Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601211

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une famille du Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA) qu'elle occupait. Le juge a fait droit à la demande du préfet, considérant que la mesure était urgente et utile pour libérer une place d'hébergement, et qu'elle ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, les demandes d'asile de la famille ayant été définitivement rejetées. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

26 mars 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206354

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un aide-soignant contestant sa radiation des cadres pour abandon de poste, consécutive à son refus de vaccination contre la Covid-19. Le tribunal a jugé que la décision de radiation, prise après une mise en demeure infructueuse de reprendre le travail, était légale et proportionnée, l'intéressé ne pouvant invoquer un droit de retrait dans ces circonstances. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la santé publique et de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière.

Avocat : KORAITEM

26 mars 2026• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209910

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision de révocation d'un agent hospitalier pour vice de procédure. Le juge a constaté que l'avis du conseil de discipline, requis par l'article L. 532-5 du code général de la fonction publique, n'était pas suffisamment motivé, privant l'agent d'une garantie essentielle. La juridiction a également condamné l'administration à verser à l'agent une somme au titre des frais exposés.

Avocat : FALALA

26 mars 2026• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307703

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a jugé le recours irrecevable, car une décision expresse de rejet (arrêté du 28 février 2023) avait été prise par le préfet avant l'introduction de la requête, rendant ainsi l'action dirigée contre un refus implicite sans objet. La juridiction s'est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment concernant les conditions de naissance d'une décision implicite de rejet.

Avocat : HOMEHR

26 mars 2026• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401211

Le Tribunal Administratif de Melun annule la décision du sous-préfet de Nogent-sur-Marne du 25 octobre 2023 refusant un titre de séjour à un ressortissant malien. La juridiction retient que l'administration n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant, notamment en ignorant un contrat de travail postérieur produit à l'appui de sa demande. Le tribunal enjoint au préfet compétent de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais engagés pour le litige.

Avocat : GAGEY

26 mars 2026• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406823

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du 8 janvier 2024 par laquelle le ministère de l'intérieur avait clôturé la demande de titre de séjour de M. C..., un ressortissant congolais demandant une carte de résident en tant qu'enfant de réfugié. Le tribunal a jugé que cette décision de clôture était irrégulière, car elle a été prise sans que l'intéressé ait été mis en mesure de présenter ses observations, en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet du Val-de-Marne de réexaminer la demande de M. C... dans un délai de deux mois.

Avocat : LEPEU

26 mars 2026• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406877

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante chinoise, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du Val-de-Marne du 23 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, car Mme A... ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition prévue par les articles L. 435-1 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a ainsi estimé que le refus de titre de séjour n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : ACTIS AVOCATS

26 mars 2026• 9ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409421

Le Tribunal Administratif de Melun a jugé une demande en responsabilité médicale contre le centre hospitalier intercommunal de Créteil. Le sujet principal est l'engagement de la responsabilité de l'établissement pour une faute dans la prise en charge d'une torsion testiculaire chez un enfant, ayant entraîné une perte de chance de conserver l'organe. La juridiction a retenu la responsabilité de l'hôpital pour faute, en application de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, et a ordonné une indemnisation, dont le montant sera déterminé par une expertise complémentaire.

Avocat : BONDAIS

26 mars 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410042

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant angolais, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 30 avril 2024 refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a jugé la requête tardive, car déposée hors du délai de 30 jours prévu par l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration ayant établi la date régulière de notification. Par conséquent, le tribunal n'a pas examiné le fond des moyens soulevés concernant le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement.

Avocat : OUEDRAOGO

26 mars 2026• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412497

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C... A... épouse B..., ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 11 mars 2024 lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) n'était pas entachée d'une méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante n'ayant pas établi l'existence d'une communauté de vie effective avec son époux en France ni démontré l'absence d'attaches en Algérie. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FAKIH

26 mars 2026• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412583

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 11 mars 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le signataire de la décision était compétent en vertu d'une délégation régulière et que la motivation de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), liée au rejet de la demande de titre, était suffisante au regard des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment la méconnaissance de la convention franco-congolaise, ont également été écartés.

