Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411616
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et la fixation du pays de destination. Le tribunal a jugé que l'autorité signataire était compétente et a rappelé que les conditions de séjour des ressortissants algériens sont exclusivement régies par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également considéré que le préfet disposait d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier une éventuelle régularisation exceptionnelle, sans que son refus ne constitue une erreur manifeste d'appréciation ou une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602210
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. La juridiction a estimé que le préfet du Nord était compétent et que la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur la détention d'un visa italien valide (article 12.2 du règlement (UE) n° 604/2013), avait été régulièrement suivie. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accueillie.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503713
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a ordonné une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure a été jugée utile pour déterminer l'origine et l'étendue des désordres affectant le système de chauffage d'établissements communaux, en vue d'une éventuelle action en garantie décennale. Le juge a rejeté la demande de mise hors de cause de certains assureurs, estimant que leur présence pouvait être utile aux travaux de l'expert.
Avocat : SCP BONNET EYMARD-NAVARRO TEYSSIER
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301180
**Sujet principal** : Contrôle fiscal et contestation d'un rehaussement d'impôt sur le revenu suite à la cession de parts sociales, portant notamment sur l'application d'un abattement renforcé pour durée de détention. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande des requérants et valide la rectification opérée par l'administration fiscale. Il estime que les titres cédés étaient fongibles et que la règle du premier entré, premier sorti (PEPS) était donc applicable pour déterminer la durée de détention, ce qui empêchait de bénéficier de l'abattement renforcé de 85%. **Textes appliqués** : Les dispositions des articles 150-0 D (notamment les 1 quater et 1 quinquies) et 150-0 A du code général des impôts, relatives au calcul des plus-values et aux abattements pour durée de détention des titres.
Avocat : RONCUCCI
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301407
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant le refus de prise en charge d'arrêts de travail au titre d'une rechute d'accident de service par un agent hospitalier. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision contestée du 29 mars 2023 était régulière et que l'agent n'apportait pas la preuve du lien entre son arrêt et l'accident de service initial de 2012. La décision s'appuie sur les dispositions statutaires de la fonction publique hospitalière, notamment le décret n° 2020-566 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service.
Avocat : HOUDART & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2403291
Le Tribunal Administratif de Pau a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision implicite de rejet d'une demande d'abrogation d'un arrêté préfectoral (refus de titre de séjour et OQTF). Le tribunal a jugé irrecevable la demande concernant l'abrogation du refus de titre de séjour, car cet acte a produit tous ses effets dès son entrée en vigueur. En revanche, concernant l'OQTF, le tribunal a estimé que le requérant était recevable mais a rejeté sa demande au fond, considérant que les arguments avancés (absence de menace à l'ordre public et demande de régularisation) ne constituaient pas des circonstances nouvelles de droit ou de fait rendant la décision illégale.
Avocat : THELCIDE
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2500056
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 5 décembre 2024 lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une mesure d'éloignement vers la Guinée et une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du rejet définitif de sa demande d'asile et de l'examen de sa situation personnelle. Les moyens tirés de l'état de santé du requérant et d'une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ont également été écartés.
Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600902
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les arrêtés préfectoraux des Landes le concernant. Le tribunal a estimé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était régulière, le préfet ayant examiné sa situation personnelle, et que les griefs concernant le pays de destination (la Turquie) et le refus de délai de départ volontaire étaient infondés ou insuffisamment étayés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408243
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de parents demandant l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leurs deux filles. Le tribunal a jugé que la composition de la commission académique, présidée par la secrétaire générale représentant le recteur, était régulière au regard des articles L. 131-5 et D. 131-11-11 du code de l'éducation. Il a également estimé que les motifs du refus, fondés sur l'absence de situation propre à l'enfant justifiant cette instruction, étaient légalement justifiés.
Avocat : SELARL CHAVKHALOV & MILCENT
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501495
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. et Mme A..., demandeurs d'asile kosovars, visant à annuler des arrêtés préfectoraux de septembre 2024 leur retirant leur attestation de demandeur d'asile et prononçant leur obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a jugé que leur état de santé, bien qu'établi, ne constituait pas un obstacle à l'éloignement au regard de l'absence de preuve de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de retour au Kosovo ou d'une impossibilité d'y être soignés, écartant ainsi le moyen d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a également considéré que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) n'était pas méconnu.
