient que le recours contentieux, formé le 18 septembre 2025, est tardif, le délai de deux mois ayant couru à compter de la publicité de la délibération le 17 mars 2025. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509859
Le Tribunal administratif de Lille rejette par ordonnance la requête de Mme A... visant à contester le refus d'une aide du fonds de solidarité logement. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable car la requérante, ayant été mise en demeure, n'a pas produit l'intégralité de la décision attaquée, en violation de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code, permettant d'écarter les requêtes irrecevables non régularisées après mise en garde.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512176
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., de sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge constate que le requérant, invité à confirmer son intérêt à agir par une demande de maintien de requête notifiée par voie électronique, n'a pas répondu dans le délai d'un mois, et est donc réputé s'être désisté en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond.
Avocat : DALIL ESSAKALI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602899
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... contestant des inscriptions sur la liste électorale et demandant l'annulation du scrutin municipal de Waben. Le juge estime que les conclusions demandant la constatation d'irrégularités et des radiations sont manifestement irrecevables, car ces pouvoirs n'appartiennent pas au juge de l'élection. Par ailleurs, le grief invoqué pour annuler le scrutin, fondé sur des inscriptions présumées irrégulières, est jugé manifestement dépourvu des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 119 du code électoral.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603283
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'un recours hiérarchique concernant une demande de naturalisation, s'est déclaré incompétent. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nantes, seule juridiction compétente pour connaître des recours contre les décisions du ministre chargé des naturalisations. Cette solution s'appuie sur les articles R. 312-18 du code de justice administrative et 45 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603837
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'arrêtés préfectoraux inscrivant un candidat aux élections métropolitaines. Le juge estime que la contestation de l'inscription d'un candidat relève exclusivement du juge de l'élection et non du juge administratif de droit commun. La requête est donc jugée irrecevable, en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603850
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'une mère demandant des mesures urgentes pour protéger son enfant d'un élève violent et améliorer la communication avec l'école. Le juge a estimé que les faits allégués ne caractérisaient pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une intervention en urgence dans le délai de 48 heures prévu par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, la condition d'urgence n'étant pas remplie.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419184
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de la société CMC comme manifestement irrecevable. Le litige principal concernait la demande de réduction de la contribution économique territoriale au titre de 2021, fondée sur le mécanisme de plafonnement de la valeur ajoutée. La juridiction a jugé la demande tardive, car la réclamation présentée à l'administration le 6 février 2024 était postérieure au délai légal expirant le 31 décembre 2023, fixé par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET WIN LEX AVOCAT (SELUR)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515613
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation des articles 3 et 8 de la CEDH, erreur manifeste d'appréciation) sont soit manifestement infondés, soit inopérants, soit insuffisamment étayés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et applique la procédure de rejet par ordonnance prévue à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : KWEMO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523242
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte était manifestement infondé, et que les autres moyens, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas suffisamment étayés pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été prise en application de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes présentant des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précisés.
Avocat : LE SAYEC
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523274
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte, à son défaut de motivation ou à la méconnaissance du droit d'être entendu, sont soit manifestement infondés, soit inopérants. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet définitif de la demande d'asile de la requérante.
Avocat : DJOSSOU
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600699
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., mettant ainsi fin à l'instance. Le litige portait sur la contestation d'un arrêté municipal imposant une obligation de service suite à une réintégration. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601679
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un dispositif communal de caméras à lecture automatisée de plaques d'immatriculation. Le juge estime que la requête, interprétée comme étant fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative (sauvegarde d'une liberté fondamentale), ne démontre pas l'urgence requise pour une décision dans un délai de quarante-huit heures. La demande est donc rejetée sans examen approfondi du fond de la légalité du dispositif contesté.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606065
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant ne justifie pas d'une situation de travail légal actuel, son dernier récépissé étant expiré et aucune nouvelle autorisation de travail n'ayant été sollicitée par un employeur. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code du travail relatives à l'autorisation de travail.
Avocat : SAIDI