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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

345 441

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403440

Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné les requêtes de Mme A... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité, pour des montants respectifs de 10 888,84 euros et 4 651,05 euros. La requérante soulevait divers moyens de légalité externe (irrégularité de la notification, incompétence de l'auteur, défaut d'assermentation) et interne (erreur de droit sur la condition de résidence, prescription, méconnaissance des droits de la défense). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant notamment que la condition de résidence stable et effective en France n'était pas remplie et que l'action en recouvrement n'était pas prescrite. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation des décisions attaquées et de remise des dettes.

Avocat : DESFARGES

29 janvier 2026• 8ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2513246

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de 15 000 euros présentée par M. Salkazanov, avocat, qui s’était retrouvé enfermé dans un parloir de la maison d’arrêt de Fresnes en raison d’un bouton d’alerte défectueux. Le juge a estimé que l’existence d’une obligation non sérieusement contestable de l’administration pénitentiaire n’était pas établie, faute pour le requérant de démontrer que l’administration avait connaissance préalable du dysfonctionnement. En conséquence, la demande d’indemnisation provisionnelle a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET TRISTAN SIMON

29 janvier 2026
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306038

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de la SARL Villennes sur Seine Invest Hôtel, qui sollicitait la décharge de la taxe annuelle sur les surfaces de stationnement perçue en Île-de-France au titre de 2023. La société soutenait que les chambres de son hôtel n'étaient pas accessibles au public, ce qui exclurait leurs annexes de stationnement du champ de la taxe. Le tribunal a jugé que les chambres d’hôtel constituent des locaux commerciaux destinés à accueillir une clientèle pour des prestations de services, et que les surfaces de stationnement qui leur sont annexées sont donc imposables en application des articles 1599 quater C et 231 ter du code général des impôts. La requête a été rejetée.

Avocat : SCP TZA TOULEMONT ZAPF AVOCATS ASSOCIES

29 janvier 2026• 7éme chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2202366

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la ministre de la transition écologique afin d’obtenir la condamnation in solidum de plusieurs constructeurs et du contrôleur technique pour des désordres affectant le siège de la direction départementale des territoires et de la mer de la Charente-Maritime. Les désordres concernent des infiltrations d’eau en façade, un défaut d’étanchéité à l’air des menuiseries, des infiltrations par une terrasse et des fissurations, tous de nature à rendre l’ouvrage impropre à sa destination. La ministre a fondé ses demandes sur la responsabilité décennale des constructeurs et la responsabilité quasi-délictuelle, sollicitant des indemnités totalisant plus de 630 000 euros. La société Qualiconsult, contrôleur technique, a contesté sa responsabilité en invoquant les limites de sa mission et le caractère apparent de certains désordres. Le tribunal a dû se prononcer sur l’imputabilité des désordres et l’application des garanties légales, notamment celles prévues par les articles 1792 et suivants du code civil.

Avocat : SCPA RAFFIN & ASSOCIES

29 janvier 2026• 3ème chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302824

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de Mme C... contestant la suspension de son aide au logement par la CAF de la Charente-Maritime suite à la recevabilité de son dossier de surendettement. Statuant en plein contentieux, le juge a rappelé qu'il lui appartient d'examiner les droits de l'intéressée plutôt que les vices propres de la décision attaquée. Il a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, jugé sans incidence, et a considéré que la suspension était fondée sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, sans que l'article L. 722-10 du code de la consommation ne soit applicable en l'espèce. La requête a été rejetée.

29 janvier 2026• 2ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303117

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A... d’un recours contre une décision de la présidente du conseil départemental de la Charente-Maritime confirmant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 583,24 euros pour la période de novembre 2019 à avril 2021. La requérante soutenait ignorer l'obligation de déclarer certaines ressources (gains de jeux, vente de voiture, dons familiaux) et que la caisse n'avait pas tenu compte de ses explications sur des remboursements d'avances. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l'indu était fondé sur les articles L. 262-2, L. 262-3, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, et que Mme A... n'avait pas déclaré l'ensemble de ses ressources, notamment ses revenus de micro-entrepreneur erronés.

29 janvier 2026• 2ème chambre - JU
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 511489

Avocat : LOBEAU

28 janvier 2026ECLI:FR:CEORD:2026:511489.20260128• Juge des référés
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2402784

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., qui contestait le refus implicite du maire de Suresnes de prendre des mesures de protection pour son fils handicapé lors des activités périscolaires et demandait 20 000 euros de dommages et intérêts. Les conclusions à fin d’annulation des décisions implicites ont été jugées irrecevables, la première ayant seulement lié le contentieux et la seconde étant inexistante. Sur le fond indemnitaire, le tribunal a estimé qu’aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune n’était établie, ni dans l’organisation de la surveillance, ni dans la procédure de signalement, et a donc rejeté les demandes de réparation. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 114-1 et L. 114-1-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que sur le code de l’éducation.

28 janvier 2026• 1ère Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324768

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Mediawen International, qui contestait un rappel d'impôt sur les sociétés et de TVA pour 2018. La société soutenait qu'une somme de 520 000 euros reçue était une indemnité transactionnelle non imposable, mais l'administration l'avait requalifiée en produit imposable. Le tribunal a jugé la procédure de vérification régulière, estimant que la société avait bénéficié d'un débat oral et contradictoire suffisant. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, fondée sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : ROE

28 janvier 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2325982

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Nes Informatique, représentée par son mandataire liquidateur, qui demandait la décharge de rappels de TVA et de taxe sur les véhicules de société pour les périodes 2016 à 2018. La société contestait la régularité de la procédure, invoquant une communication tardive de documents ayant méconnu l'article 47 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ainsi que le bien-fondé des rappels et la pénalité pour manquement délibéré. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions mises en recouvrement sur le fondement du 3 de l'article 272 du code général des impôts.