Avocat : ZIND
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2502322
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant pakistanais. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en ne tenant pas compte des dispositions spécifiques de l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) applicables aux anciens mineurs confiés à l'aide sociale à l'enfance. La décision est fondée sur une méconnaissance des conditions de séjour régulier de l'intéressé, qui bénéficiait d'un délai pour régulariser sa situation après sa majorité.
Avocat : ROMMELAERE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601233
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Moselle de délivrer une autorisation provisoire de séjour à une étudiante guinéenne en attente du renouvellement de son titre. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient caractérisées, notamment en raison des conséquences de l'absence de document sur sa situation administrative, et que la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HAJI KASEM
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601580
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision préfectorale déclarant irrecevable la demande de titre de séjour de M. A..., faute d'urgence caractérisée. Le juge a estimé que le risque de licenciement invoqué par le requérant ne constituait pas une urgence suffisante, ce dernier ayant toujours travaillé sans titre de séjour. La demande d'injonction de délivrer un récépissé de travail a également été rejetée, mais le requérant a été admis à l'aide juridictionnelle provisoire. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : SELARL BERARD - JEMOLI - SANTELLI - BURKATZKI - BIZZARRI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601924
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs mesures d'éloignement (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi, interdiction de retour et assignation à résidence) prises à l'encontre d'un ressortissant albanais. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait légalement apprécié la situation au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés.
Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412773
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation du refus implicite de renouveler son récépissé de demande de titre de séjour. Le tribunal estime que le silence de la préfète pendant plus de quatre mois constitue un rejet implicite de la demande de titre de séjour elle-même, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA, et que ce refus de renouveler le récépissé n'est pas illégal. Il écarte également les griefs tirés de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la CEDH, considérant que ces arguments concernent le fond du dossier de titre de séjour et non la simple délivrance d'un récépissé.
Avocat : DAMIANO
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507561
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant guinéen contre son obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation de son pays de renvoi et une interdiction de retour de six mois. La juridiction a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée, procédait d'un examen particulier de la situation et ne méconnaissait pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a également jugé l'interdiction de retour proportionnée, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VRAY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508757
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les décisions de la préfète du Rhône (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour). La juridiction a estimé que le requérant ne remplissait pas les conditions légales pour une régularisation au titre de sa vie privée et familiale ou de son activité professionnelle, et que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune illégalité. Le tribunal a notamment appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a considéré qu'il n'y avait pas de méconnaissance des articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE.
Avocat : PETIT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2300189
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur quatre requêtes d'un fonctionnaire de la préfecture de police contestant son placement en congé maladie ordinaire (non imputable au service) pour plusieurs périodes entre 2022 et 2024, à la suite de son état de santé lié à l'attentat du 3 octobre 2019. Le tribunal a rejeté les conclusions du préfet de police invoquant le non-lieu à statuer et a jugé que les décisions attaquées étaient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation, car l'administration n'avait pas démontré que l'état de santé de l'agent n'était plus imputable au service. En conséquence, il a annulé les décisions litigieuses et enjoint à l'administration de requalifier les congés en congé de maladie imputable au service, en application des dispositions du code de la fonction publique relatives aux congés pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS).
Avocat : COLMANT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2307492
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler une décision implicite de rejet d'une demande de communication de documents administratifs, principalement des avis consultatifs, formulée auprès du Président de la République et concernant des procédures environnementales. Le tribunal a jugé que certains avis, notamment ceux du Conseil supérieur de l'énergie et du Conseil national de la protection de la nature, avaient été communiqués ou publiés, tandis que d'autres, comme l'avis de la mission interministérielle de l'eau, étaient couverts par le secret des délibérations du gouvernement et donc non communicables. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement relatives au droit d'accès aux documents administratifs (articles L. 124-1 et suivants).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505408
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice résultant de l'absence de relogement par l'État, malgré une décision de priorité d'une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal condamne l'État à verser à la requérante une indemnité de 1500 euros pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence et son préjudice moral, résultant de la carence fautive de l'État à exécuter la décision de relogement urgent. **Textes appliqués** : La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de son inaction après l'expiration du délai légal imparti pour procéder au relogement.
Avocat : QUIENE