Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302224
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 3 janvier 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. La requérante soutenait que le solde de points était erroné et qu'elle n'avait pas été informée des retraits, mais le tribunal a jugé que deux infractions commises en 2022 justifiaient le solde nul. Il a rappelé que la notification des retraits de points n'affecte pas leur légalité, mais seulement leur opposabilité. La décision s'appuie sur les articles L. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302514
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes concerne une demande de remise gracieuse totale d'un indu de prime d'activité de 2 790,15 euros, formée par Mme C... contre la CAF de la Loire-Atlantique. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a jugé que l'indu était fondé, car la requérante avait tardé à déclarer le départ de son enfant de son foyer, en violation des articles L. 842-1 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale. S'agissant de la demande de remise, le tribunal a appliqué l'article L. 845-3 du même code, qui subordonne la remise à la bonne foi et à la précarité du débiteur. Il a rejeté la requête, estimant que la bonne foi de Mme C... n'était pas établie, l'indu résultant d'un défaut de déclaration de sa part.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303634
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 17 février 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant invoquait une atteinte grave à l'exercice de sa profession, mais le tribunal a jugé ce moyen infondé compte tenu de la récurrence et de la gravité des infractions commises. La décision a été rendue par une magistrate statuant seule en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303796
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire par le ministre de l'intérieur. La requête a été jugée irrecevable pour cause de tardiveté, le délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative étant expiré. Le tribunal a estimé que la décision « 48 SI » du 6 septembre 2021 avait été régulièrement notifiée à l'intéressé, malgré un défaut apparent sur l'avis de réception, et que le recours gracieux formé en décembre 2022 était trop tardif.
Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306114
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 2 024,22 euros. La requérante ne contestait pas le bien-fondé de l'indu, résultant d'une omission de déclaration des revenus de son conjoint. Le tribunal a jugé que la demande de remise gracieuse n'était pas fondée, sans préciser de motif de rejet dans l'extrait fourni. La décision a été rendue par un magistrat désigné statuant seul, en application des articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et R. 222-13 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306946
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant éthiopien, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire éthiopien contre un permis français. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée, en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que le préfet avait pu légalement refuser l'échange, en application de l'article R. 222-3 du code de la route et de l'article 7 de l'arrêté du 12 janvier 2012, dès lors que le permis présenté était constitutif d'une falsification. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Avocat : LE BRUN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307193
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... qui demandait la remise gracieuse totale d’un indu de prime d’activité de 811,80 euros. Le juge a estimé que, bien que l’indu soit fondé sur une déclaration tardive de PACS, le requérant n’a pas démontré, à la date du jugement, une situation de précarité justifiant une remise, au sens de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La bonne foi de l’intéressé n’a pas été examinée, faute de précarité établie.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2413000
Le Tribunal Administratif de Nantes (7ème Chambre) a été saisi d'un recours en plein contentieux par la famille de Mme D... F..., qui conteste sa prise en charge par le centre hospitalier départemental de Vendée à partir d'août 2014. Les requérants invoquent des fautes médicales, notamment un arrêt précipité et injustifié de l'alimentation artificielle, un défaut de procédure collégiale et un manquement à l'obligation d'information, en violation des articles R. 4127-11, R. 4127-32, R. 4127-33, R. 4127-35 et R. 4127-37 du code de la santé publique, ainsi que de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades. Ils sollicitent une expertise médicale avant dire droit et la condamnation de l'hôpital à verser des indemnités pour préjudices moraux et professionnels. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur l'engagement de la responsabilité hospitalière pour manquements aux obligations légales et réglementaires en matière de fin de vie.
Avocat : PAILLOT
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303117
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme C..., agent du centre hospitalier Jacques Cœur de Bourges, afin d'obtenir réparation des préjudices subis à la suite de deux accidents de service survenus en 2012 et 2018. La requérante invoquait à la fois la responsabilité sans faute de son employeur et une faute de ce dernier pour ne pas avoir respecté les préconisations du médecin de prévention. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la créance relative à l'accident de 2012 était prescrite et qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'hôpital n'était établie pour l'accident de 2018. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et du code de justice administrative.
Avocat : BOULAIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303891
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., professeur des écoles, qui contestait son titre de pension de retraite du service des retraites de l'État, demandant une réévaluation de sa durée d'assurance et de sa majoration. La requête a été jugée irrecevable car tardive, en application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Le requérant avait accusé réception du titre de pension le 17 juillet 2023, mais n'a saisi le tribunal que le 24 septembre 2023, soit au-delà du délai de deux mois.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501434
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du préfet d'Eure-et-Loir du 3 février 2025 annulant son épreuve théorique du permis de conduire pour fraude. Le juge a estimé que l'administration avait apporté la preuve de la fraude, notamment en raison de l'éloignement du centre d'examen, de l'absence de maîtrise de la langue française par le requérant et de son incapacité à répondre aux questions théoriques lors d'un entretien. La décision a été fondée sur l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012 et l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, ce dernier permettant le retrait sans délai d'un acte obtenu par fraude.