Avocat : PHILIPPE

28 janvier 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405813

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. D... et de son épouse, qui contestaient des rappels de TVA (2017-2019) et des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et prélèvements sociaux. Les requérants invoquaient notamment l’irrégularité de la procédure de contrôle (absence de vérification de comptabilité, méconnaissance du contradictoire et du droit à un procès équitable), un défaut de motivation des propositions de rectification, et un détournement de pouvoir. Le tribunal a jugé ces moyens infondés, confirmant la régularité de la procédure d’évaluation d’office et le bien-fondé des impositions, sans faire droit aux demandes de décharge. Les textes appliqués incluent les articles L. 47 C, L. 57 et L. 76 B du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET ADER, JOLIBOIS (AARPI)

28 janvier 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406257

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme B... et M. C... contestant des impositions supplémentaires sur la plus-value de cession de parts sociales au titre de l'année 2020. L'administration fiscale ayant accordé un dégrèvement partiel de 150 euros sur les pénalités, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie du litige. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande de décharge des impositions restantes, en application des articles 150 U, 150 VH, 150 VG, 1609 nonies G et 1728 du code général des impôts, considérant que la cession et son enregistrement en 2020 justifiaient l'imposition et les pénalités pour déclaration tardive.

28 janvier 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406541

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Cleyrop, qui contestait la déduction de subventions versées par Bpifrance de l'assiette de son crédit d'impôt recherche (CIR) pour 2022. Le tribunal a jugé que Bpifrance, bien que société anonyme, est une personne morale de droit public au sens du III de l'article 244 quater B du code général des impôts, car elle est contrôlée par l'État et remplit une mission de service public. En conséquence, les subventions reçues devaient être déduites des bases de calcul du CIR, conformément à la loi. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir partielle soulevée par l'administration.

Avocat : SELARLU RYCKMAN

28 janvier 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407217

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SAS D&P Finance, qui demandait la décharge du prélèvement sur les revenus de capitaux mobiliers au titre de 2022. La société contestait la régularité de l'avis de mise en recouvrement, notamment en raison de la qualité de la signataire, de l'imprécision des mentions et du montant des intérêts et pénalités. Le tribunal a jugé que la signataire, intégrée dans le corps des administrateurs de l'État, pouvait légalement exercer les fonctions de comptable public, et que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 256 et R. 256-8 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur le décret n° 2021-1550.

Avocat : DEWOLF

28 janvier 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411561

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SCI LE SAINT ETIENNE, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 à 2017. L’administration fiscale avait remis en cause la déduction des intérêts d’un emprunt contracté pour financer le rachat et l’annulation des parts d’un associé, considérant cette opération comme un acte anormal de gestion. Le tribunal a jugé que la société n’a pas démontré que cette opération de rachat de parts, financée par un emprunt, avait été réalisée dans son intérêt propre, conformément aux articles 38 et 39 du code général des impôts. Par conséquent, la déduction des intérêts a été refusée et les impositions maintenues.

Avocat : IKHLEF

28 janvier 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413029

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société SOMARFI SA, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les années 2014 à 2020. La juridiction a confirmé que le siège de direction effective de la société était situé en France, justifiant ainsi son assujettissement à l’impôt sur les sociétés français, et a écarté les moyens tirés de la violation de la libre circulation des capitaux et de la liberté d’établissement. Le tribunal a également jugé fondée la qualification d’activité occulte, ce qui a permis l’application du délai de reprise de dix ans et de la majoration de 80 %, et a rejeté la demande de décharge de l’amende pour non-présentation de comptabilité. Les textes appliqués incluent les articles 209 et 1728 du code général des impôts, ainsi que l’article L. 169 du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET PRAX AVOCATS (AARPI)

28 janvier 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428248

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de provision de 50 000 euros présentée par M. A..., ancien fonctionnaire de La Poste. Le requérant sollicitait cette somme en réparation du préjudice résultant de deux accidents de service (2013 et 2019), mais le juge estime que l'obligation de La Poste est sérieusement contestable, notamment en l'absence de décision reconnaissant l'imputabilité au service de ces accidents. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : RENOULT

28 janvier 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601201

Le tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de la commune d’Étrépilly, qui sollicitait la désignation d’un expert sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La commune invoquait un danger pour la sécurité publique en raison de la dégradation de la toiture et de la cheminée d’une propriété, mais n’a produit aucun document permettant d’établir l’état réel de l’immeuble. En l’absence d’éléments suffisants pour démontrer que le bien entre dans le champ d’application de cet article, le juge des référés estime que la requête n’est pas fondée. La solution retenue est le rejet de la requête.

28 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2216485

Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 22 novembre 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur invalidait le permis de conduire de Mme A... pour solde de points nul, ainsi que le retrait de quatre points consécutif à une infraction du 2 novembre 2022. Le tribunal a jugé que la procédure de retrait de points était irrégulière, faute pour l'administration d'établir que Mme A... avait reçu l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, garantie essentielle pour le conducteur. En conséquence, l'annulation du retrait de points a entraîné celle de la décision d'invalidation du permis.

28 janvier 2026• Magistrat : Mme MARTEL - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310443

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de M. B... pour solde de points nul, ainsi que l'une des deux décisions de retrait de quatre points contestées. Le juge a constaté que les deux retraits de points concernaient en réalité une seule et même infraction d'excès de vitesse commise le 18 février 2022, le ministre n'ayant pas démontré l'existence de deux infractions distinctes. En application des articles R. 413-14 du code de la route et L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de restituer les quatre points indûment retirés et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : SERARL SIRET & ASSOCIES

28 janvier 2026• Magistrat : Mme MARTEL - R. 222-13