Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502671
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus d'attribution d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le juge a constaté que le requérant n'avait pas exercé le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, tel que prévu par l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. La requête, non régularisée malgré une mise en demeure, a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502718
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... contestant la durée de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) accordée à son fils. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant la maison départementale des personnes handicapées, condition préalable à la saisine du tribunal. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 241-35 et R. 241-36 du code de l'action sociale et des familles et de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600060
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à contester le refus d'attribution d'une carte mobilité inclusion (mention stationnement). La juridiction a jugé le recours manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit la décision attaquée ni justifié avoir exercé le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, malgré une mise en demeure de régulariser. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304890
La société Blocstop demande l'annulation d'un accord-cadre attribué par Bordeaux Métropole à la société 3S équipements routiers pour la sécurisation de manifestations publiques. Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, rejette la requête, considérant notamment que la requérante n'établit pas que les irrégularités alléguées dans la procédure de passation lui ont causé un préjudice. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.
Avocat : QUEVAREC
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508187
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par une association demandant l'annulation d'un refus implicite de communication d'un registre hospitalier et l'injonction de le communiquer. L'association s'étant désistée de sa requête, le tribunal, statuant par ordonnance, a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La procédure est ainsi close.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601677
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Lézignan-Corbières. Le juge a désigné un expert pour constater l'état d'un immeuble présentant un risque d'effondrement et proposer des mesures urgentes. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, relatifs à la procédure d'urgence en cas de péril imminent.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601238
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de Mme B... contestant un trop-perçu de prime d'activité. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle a été déposée prématurément, avant l'issue du recours administratif préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 845-2 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601546
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé-liberté, a enjoint au préfet du Finistère d'héberger d'urgence la requérante et ses trois enfants. Le juge a considéré que la carence de l'État à leur fournir un logement stable, malgré une situation de détresse sociale et médicale notamment liée à l'état de santé d'un enfant, portait une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative et sur le droit à l'hébergement d'urgence prévu par l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : BERTHAUT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508405
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à contester le refus d'attribution d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant le président du conseil départemental, tel que l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Le rejet est fondé sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510532
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est le défaut d'exercice préalable du recours administratif obligatoire contre le rejet d'une demande de Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH). La juridiction a appliqué les articles R. 241-35 et R. 241-39 du code de l'action sociale et des familles, qui imposent cette étape préalable, et l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600896
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné à la préfète de l'Isère d'héberger Mme C... dans une structure adaptée à ses besoins, sous astreinte. Le juge a constaté que la requérante, désignée prioritaire par la commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre conforme à cette décision. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SEGHIER
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2523260
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, déclare irrecevable pour incompétence un recours contre un refus d'allocation adulte handicapé (AAH). Le juge administratif estime que le contentieux relatif aux décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) concernant l'AAH relève manifestement de la compétence de l'ordre judiciaire. En application de l'article L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et de l'article 32 du décret du 27 février 2015, il transmet la requête au tribunal judiciaire de Laval.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604054
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa. Le juge a estimé que le requérant, qui invoquait l'urgence liée à la naissance imminente de son enfant et une atteinte à sa vie familiale (article 8 CEDH), ne caractérisait pas une situation nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été jugée irrecevable pour défaut d'urgence au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604082
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante canadienne visant à enjoindre à la préfecture de lui délivrer un récépissé de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers lui permet de justifier de la régularité de son séjour et de conserver ses droits pendant trois mois après l'expiration de son titre. La requête était fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603602
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête de Mme C... qui contestait le rejet de sa demande de naturalisation et sollicitait des mesures d'urgence. Le juge estime que sa demande d'annulation excède la compétence du juge des référés et que sa demande de mesures utiles est manifestement mal fondée car elle ferait obstacle à l'exécution de la décision attaquée. La décision est prise en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601313
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait l'annulation d'une contrainte pour indu de prestations sociales. Le juge estime que la demande, qui ne sollicite aucune mesure provisoire urgente mais uniquement une annulation, est manifestement irrecevable devant la juridiction des référés. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui définissent les compétences du juge des référés.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601582
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension de titres de perception émis pour recouvrer des aides du fonds de solidarité COVID-19. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, les titres étant devenus définitifs après l'expiration du délai de recours de deux mois suivant leur notification. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601602
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande d'un étranger visant à obtenir l'injonction de délivrance d'un titre de séjour. Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'est pas recevable car elle cherche à faire obstacle à une décision implicite de rejet née du silence de l'administration, ce que l'article L. 521-3 interdit. La décision s'appuie sur les articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient qu'un silence de quatre mois sur une demande de titre vaut rejet.
Avocat : DALIL ESSAKALI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601961
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision refusant l'ouverture du droit au RSA. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisamment grave et immédiate, notamment en ne justifiant pas de l'impact actuel de la décision contestée sur sa situation. La demande d'indemnisation est par ailleurs jugée irrecevable, car elle ne relève pas des pouvoirs du juge des référés.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503434
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement partiel de la requérante concernant sa demande d'annulation et d'injonctions, rendue sans objet par la décision ultérieure du département. Le tribunal a rejeté sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle, jugée irrecevable, et a condamné le département du Cantal à lui verser la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : SOREAU AURORE