Avocat : BLIN
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2303630
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme B..., agent public, d’une demande d’indemnisation des préjudices subis à la suite d’un accident survenu lors d’un parcours du combattant organisé par son administration. La requérante invoquait à la fois la responsabilité pour faute et la responsabilité sans faute de l’État. Le tribunal a relevé d’office l’irrecevabilité du moyen tiré de la responsabilité pour faute, présenté après l’expiration du délai de recours, et a examiné la demande sur le seul fondement de la responsabilité sans faute. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le débat portait sur l’évaluation des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, en lien avec les textes applicables, notamment le code de justice administrative.
Avocat : SELARL LEONEM
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600285
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme B... sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour demander l'astreinte de l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet du Nord de réexaminer sa situation. En cours d'instance, le préfet a exécuté cette ordonnance en accordant une carte pluriannuelle, et la requérante s'est désistée de ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a admis Mme B... à l'aide juridictionnelle provisoire. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocate.
Avocat : GUILLAUD
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600294
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B... d'une demande d'exécution, sous astreinte, d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet du Nord de réexaminer sa situation. Le requérant s'est désisté de cette demande. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a admis M. B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
Avocat : DORE
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2502868
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise formée par le syndicat ferroviaire du Livradois-Forez sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la mesure n’était pas utile, car le syndicat avait procédé au montage des traverses malgré la connaissance de malfaçons constatées par huissier, sans démontrer l’apparition de nouveaux désordres. En conséquence, la requête a été rejetée, de même que la demande reconventionnelle de provision présentée par la SARL Bois Imprégnés, qui a été invitée à saisir le juge compétent.
Avocat : CABINET FIDAL CLERMONT-FERRAND
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503877
Désordres affectant la piscine municipale de Maurs (margelles décollées, carreaux fissurés). Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, ordonne une expertise pour déterminer l'étendue, les causes et les responsabilités des désordres, ainsi que le coût des travaux de reprise. La demande de la commune est jugée utile dans la perspective d'un litige principal. Les conclusions des parties tendant à ce qu'il soit "donné acte" de leurs protestations et réserves sont rejetées.
Avocat : RAMOND
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306498
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B..., demandeur d'emploi inscrit depuis 2015, qui estimait que Pôle emploi (devenu France Travail) avait commis une faute en ne lui proposant pas un dispositif de préparation opérationnelle à l'emploi. Il réclamait 320 000 euros en réparation de ses préjudices financier et moral. Le tribunal a jugé que M. B... n'apportait pas la preuve d'une faute de l'administration, ni d'un lien de causalité direct entre le manquement allégué et les préjudices invoqués. En conséquence, il a rejeté l'intégralité de ses conclusions indemnitaires, en application des articles L. 5311-1 et suivants du code du travail.
Avocat : DESCHILDRE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306892
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C..., attachée d'administration, qui demandait réparation du préjudice moral subi suite à son éviction du bureau des affaires juridiques et du contentieux du rectorat. La juridiction a jugé que le changement de rattachement hiérarchique de l’agent, motivé par des difficultés dans sa manière de servir et pris dans l’intérêt du service, ne constituait pas une sanction disciplinaire ni une erreur manifeste d’appréciation. Les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées, faute de faute de l’administration. Aucun texte spécifique n’est mentionné, la décision s’appuyant sur les principes généraux de la responsabilité administrative.
Avocat : SELARL PHILIA LEGAL
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600191
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de la commune de Lectoure. Celle-ci sollicitait la désignation d'un expert pour constater les désordres et malfaçons affectant le chantier d'une centrale photovoltaïque sur ses courts de tennis, en raison de travaux inachevés. Le juge a retenu que la mission de constatation des faits (état du chantier, désordres) était recevable, mais a exclu la demande d'avis technique sur la conformité aux règles de l'art, qui excède le cadre du constat. En conséquence, un expert a été désigné pour décrire l'état de l'ouvrage et évaluer les dangers éventuels pour la sécurité.
Avocat : SELARL BOISSY AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2307716
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... qui demandait la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 et 2020. Le requérant n'a pas démontré avoir transmis dans le délai légal de quatre-vingt-dix jours la déclaration d'achèvement des travaux de sa construction, condition nécessaire pour bénéficier de l'exonération temporaire prévue à l'article 1383 du code général des impôts. L'administration fiscale a donc légitimement refusé l'exonération, et la demande de M. A... a été rejetée.