Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1418896
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a radié une requête en double. La société requérante demandait la restitution d'une contribution électrique, mais sa requête était un doublon d'une autre affaire déjà enregistrée. La juridiction a appliqué l'article R. 413-5 du code de justice administrative pour procéder à cette radiation des registres du greffe.
Avocat : CABINET FIDAL (SELAS)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1419422
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a radié une requête en double. La société Cogipar avait introduit un recours identique à une affaire déjà enregistrée (n° 1419421). La juridiction a appliqué les dispositions du code de justice administrative (article R. 413-5) pour ordonner la radiation de la seconde requête (n° 1419422) des registres du greffe.
Avocat : CABINET FIDAL SIEGE (SELAS)
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514445
**Sujet principal** : Demande de provision en référé pour le paiement de factures impayées de fournitures pharmaceutiques et des intérêts moratoires associés. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés accorde la provision demandée, condamnant le centre hospitalier de Briançon à verser à la société Laboratoire Renaudin la somme de 3 338,32 euros (principal), les intérêts moratoires et une indemnité forfaitaire de recouvrement de 800 euros, l'existence de la créance n'étant pas sérieusement contestable. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions du référé-provision) et les articles L. 2192-13, R. 2192-10, R. 2192-11 et R. 2192-31 du code de la commande publique (délais de paiement, intérêts moratoires et indemnité forfaitaire pour les établissements publics de santé).
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603587
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a fait droit à la demande de la SA SNCF Réseau en ordonnant une expertise. Le juge a désigné un expert pour constater sans délai l'état des lieux suite à l'effondrement d'un mur surplombant une voie ferrée à Cassis, avant des travaux de remise en état prévus le 9 mars 2026. Cette décision s'appuie sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de désigner un expert pour constater des faits susceptibles de donner lieu à un litige.
Avocat : LEXCASE SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603290
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé d'une ressortissante algérienne demandant l'injonction au préfet d'instruire sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que la demande ne présente pas le caractère d'urgence requis, car un rejet implicite de la demande de renouvellement est né au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA. La mesure sollicitée ferait ainsi obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501939
**Sujet principal** : Demande d'une provision en référé par une entreprise pour le paiement d'une créance de révision des prix sur un marché public de travaux. **Juridiction** : Tribunal administratif de Bastia (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de provision. Il constate que la créance est sérieusement contestable en raison d'une prescription partielle (loi du 31 décembre 1968) et du défaut de preuve d'une interruption de prescription pour la totalité des sommes réclamées. **Textes appliqués** : Article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions pour accorder une provision) et la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 (régime de prescription quadriennale des créances sur les collectivités publiques et ses modalités d'interruption).
Avocat : CABINET D'AVOCATS ADMYS AVOCATS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401566
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante fondée sur la responsabilité de l'État du fait des lois. La juridiction a jugé que le préjudice allégué, résultant de l'impossibilité pour un enfant créancier isolé de bénéficier du recouvrement forcé de pension alimentaire par une caisse d'allocations familiales, ne présentait pas le caractère spécial requis par la jurisprudence du Conseil d'État. Le tribunal a appliqué les principes gouvernant la responsabilité de l'État du fait des lois, fondés sur l'égalité devant les charges publiques, et a constaté que la situation de la requérante n'était pas différente de celle d'autres créanciers d'aliments confrontés à l'inexécution d'une décision de justice.
Avocat : GATTI - CHEVILLON - VEGAS - LAURENT
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600707
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait une procédure d'imposition d'office relative aux droits d'enregistrement d'une succession. La juridiction a estimé qu'elle n'était pas compétente pour connaître de ce litige. Elle a fondé sa décision sur l'article L. 199 du livre des procédures fiscales, qui attribue la compétence contentieuse en matière de droits d'enregistrement au tribunal judiciaire.
Avocat : BLOUIN ANNE-LAURE
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400105
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête d'un sapeur-pompier professionnel demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande d'indemnisation pour travail le 1er mai 2022 et le versement de 335 euros. Le tribunal a jugé que les dispositions de l'article L. 621-9 du code général de la fonction publique, qui renvoie à l'article L. 3133-6 du code du travail sur le double paiement des jours fériés, n'étaient pas applicables en l'absence de décret d'application précisant leurs modalités. Par conséquent, le SDIS du Territoire de Belfort n'était pas tenu de verser l'indemnité réclamée.
