Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505436
Le Tribunal administratif de Paris a examiné une demande en responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de relogement d'urgence. La juridiction a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à lui verser 900 euros en réparation des préjudices non encore indemnisés, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Elle a rejeté la demande de condamnation de l'État à verser une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la requérante bénéficiant déjà de l'aide juridictionnelle.
Avocat : JAMIL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505742
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice résultant de l'absence de relogement après une décision de priorité d'une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal condamne l'État à verser 5 300 euros à la requérante en réparation des troubles dans ses conditions d'existence et de son préjudice moral. Il admet également la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. **Textes appliqués** : La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de sa carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation dans le délai légal.
Avocat : BAYOU
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506082
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête d'un ressortissant indien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a estimé que la situation du requérant, malgré une ancienneté de séjour et une activité professionnelle, ne présentait pas les circonstances humanitaires ou motifs exceptionnels requis par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une régularisation. Le refus de titre de séjour n'a donc pas été entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512783
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge écarte les moyens invoqués, notamment l'incompétence de la signataire, la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH faute d'insertion familiale établie, et une violation de l'article 3 de la CEDH concernant le pays de destination, aucun élément probant n'étant produit. La décision est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515715
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025 lui retirant son certificat de résidence. La juridiction a estimé que le préfet de police avait correctement appliqué l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en considérant que les multiples condamnations pénales du requérant constituaient une menace grave pour l'ordre public. Elle a également jugé que le retrait du titre, qui n'équivaut pas à une mesure d'éloignement, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518504
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de police d'enregistrer une demande de titre de séjour d'un ressortissant bangladais. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrement, fondé sur l'absence d'éléments nouveaux dans la situation du requérant qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, constitue une décision faisant grief susceptible de recours. La juridiction a appliqué les dispositions des articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518928
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de la préfecture de police d'enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a considéré que le refus était légal car l'administration peut rejeter l'enregistrement d'une demande lorsque le dossier est incomplet, abusif ou dilatoire, ce qui était le cas en l'espèce. La décision s'appuie sur les articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520049
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours contre une décision de récupération d'un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2023. Le juge a étendu son examen à la nouvelle décision de la caisse d'allocations familiales du 27 novembre 2025, qui a remplacé l'acte initialement attaqué. La juridiction a annulé cette décision de récupération, considérant que la caisse n'avait pas suffisamment établi l'existence d'une vie commune stable et continue entre la requérante et son époux, condition nécessaire pour justifier l'indu au regard des dispositions du décret n° 2023-1184 et de l'article 515-8 du code civil.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520366
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de titre de séjour « vie privée et familiale » et à en obtenir la délivrance. La juridiction a estimé que le préfet de police n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en refusant la carte de séjour, notamment au regard des conditions médicales strictes prévues par les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600161
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 décembre 2025 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision attaquée était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions applicables, telles que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que les conditions pour une admission exceptionnelle au séjour n'étaient pas réunies et que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était légalement justifiée.
Avocat : NICOLET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608482
**Sujet principal** : Demande d'injonctions en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) pour garantir les droits de la défense et le principe du contradictoire dans le cadre d'une procédure devant un conseil médical. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande. Il constate que le rectorat a déjà pris une décision explicite de refus de communication des documents médicaux invoquant le secret médical. Or, une mesure d'injonction ordonnant cette communication ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que l'article L. 521-3 du code de justice administrative interdit. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-mesures utiles). Le juge rappelle la jurisprudence selon laquelle ce référé ne peut être utilisé pour contourner une décision administrative de refus déjà intervenue.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304410
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le juge a estimé que le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité avait légalement appliqué l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, qui exige des étrangers la détention d'un titre de séjour depuis au moins cinq ans. La décision est fondée sur le constat que le requérant ne remplissait pas cette condition légale, son titre de séjour n'étant pas continu.
Avocat : DA & MC SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401526
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé le refus de délivrance d'une carte professionnelle d'agent de sécurité opposé à M. A... C... par le Conseil national des activités privées de sécurité. La juridiction a jugé que les faits de violence conjugale allégués, bien que réels, étaient isolés, avaient fait l'objet d'une mesure alternative aux poursuites et ne révélaient pas un comportement incompatible avec l'exercice de la profession au sens de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a ainsi fait droit à la demande d'annulation pour erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404000
**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre le refus de titularisation et la radiation des cadres d'un agent public stagiaire du CHU de Rouen. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête, considérant que la décision contestée, fondée sur une insuffisance professionnelle et non sur un motif disciplinaire, n'était pas soumise à une procédure contradictoire préalable et que les autres moyens (défaut de motivation, erreur d'appréciation) ne sont pas fondés. **Textes appliqués** : Décret n° 2016-636 du 19 mai 2016 (article 4-9 relatif au stage et à la titularisation dans la fonction publique hospitalière) et principes généraux du droit de la fonction publique concernant la situation probatoire des stagiaires.
Avocat : BRESSOT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504542
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 mars 2025 qui rejetait sa demande de titre de séjour et prononçait une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. La juridiction a jugé que le retrait de sa carte de séjour temporaire était légal, car elle ne remplissait plus les conditions de son octroi, en application des articles L. 242-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la compétence de l'auteur de l'arrêté et à l'examen de sa situation personnelle, ont été écartés.
Avocat : NIAKATE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504565
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 mai 2025 qui refusait son titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour) étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également jugé que la procédure, y compris l'absence de saisine préalable de la commission du titre de séjour, n'était pas entachée d'irrégularité dans ce cas.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504592
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 17 mai 2025 ordonnant l'éloignement de M. A... B..., un ressortissant algérien, pour vice de procédure. La juridiction a jugé que la décision avait été prise en méconnaissance du principe général du droit de l'Union européenne d'être entendu avant toute mesure défavorable, violant ainsi les droits de la défense. Le tribunal a appliqué les principes généraux du droit de l'Union et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504801
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour d'un an. La juridiction estime que la motivation de l'arrêté est suffisante, que l'examen de la situation personnelle du requérant a été effectué, et que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. Elle écarte également les griefs concernant la méconnaissance des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NEJAT GAMZE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504809
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme E..., une étudiante camerounaise, visant l'annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour, de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de la fixation de son pays de renvoi. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté préfectoral était compétent et que l'examen de la situation personnelle de l'intéressée avait été correctement effectué. Le tribunal a notamment appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention franco-camerounaise du 24 janvier 1994.
Avocat : CAMAIL MARIE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601177
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, rejette les requêtes du préfet de la Seine-Maritime visant à ordonner l'expulsion immédiate d'une famille du Centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas établie, notamment au regard de l'état de santé d'un enfant et des démarches de relogement entreprises par la famille. La juridiction considère également que le préfet n'a pas démontré en quoi le maintien des intéressés compromettait le fonctionnement du centre d'hébergement.
Avocat : SOUTY