Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403731
Sujet principal : Recours d'une clinique contestant le montant de sa dotation à la file active (DFA) pour 2023, fixé par l'Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est. Juridiction : Tribunal Administratif de Nancy (saisi par transfert de compétence du tribunal de la tarification sanitaire et sociale). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de la clinique. Il estime que l'ARS n'a pas commis d'erreur de droit dans l'application du mécanisme de sécurisation prévu par le décret n° 2021-1255 du 29 septembre 2021. Textes appliqués : Le tribunal se fonde principalement sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles (notamment pour la recevabilité) et sur le décret n° 2021-1255 du 29 septembre 2021 relatif au mécanisme de sécurisation de la DFA, dont il valide l'interprétation et l'application par l'administration.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER-BADIN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603097
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 CJA), rejette la demande de suspension d'un refus de titre de séjour « étudiant en recherche d'emploi ». Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante, bien que son titre soit expiré, bénéficie d'un délai de 30 jours pour quitter le territoire et n'établit pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation. L'ordonnance ne statue pas sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité du refus préfectoral.
Avocat : METANGMO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2226519
Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande indemnitaire de la société Le Quasimodo Notre-Dame, qui réclamait près de 1,74 million d'euros à l'État pour les préjudices économiques liés à l'incendie de la cathédrale. La juridiction estime que la société, exploitant un restaurant à proximité, n'était pas usagère de l'ouvrage public et n'a pas subi de dommage accidentel direct causé par celui-ci. Le jugement applique les principes de la responsabilité administrative sans faute pour dommages de travaux publics, mais les écarte en l'espèce.
Avocat : FOUCAUD TCHEKHOFF POCHET ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2610098
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un titre de recettes émis par l'Assistance publique – hôpitaux de Paris. Le juge constate que l'introduction par la requérante d'un recours en annulation contre ce titre a, en vertu de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, suspendu de plein droit son exécution forcée. Par conséquent, la demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative est jugée dépourvue d'objet et manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508693
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... concernant le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et de la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Il a jugé que le litige relatif à l'AAH relevait manifestement de la compétence du tribunal judiciaire (pôle social), conformément aux articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 821-1 du code de la sécurité sociale. Concernant la carte mobilité inclusion, le tribunal a estimé que la requête, qui se fondait uniquement sur la nécessité d'être accompagnée pour les courses, ne démontrait pas une mobilité pédestre réduite au sens des critères stricts définis par l'arrêté du 3 janvier 2017, et était donc manifestement infondée.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602648
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion. Le tribunal s'est déclaré incompétent, considérant que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire (pôle social). Cette solution s'appuie sur les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, qui attribuent ce contentieux à l'ordre judiciaire.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602545
Sujet principal : Désistement d'instance dans un litige concernant la passation d'un marché public (lot de travaux). Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la société requérante, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (pouvoir de donner acte des désistements par ordonnance).
Avocat : CABINET COMBAZ ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602716
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel, a été saisi par des candidats évincés contestant la procédure de passation d'un marché public. Le juge constate que le pouvoir adjudicateur a déclaré sans suite la procédure avant l'audience, ce qui prive la requête de son objet. Par conséquent, il prononce un non-lieu à statuer sur les demandes fondées sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative et rejette la demande de condamnation aux dépens.
Avocat : SENEGAS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401901
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... B... comme irrecevable pour tardiveté. L'agent contestait le montant des précomptes opérés sur son salaire de juin à octobre 2022, suite à un trop-perçu lié à son congé de maladie. Le tribunal a jugé, en application du principe de sécurité juridique, que son recours, formé en mai 2024, n'avait pas été introduit dans le délai raisonnable d'un an à compter de sa connaissance des décisions litigieuses.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602483
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre le rejet de sa demande de carte de séjour pluriannuelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, car la requérante ne bénéficiait pas de la présomption d'urgence (sa demande n'étant pas un simple renouvellement) et disposait encore d'un document provisoire de séjour valable. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a toutefois été accordée.
Avocat : DORE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602616
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé précontractuel formée par la société Verschooris contre la commune de Quesnoy-sur-Deûle. La société contestait son éviction d'un marché public de travaux, invoquant des irrégularités dans la procédure et l'analyse des offres. Le juge, statuant sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a estimé que la requérante n'établissait pas l'existence d'un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence susceptible de l'avoir lésée.
Avocat : DEVEYER
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2403399
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande en indemnité de l'association Carcassonne Olympique suite à la résiliation anticipée par la commune de Carcassonne d'une convention d'occupation de locaux. La juridiction a estimé que l'association ne justifiait pas de l'existence d'un préjudice certain et direct résultant de cette résiliation, notamment concernant les promesses d'embauche et le manque à gagner allégués. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la responsabilité administrative et les dispositions du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : RICHER ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601772
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de Mme A... B... visant à enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge constate qu'un délai de plus de quatre mois s'est écoulé depuis le dépôt de la demande, ce qui a fait naître une décision implicite de rejet en vertu des articles R.432-1 et R.432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Ordonner à l'administration de statuer ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L.521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2412359
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a déclaré l'action publique prescrite dans une affaire de contravention de grande voirie pour occupation illicite du domaine public maritime. Le préfet demandait la condamnation de M. B... pour avoir installé un corps-mort sans autorisation dans la baie de La Ciotat. Le tribunal a constaté qu'aucun acte d'instruction n'était intervenu pendant plus d'un an, ce qui entraîne la prescription de l'action publique au titre des articles 9 et 9-2 du code de procédure pénale. Par conséquent, il n'a pas eu à statuer sur le fond de l'action publique ni sur la demande d'amende.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605472
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut ordonner les mesures sollicitées sans méconnaître les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303696
Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon concerne une demande d'indemnisation pour un accident médical (syndrome de Claude Bernard-Horner) survenu après une hémithyroïdectomie. Le tribunal a rejeté la requête de la patiente, estimant que la prise en charge était conforme aux règles de l'art et que la complication rare ne procédait pas d'une faute caractérisée de l'établissement. La juridiction a ainsi appliqué les dispositions du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, qui conditionne la responsabilité à l'existence d'une faute.
Avocat : SCP REVEST - LEQUIN - NOGARET- DURIF
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507901
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de lui accorder une carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car la requérante, bien qu’invitée à le faire, n’a pas produit la décision issue du recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, condition préalable à toute saisine du juge. Cette solution s’appuie sur les articles R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles et R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508028
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester le refus d'attribution de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) et de son complément. Le tribunal a déclaré son incompétence, estimant que ce litige relève manifestement de la juridiction judiciaire (pôle social). Cette solution s'appuie sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, qui attribuent la compétence contentieuse en cette matière aux tribunaux judiciaires.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508347
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance de référé, rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de lui attribuer la carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal estime que l'état de santé du requérant, bien qu'entraînant une limitation de son périmètre de marche évalué à 200 mètres, ne satisfait pas aux critères stricts de l'arrêté du 3 janvier 2017, pris en application du code de l'action sociale et des familles, qui conditionnent l'attribution de cette carte. La décision administrative est donc confirmée, le moyen du requérant étant jugé manifestement infondé au sens de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508520
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester le refus d'attribution d'une prestation de compensation du handicap. Il a jugé que ce litige relevait manifestement de la compétence exclusive du tribunal judiciaire (pôle social), et non de la juridiction administrative. Cette solution s'appuie sur les articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et R. 222-1 du code de justice administratif, conduisant à un rejet pour incompétence.