Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2509304
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un agent public contestant le pourcentage de son complément indemnitaire annuel. Le juge estime que la demande est manifestement irrecevable, car il n'appartient pas à la juridiction administrative de modifier directement ce pourcentage. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600765
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de l'association ProNaturA-France. Ce désistement est la conséquence du non-respect, par l'association, du délai d'un mois pour confirmer le maintien de sa requête au fond après le rejet de sa demande de suspension en référé. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, qui prévoit cette procédure de désistement d'office en cas d'absence de confirmation.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602296
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait la suspension du rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction retient l'irrecevabilité de la demande car le requérant n'a pas joint la copie de son recours au fond à sa requête, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, le juge applique la procédure de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter sans audience l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'injonction et de frais.
Avocat : SAHEL
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601930
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre au préfet de la délivrer un récépissé de demande de titre de séjour autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, l'intéressée n'ayant pas apporté d'éléments précis sur la gravité de l'atteinte à sa situation économique. La demande de condamnation de l'État aux frais d'instance a également été rejetée sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : MEAUDE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601987
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral interdisant la remise à l'eau du silure. Le juge estime que le syndicat des guides de pêche ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, pris dans le cadre des pouvoirs de police du préfet pour la protection du milieu aquatique (articles L. 436-1 et suivants du code de l'environnement). Il considère également que la condition d'urgence n'est pas établie, les préjudices allégués n'étant pas suffisamment graves et immédiats.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601937
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à être déchargé de la taxe d’habitation 2025. Le juge a estimé que la demande était prématurée et donc irrecevable, car le contribuable avait saisi l'administration fiscale en décembre 2025 et aucune décision implicite de rejet n'était encore acquise à la date de l'ordonnance. La décision s'appuie sur les articles R*190-1, R. 198-10 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511521
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté municipal n'ayant pas opposé d'opposition à une déclaration préalable pour un portail. La juridiction a jugé les requérants irrecevables, estimant qu'ils ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, car la réalisation du portail n'était pas de nature à affecter directement les conditions d'occupation de leur bien voisin. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, qui conditionne la recevabilité d'un tel recours.
Avocat : AMET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604947
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de visa long séjour au titre du regroupement familial, motivée par un projet de procréation médicalement assistée (PMA) et la vie familiale. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante n'apporte pas la preuve d'un démarrage concret du processus de PMA nécessitant la présence immédiate de son époux. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de la suspension en référé) et l'article L. 522-3 du même code (rejet sans audience lorsque l'urgence n'est pas établie).
Avocat : PESCHANSKI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605166
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de réunification familiale. Le juge estime que les requérants n'ont pas démontré le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré l'allégation d'une situation de vulnérabilité en Éthiopie. La demande d'injonction de réexamen et la demande de provision pour frais sont également rejetées.
Avocat : BLANCHOT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605315
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour. La requête a été jugée irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir régulièrement saisi la commission de recours administrative préalable obligatoire, comme l'exigent les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a appliqué l'article L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction, estimant son irrecevabilité manifeste.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605316
Le Tribunal administratif de Nantes rejette une demande de référé-suspension visant à suspendre le refus d'un visa de long séjour pour études délivré par l'autorité consulaire française à Bamako. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence particulière justifiant une suspension avant que la commission de recours administrative (CRRV) n'ait statué, et qu'aucune atteinte grave et immédiate à sa situation n'est caractérisée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SOUIDI
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601606
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de M. A... B... visant à obtenir une autorisation provisoire de séjour et le réexamen de son dossier. Le juge constate que le requérant a déposé sa demande de titre de séjour par voie dématérialisée, ce qui entraîne la délivrance d'une attestation de dépôt en ligne et non d'un récépissé physique, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, il n'y a pas d'urgence justifiant une mesure d'injonction, et le silence gardé par l'administration sur la demande de titre de séjour vaut décision de rejet implicite au terme du délai légal prévu à l'article R* 432-1 du même code.
Avocat : SELARL BAUR ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601643
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette, par ordonnance, la protestation électorale déposée par Mme A... concernant les élections municipales de Saint-Lucien. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle ne contient pas de conclusions demandant l'annulation des opérations de vote ou la rectification des résultats, se limitant à une demande de rappel des règles. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, relatif au rejet des requêtes irrecevables, et sur l'article L. 248 du code électoral définissant les conditions de saisine.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500596
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... et de la société Drapo comme irrecevable pour défaut d'objet. Le litige concernant le retrait d'une prime de transition énergétique était en effet privé de fondement dès l'origine, la prime contestée ayant déjà été versée dans le cadre d'un autre dossier. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et inflige par ailleurs une amende de 1 000 euros à la société Drapo pour requête abusive, sur le fondement de l'article R. 741-12 du même code.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500601
Le Tribunal Administratif de Nancy statue par ordonnance sur une requête relative au rejet d'une prime de transition énergétique par l'ANAH. Le tribunal donne acte du désistement partiel des requérants concernant l'annulation et l'injonction. Il rejette leur demande de condamnation de l'ANAH au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant que le réexamen administratif était gracieux.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500605
Le Tribunal administratif de Nancy constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir visant l'annulation du retrait d'une prime de transition énergétique par l'ANAH. Cette solution est prise car l'agence a déjà retiré sa décision contestée suite au recours administratif gracieux des requérants, privant ainsi le litige de son objet. La juridiction rejette également la demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant que le réexamen gracieux par l'ANAH ne justifie pas une telle condamnation.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500607
Le Tribunal Administratif de Nancy a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant le retrait d'une prime de transition énergétique par l'ANAH. Cette solution est motivée par le fait que l'agence a, postérieurement à la requête, retiré sa décision contestée et accordé la prime au demandeur, privant ainsi le litige de son objet. Le tribunal a néanmoins mis à la charge de l'ANAH le versement d'une somme de 1 000 euros au bénéfice du requérant, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600899
Sujet principal : Recours contre le renouvellement d'une assignation à résidence d'étrangers. Juridiction : Tribunal administratif de Nancy (statuant par ordonnance de référé). Solution retenue : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les recours en annulation, car les arrêtés attaqués ont été abrogés de facto suite à l'exécution des mesures d'éloignement des requérants le 17 mars 2026. Il prononce également leur admission provisoire à l'aide juridictionnelle. Textes appliqués : Articles R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (pouvoirs du magistrat désigné), et articles relatifs à l'aide juridictionnelle (loi du 10 juillet 1991 et décret du 28 décembre 2020).
Avocat : SCP BOUVIER - JAQUET - ROYER - PEREIRA-BARBOSA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2307460
Le Tribunal administratif de Lille donne acte du désistement pur et simple des sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France de leur requête en excès de pouvoir. Cette requête visait initialement l'annulation du refus implicite du maire de Willems de délivrer un certificat de non-opposition pour une installation d'antennes relais. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement par ordonnance.
Avocat : HAMRI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500914
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SCI Valenciennes l’Esquisse de son recours en excès de pouvoir. La requête, qui visait l'annulation du refus du maire de délivrer un certificat de conformité de travaux, est ainsi éteinte. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour valider ce désistement, accepté par la commune défenderesse.
Avocat : PELLOQUIN