Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604002
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire français et assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant nigérian. Le tribunal a annulé l'arrêté d'obligation de quitter le territoire (OQTF) du 14 janvier 2026, considérant qu'il méconnaissait l'autorité de la chose jugée, un jugement antérieur ayant déjà annulé une précédente OQTF. En revanche, il a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté d'assignation à résidence du 27 février 2026, estimant que cette mesure était justifiée et proportionnée au regard de la situation. Les décisions s'appuient sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : SCP SEBBAR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604221
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé autorisant le travail à un ressortissant malien ayant demandé le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et a prononcé une astreinte en cas de non-exécution. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : RUDLOFF
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2403006
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus préfectoral de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant le moyen tiré de l'incompétence de la signataire et en estimant que le préfet avait correctement apprécié la situation au regard des conditions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La juridiction a ainsi appliqué les dispositions de cet accord ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : TSARANAZY
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500416
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du préfet de l'Orne refusant le renouvellement de la carte de résident d'un ressortissant tunisien, père d'un enfant français. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en retenant une menace grave pour l'ordre public, notamment au regard de la délivrance ultérieure d'une carte de séjour temporaire au requérant. La décision s'appuie sur l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les articles L. 432-1 et L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CAVELIER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501587
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025 refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le préfet pouvait légalement refuser l'admission au séjour en application de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme B... n'ayant pas satisfait à une précédente OQTF notifiée en 2022. Le tribunal a également estimé que les circonstances médicales et personnelles invoquées par la requérante ne justifiaient pas la délivrance d'un titre de séjour au titre de l'article L. 425-9 du même code.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600407
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un permis de construire délivré par le maire de Porto-Vecchio pour la surélévation d'une poissonnerie. Le préfet soutenait que le projet était situé en zone inconstructible d'un plan de prévention des risques d'inondation (PPRi). Le juge estime que le moyen tiré de la violation du PPRi ne crée pas, en l'état, un doute sérieux sur la légalité de l'acte, notamment car les travaux ne modifient pas l'emprise au sol. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CGCB & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2402026
**Sujet principal** : Recours en annulation contre le refus d'accorder la protection fonctionnelle à une greffière, qui invoque une discrimination syndicale et des agissements constitutifs de harcèlement moral. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Dijon (formation de 1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'agent n'apporte pas d'éléments de fait suffisamment précis et concrets pour établir l'existence d'une discrimination syndicale ou d'un harcèlement moral justifiant la protection fonctionnelle. **Textes appliqués** : Articles L. 131-1 (principe de non-discrimination) et L. 134-5 (droit à la protection fonctionnelle) du code général de la fonction publique.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403457
Le Tribunal administratif de Dijon a annulé la décision du préfet de Saône-et-Loire refusant la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle à une bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait pas refuser ce titre de séjour en se fondant sur de simples soupçons de fraude à l'état civil, dès lors que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) avait maintenu la protection et établi un certificat d'état civil. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance de plein droit de ce titre.
Avocat : ROTHDIENER GAËTAN
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600092
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par un couple d'étrangers contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une mesure d'assignation à résidence prononcés par le préfet du Doubs. Le tribunal a rejeté leurs requêtes, considérant que le préfet avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale, et que les mesures d'éloignement et de contrainte qui en découlaient étaient par conséquent légales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment l'article L. 423-23, et sur l'examen du respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DRAVIGNY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600627
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête d'un ressortissant albanais visant l'annulation d'un arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour et prononçant une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la prolongation de l'interdiction de retour était légale au regard de l'article L. 612-11 du CESEDA, l'intéressé étant revenu en France malgré une interdiction en cours. Concernant l'assignation à résidence, le tribunal a estimé que le signataire était compétent et que la mesure était suffisamment motivée et proportionnée.
Avocat : MARCHAND HÉLÈNE
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304653
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation de la société Isolbat contre la société BPA Architecture (maître d'œuvre). La juridiction a estimé que la société requérante n'apportait pas la preuve d'une faute de la maîtrise d'œuvre ayant causé le préjudice financier allégué, relatif à une erreur de métrés dans un marché public de travaux. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité quasi-délictuelle entre participants à une opération de construction, sans lien contractuel direct.
