Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502084
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite d'enregistrer une demande de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant algérien faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF), contestait la légalité de ce refus. Le tribunal a annulé la décision du préfet de l'Ariège, considérant que le refus d'enregistrement, fondé sur l'existence de l'OQTF et non sur l'incomplétude du dossier, était illégal au regard des articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a enjoint à l'administration d'enregistrer et d'instruire la demande.
Avocat : BENHAMIDA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405859
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 23 août 2024 refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la décision n'était pas entachée d'incompétence, un arrêté de délégation ayant régulièrement habilité la signataire, et a estimé que les autres moyens, notamment ceux tirés d'un défaut de motivation ou d'une erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les principes généraux du droit administratif.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602102
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête en référé d'un étranger demandant l'injonction au préfet de délivrer un récépissé ou de statuer sur sa demande de renouvellement de carte de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née le 30 novembre 2025, en application des articles R.* 432-1 et R.* 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ce qui constitue une contestation sérieuse faisant obstacle aux mesures sollicitées. Le requérant est informé qu'il peut, le cas échéant, demander la suspension de cette décision implicite sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510164
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant comorien. Le tribunal a annulé la décision, estimant que le préfet avait méconnu l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en ne procédant pas à un examen suffisant des liens personnels et familiaux du requérant en France. La juridiction a également jugé que l'autorité administrative avait violé l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en portant une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale.
Avocat : QUINSON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308451
Le Tribunal administratif de Marseille, saisi d'une demande de décharge de responsabilité solidaire au paiement d'impôts, a décidé de surseoir à statuer. La juridiction a transmis le dossier au Conseil d'État pour avis, estimant que l'affaire soulève des questions de droit nouvelles et sérieuses sur l'interprétation de l'article 1691 bis du code général des impôts. Ces questions portent notamment sur la période et le cadre d'appréciation de la condition de fraude pouvant faire obstacle à la décharge.
Avocat : PACINI
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505700
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 4 avril 2025 qui refusait son admission exceptionnelle au séjour, lui ordonnait de quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la situation personnelle et professionnelle du requérant ne justifiait pas une régularisation au titre de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'accord franco-algérien et de la convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Avocat : SADEK
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604656
**Sujet principal** : Demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour et d'injonction de délivrer une attestation de prolongation d'instruction. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête, car l'administration a déjà délivré l'attestation de prolongation d'instruction sollicitée avant le jugement, rendant la demande sans objet. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (pouvoir du juge de constater l'absence de lieu à statuer).
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602670
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, malgré la situation personnelle précaire de la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : ATGER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603259
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une carte de séjour. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence de sa situation. Cependant, il a rejeté la demande de suspension, considérant que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative contestée, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BELOTTI
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600418
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Lucciana pour un projet immobilier. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, tel que précisé par le plan d'aménagement et de développement durable de Corse (PADDUC), créait un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : ALBERTINI
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600420
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un certificat d'urbanisme délivré par le maire de Talasani pour la construction d'une maison individuelle. Le préfet de la Haute-Corse soutenait que le projet, situé dans une zone d'habitat dispersé bordée par une voie de circulation, méconnaissait les règles de constructibilité (article L. 121-8 du code de l'urbanisme et le plan d'aménagement de la Corse). Le juge a estimé que ce moyen était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte, justifiant sa suspension en application de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504400
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 9 000 euros présentée par un particulier contre l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) au titre de la prime de transition énergétique. Le juge a estimé que l'existence de l'obligation de paiement de l'ANAH était sérieusement contestable, car l'agence avait diligenté un contrôle sur pièces du dossier du requérant, ce qui suspendait le versement de la prime en vertu de l'article 10 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Avocat : HAYOUN DAVID
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401221
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de Mme D... visant à contester la mise à sa charge d'un indu de RSA et d'indus de prime d'activité. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de remise de dette, présentée pour la première fois devant lui, au regard des dispositions de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Il a par ailleurs estimé que les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence de l'auteur de la décision, à la motivation ou aux droits de la défense, n'étaient pas fondés.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401768
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi de trois requêtes de M. E... contestant des décisions de mise en recouvrement d'indus de prestations sociales (prime exceptionnelle et RSA) prises par la CAF. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que les décisions attaquées étaient légales et que les moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, etc.) n'étaient pas fondés. Les textes appliqués concernent principalement le code de la sécurité sociale et le code de l'action sociale et des familles.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303185
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus de protection fonctionnelle opposé par la chambre des métiers et de l'artisanat de Bretagne. La juridiction a jugé que les agissements allégués, notamment l'entrave au droit syndical et le frein à l'évolution de carrière, ne présentaient pas le caractère répété et excessif nécessaire pour constituer un harcèlement moral au sens des articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique. En conséquence, la demande d'indemnisation a également été rejetée.
Avocat : FL AVOCAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605835
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Mayenne en désignant un expert. Cette décision, prise en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire constater l'état de trois immeubles présentant des risques pour la sécurité publique. La mission de l'expert, régie par les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative, inclut l'évaluation des dangers et la proposition de mesures pour y mettre fin.
Avocat : CABINET COUDRAY
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602761
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante dispose d'une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de séjourner régulièrement en France jusqu'à une date future. La demande d'injonction et de provision pour frais d'avocat est également rejetée, mais la requérante est admise au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : KACOU
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400431
Le Tribunal Administratif de Pau a statué sur une demande de décharge de la taxe d’habitation sur les logements vacants pour les années 2023 et 2024. Le juge a déclaré irrecevable la demande pour 2024 en raison de l'absence de réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, conformément à l'article R. 190-1 du Livre des Procédures Fiscales. Sur le fond, pour l'année 2023, le tribunal a rejeté la demande, considérant que le contribuable n'avait pas apporté la preuve que la vacance du logement était indépendante de sa volonté ou que le bien était inhabitable, au sens des articles 1407 bis et 232 du Code Général des Impôts et de la jurisprudence constitutionnelle.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603012
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné la demande d'un ressortissant algérien visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le délai écoulé depuis la première sollicitation (décembre 2023) caractérisait une situation d'urgence justifiant une intervention, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a enjoint à la préfète du Rhône de communiquer une date de rendez-vous dans un délai de quinze jours, mais a rejeté la demande d'injonction préemptive concernant l'enregistrement du dossier et la délivrance d'un récépissé.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600911
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'une ressortissante congolaise. La juridiction a rejeté la requête en annulation, estimant que la décision était légale, notamment quant à la compétence du signataire et au respect des procédures. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile et sur la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.
Avocat : DAVID