Avocat : MBARKI

26 mars 2026• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412767

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son admission exceptionnelle au séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des conditions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le requérant n'ayant pas établi la nature de ses attaches familiales en France ni l'impossibilité d'un suivi médical pour son enfant dans son pays d'origine. Elle a également jugé que l'intérêt supérieur de l'enfant, au sens de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était pas méconnu.

Avocat : BENOIT-GRANDIERE

26 mars 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412954

Le Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de M. B... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de carte de séjour "vie privée et familiale". La juridiction estime que le requérant n'apporte pas la preuve de liens personnels et familiaux suffisamment intenses, anciens et stables en France, ni d'une insertion sociale caractérisée, au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle considère également que le refus ne constitue pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : OUEDRAOGO

26 mars 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516578

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant guinéen visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, ayant déposé sa demande via le téléservice ANEF, n’était pas fondé à solliciter un tel document provisoire, car la réglementation (articles L. 431-3 et R. 431-12 du CESEDA) ne prévoit la délivrance d’un récépissé que pour les demandes présentées hors de cette procédure dématérialisée. La demande d’aide juridictionnelle a également été rejetée.

Avocat : LENGRAND

26 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301318

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler son compte rendu d'entretien professionnel (CREP) de 2022. La juridiction a jugé que les objectifs fixés pour l'année à venir, bien que pouvant être réalisés en trois mois, étaient suffisamment précis et ne méconnaissaient pas l'article 3 du décret n°2014-1526 du 16 décembre 2014. Elle a également estimé que les autres moyens, notamment l'absence d'objectifs préalables pour l'année évaluée et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.

26 mars 2026• Magistrat Geismar
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307091

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande d'indemnisation des propriétaires suite au refus de la préfète de l'Essonne d'accorder le concours de la force publique pour expulser leurs locataires. La juridiction a estimé que la responsabilité de l'État ne pouvait être engagée qu'à compter du 11 juillet 2020, en raison de la trêve hivernale et de la crise sanitaire du Covid-19, et non à partir du 1er décembre 2019 comme le soutenaient les requérants. La décision s'appuie sur les articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution, ainsi que sur la loi du 11 mai 2020 relative à l'état d'urgence sanitaire.

Avocat : SELARL ALTERA AVOCATS

26 mars 2026• Magistrat Geismar
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308301

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus implicite de l'INRIA de communiquer des documents financiers relatifs au projet StopCovid/TousAntiCovid. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, considérant que le délai de recours avait commencé à courir à la date de naissance de la décision implicite de refus, et que l'absence d'accusé de réception conforme de la part de l'INRIA n'était pas, en l'espèce, de nature à rendre ce délai inopposable. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration, notamment ses articles L. 112-6, R. 343-4 et R. 343-5.

26 mars 2026• Présidente Cayla
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2405970

Sujet principal : Demande d'annulation d'une décision implicite de rejet concernant l'attribution d'une allocation temporaire d'invalidité à une factrice victime d'un accident de service. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête. Il constate que la requérante a effectivement bénéficié d'une allocation temporaire d'invalidité à titre provisoire, puis d'une rente viagère d'invalidité à compter de sa radiation des cadres, ce qui rend sa demande sans objet. Textes appliqués : Article 65 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 et article 1er du décret n°60-1089 du 6 octobre 1960, relatifs aux conditions d'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité pour les fonctionnaires victimes d'un accident de service.

Avocat : SELARL ARVIS & BOURGEOIS AVOCATS

26 mars 2026• Magistrat Belot
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601957

Sujet principal : Demande d'injonction au préfet pour délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Versailles (juge des référés). Solution retenue : Non-lieu à statuer, la requête ayant perdu son objet suite à la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction par la préfecture. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) et code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS

26 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602388

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet des Yvelines pour délivrer une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de séjour. Le requérant s'étant désisté de sa requête après que l'administration eut produit l'attestation, le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS

26 mars 2026