Avocat : SOCIÉTÉ D'AVOCATS ALBERTINI ALEXANDRE LHOSTIS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304720
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté ministériel plaçant une fonctionnaire en disponibilité sans traitement pour raison de santé. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nîmes (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'agent, considérant que l'arrêté attaqué est légal. Il estime notamment que la décision a été prise par l'autorité compétente (le ministre), que la procédure a été respectée (avis du conseil médical départemental obtenu) et que les droits à congé de maladie ordinaire de l'agent étaient épuisés, justifiant le placement en disponibilité. **Textes appliqués** : Code général de la fonction publique, décret n°86-442 du 14 mars 1986 relatif aux congés de maladie, et code des relations entre le public et l'administration (articles L. 212-1 et L. 212-3 sur la signature des actes).
Avocat : RUFFEL
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304851
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A... contre l'ANAH concernant le traitement de sa demande de prime « MaprimeRénov’ ». Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que les litiges relatifs à une subvention relèvent exclusivement du juge de l'excès de pouvoir et non du plein contentieux, conformément à la jurisprudence administrative. Il a également relevé que la demande indemnitaire préalable, obligatoire en vertu de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, n'avait pas été formulée dans les conditions requises pour lier le contentieux.
Avocat : CABINET ENARD-BAZIRE-COLLIOU
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400096
Le Tribunal Administratif de Nîmes a statué sur deux requêtes d'une enseignante contractuelle contestant des décisions la concernant. Le tribunal a jugé que la première décision (du 9 octobre 2023) était devenue sans objet suite à sa régularisation par l'administration, et que le second courrier (du 23 novembre 2023) n'était pas un acte faisant grief. En conséquence, il a rejeté les deux requêtes, en s'appuyant notamment sur les dispositions du code de justice administrative.
Avocat : CABINET ARVIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400280
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête d'un agent de l'éducation nationale visant à annuler son déplacement d'office pour sanction disciplinaire. Le tribunal a jugé que la décision du recteur était suffisamment motivée et que la procédure disciplinaire, incluant l'avis d'un conseil de discipline, avait été régulièrement suivie. Il a également estimé que la sanction n'était pas disproportionnée au regard des faits reprochés (une altercation physique) et ne méconnaissait pas les obligations liées à la vie familiale de l'agent. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET PIETRA ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401259
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C..., une assistante territoriale socio-éducative, qui contestait sa suspension conservatoire et la suppression de sa bonification indiciaire par le département de Vaucluse. Le tribunal a jugé que la suspension, prise en application de l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, était régulière, car les faits reprochés (une relation intime alléguée avec un jeune placé) présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité justifiant une mesure conservatoire. Il a également écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, estimant que la délégation de signature était valable et qu'une telle suspension n'était pas soumise à l'obligation de motivation.
Avocat : TURRIN
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503508
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant biélorusse, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral contesté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a également considéré que les conditions pour l'octroi d'un titre de séjour "vie privée et familiale" prévues par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies.
Avocat : ROSELLO
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601154
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la demande d'une nouvelle expertise médicale formée par un patient. Le juge des référés estime que la demande, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, n'est pas utile, car elle vise principalement à contester les conclusions d'un rapport d'expertise antérieur qui avait conclu à une absence de faute de l'hôpital. Le tribunal relève également que le requérant ne démontre pas l'aggravation de son état de santé qu'il invoque.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602119
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête de M. B... visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière et une assignation à résidence. La juridiction estime que la préfète a procédé à un examen individualisé de la situation et que la mesure d'éloignement ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la relation invoquée n'étant pas suffisamment ancienne et stable. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : POUMO
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602430
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était légalement motivée, notamment au regard de l'absence de titre de séjour régulier et de la menace pour l'ordre public, et qu'elle respectait les exigences procédurales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SAIHI