Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603819
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, motivée par le dépôt tardif de la demande d'asile sans motif légitime, était suffisamment motivée et que l'administration n'était pas tenue de détailler l'examen de la vulnérabilité de la requérante dans son acte. La juridiction a appliqué les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PREZIOSO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603822
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son arrêté de transfert vers la Pologne et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée et conforme au règlement Dublin (n°604/2013), et que l'assignation à résidence était légale. Il a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire à l'intéressé.
Avocat : PREZIOSO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604038
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante iranienne visant à obtenir l'injonction au préfet de lui délivrer un duplicata de sa carte de séjour. Le juge a considéré que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste en refusant le duplicata tant que le titre de voyage précédemment délivré n'était pas retiré, conformément aux procédures établies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 431-2, et les arrêtés relatifs à la procédure dématérialisée ANEF.
Avocat : GAGLIARDINI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603925
Le Tribunal administratif de Marseille a annulé un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un ressortissant étranger dans les Bouches-du-Rhône. La juridiction a retenu que cette mesure méconnaissait l'autorité de la chose jugée, car un jugement correctionnel antérieur interdisait déjà à l'intéressé de séjourner dans ce département. Le tribunal s'est ainsi fondé sur le principe d'autorité de la chose jugée pour accueillir le recours, sans avoir à examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : VIENS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603929
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a condamné l'État au versement d'une provision de 1 500 euros à un requérant pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le juge a estimé que l'obligation de reloger le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'était pas sérieusement contestable, l'État n'ayant pas exécuté cette décision dans le délai légal de six mois. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : LLINARES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603933
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire et assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant nigérian. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet et a annulé les arrêtés litigieux. Il a jugé que ces mesures d'éloignement méconnaissaient le droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation familiale du requérant (mariage avec une réfugiée et enfant gravement malade).
Avocat : SCP SEBBAR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603967
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile ivoirienne et à sa fille mineure. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur un retard dans le dépôt de la demande d'asile, ne prenait pas en compte la vulnérabilité de la requérante, évaluée comme mineure isolée et prise en charge par l'aide sociale à l'enfance. La décision a été annulée pour méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent un examen individualisé de la situation.
Avocat : BALLU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604010
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de rejet du préfet des Bouches-du-Rhône concernant le renouvellement de la carte de séjour de M. B..., un ressortissant géorgien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision ayant des conséquences graves et immédiates sur la situation professionnelle et personnelle du requérant. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, relatif au référé-suspension.
Avocat : BALLU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604028
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile afghan. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée du délai, estimant que le recours était régulier, et a admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 555-1 et R. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 421-5 du code de justice administrative.
Avocat : GILBERT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604526
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête d'un ressortissant israélien visant à annuler un arrêté préfectoral fixant la Palestine comme pays de reconduite suite à une interdiction judiciaire définitive du territoire français. La juridiction estime que la motivation de l'arrêté est suffisante et qu'il ne révèle pas de défaut d'examen de la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénal (article 131-30) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 641-1 et L. 721-4) relatives à l'exécution des interdictions du territoire.
Avocat : BAATOUR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604365
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé à un ressortissant marocain demandant le renouvellement et le changement de statut de son titre de séjour. Le juge a considéré que le dossier du requérant était complet et que l'urgence était caractérisée, car l'absence de récépissé pouvait porter atteinte à son droit au séjour et au travail. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2403312
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du préfet de l'Orne rejetant la demande de regroupement familial sur place pour la fille de la requérante. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se bornant à constater la présence de l'enfant sur le territoire français, sans exercer son pouvoir d'appréciation sur les circonstances personnelles et l'intérêt supérieur de l'enfant, comme le prévoit le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser une somme au titre des frais d'avocat.
Avocat : CAVELIER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500247
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 10 février 2025. Le juge a estimé que le préfet du Calvados avait légalement fondé son refus de renouvellement de titre de séjour sur l'absence de justification de la contribution du requérant à l'éducation de ses enfants et sur une menace pour l'ordre public. La juridiction a considéré que cette mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BARA CARRE
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502052
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté préfectoral du 25 mars 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de M. B... et les mesures d'éloignement associées. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que les études de l'intéressé n'étaient pas sérieuses et que ses moyens d'existence étaient insuffisants, méconnaissant ainsi les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois.
Avocat : SCHLOSSER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502166
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un demandeur d'asile ivoirien. La juridiction a retenu un vice de forme substantiel, car le nom, le prénom et la qualité du signataire de l'arrêté étaient illisibles, méconnaissant ainsi l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Sans avoir à examiner les autres moyens, le tribunal a fait droit à la requête en annulation et a condamné l'État à verser des frais d'instance au conseil du requérant.
Avocat : HOURMANT
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600395
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Pietrosella. Le préfet soutenait que l'autorisation, permettant une extension de 109% dans un espace naturel protégé et inconstructible, méconnaissait les règles d'urbanisme. Le juge a estimé que le moyen soulevé créait un doute sérieux sur la légalité de l'acte, justifiant sa suspension sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600400
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de Corse-du-Sud de suspendre un permis de construire délivré par la commune de Pietrosella. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué au regard des dispositions de la loi Littoral (articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l'urbanisme) et du plan d'aménagement de la Corse (PADDUC). La demande de suspension a donc été rejetée.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CGCB & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303106
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision de suspension provisoire de l'accès aux outils informatiques d'un greffier stagiaire. Le juge a retenu un vice d'incompétence, estimant que le directeur adjoint des activités pédagogiques de l'École nationale des greffes n'était pas habilité à prendre une telle mesure. La décision s'appuie sur l'arrêté du 17 avril 2012 fixant l'organisation de l'école, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401703
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler sa convocation à un conseil de discipline et à obtenir des dommages et intérêts. La juridiction a jugé que l'acte attaqué, une simple convocation, constitue un acte préparatoire et non une décision faisant grief, rendant le recours en annulation irrecevable. La demande d'indemnisation a également été rejetée pour défaut de précisions sur son bien-fondé.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2402274
Le Tribunal Administratif de Dijon rejette la requête d'un greffier stagiaire demandant l'annulation de son exclusion définitive de service. Le juge estime que la décision, prise par le ministre de la justice via une délégation de signature régulière, est suffisamment motivée et proportionnée au regard des manquements graves de l'agent. Ces manquements, incluant des propos dénigrants, un comportement agressif et une condamnation pénale, violent ses obligations de réserve et de loyauté et justifient la sanction, sans constituer une atteinte illégale à sa liberté d'expression.