Avocat : SELARL DBS AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400837
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande d'un GAEC visant à obtenir le remboursement de la TVA sur l'achat d'un véhicule pickup Ford Ranger Super Cab. Le tribunal a jugé que le véhicule, disposant de quatre places assises, était conçu pour un usage mixte (transport de personnes et de marchandises), ce qui l'exclut du droit à déduction de la TVA en vertu de l'article 206 de l'annexe II du code général des impôts. Il a également estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision de refus de l'administration était inopérant.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400948
**Sujet principal** : Demande de restitution d'un crédit d'impôt métiers d'art par une SARL de métallerie-serrurerie. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Besançon (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il estime que la simple activité dans un métier d'art listé et la fabrication sur mesure pour des clients ne suffisent pas à caractériser le "travail de création original" ou la "conception de nouveaux produits" requis par la loi pour bénéficier du crédit d'impôt. **Textes appliqués** : L'article 244 quater O du code général des impôts (conditions du crédit d'impôt métiers d'art) et l'arrêté du 24 décembre 2015 fixant la liste des métiers d'art.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600540
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un candidat aux élections municipales qui demandait des mesures préventives contre des pressions et pour garantir la neutralité et l'égalité de la campagne. La juridiction estime que la demande est irrecevable, car elle ne vise pas l'annulation d'une décision administrative spécifique et que le juge ne peut se substituer à l'administration pour un contrôle actif avant le scrutin. La solution s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui régissent la recevabilité des recours.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301492
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SELARL Benoit & associés, du liquidateur judiciaire et des époux B... qui contestaient la régularité de saisies administratives à tiers détenteur émises pour recouvrer des impôts sur le revenu et prélèvements sociaux de 2014. La juridiction a jugé que les actes de poursuite étaient réguliers en forme et que la créance n'était pas prescrite, notamment au regard des dispositions du livre des procédures fiscales relatives aux délais de recouvrement. Elle a également estimé que la procédure de liquidation judiciaire n'avait pas pour effet de suspendre les poursuites exercées à titre personnel contre les époux pour des dettes fiscales nées antérieurement.
Avocat : ACTEIS SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302112
Le Tribunal Administratif de Toulouse a statué sur un recours en plein contentieux contestant des impositions et pénalités fiscales (TVA, taxe sur les métaux précieux, impôt sur le revenu). Le tribunal a jugé irrecevables certaines conclusions, notamment celle visant l'annulation de l'avis de mise en recouvrement, considérant cet acte comme non détachable de la procédure d'imposition. Il a également déclaré irrecevable la demande de décharge pour la partie des rappels déjà dégrevée par l'administration avant l'introduction du recours.
Avocat : SÉRÉE DE ROCH
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205688
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de l'EURL Chef&Co, qui contestait le refus de deux aides publiques liées à la crise Covid-19 (l'aide "coûts fixes consolidation" pour février 2022 et l'aide du fonds de solidarité pour novembre 2020). Le tribunal a jugé que les conclusions concernant le fonds de solidarité étaient irrecevables pour tardiveté et que les conditions d'attribution de l'aide "coûts fixes" n'étaient pas remplies. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du décret n° 2022-111 du 2 février 2022 modifié.
Avocat : MAROUBY
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2304570
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à contester des rectifications et impositions supplémentaires d'impôt sur le revenu, de TVA et de taxe sur les métaux précieux, ainsi que des pénalités, notifiées à un commerçant. L'administration ayant prononcé un dégrèvement partiel après l'introduction de la requête, le tribunal a jugé que le litige n'était plus entièrement éteint pour toutes les impositions contestées. Par conséquent, il a partiellement fait droit à la demande de décharge en statuant sur le fond pour les points maintenus, et a rejeté le surplus des conclusions, y compris la demande d'allocation de sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SÉRÉE DE ROCH
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402072
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de décharge totale de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Le litige portait sur la qualification d’un logement à Toulouse, occupé par l’époux de la requérante, comme résidence secondaire au 1er janvier 2023. Le tribunal a jugé que l’imposition était régulièrement établie au nom de la requérante, co-titulaire du bail, en application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, l’adresse fiscale principale du foyer demeurant à Paris.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303752
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C... B... visant à obtenir l'annulation du rejet implicite de sa demande indemnitaire et de sa contestation d'une proposition de CDI, ainsi que diverses injonctions et condamnations pécuniaires contre l'État. Le tribunal a jugé irrecevables plusieurs de ses conclusions, notamment celles concernant l'annulation et l'indemnisation, et a estimé que l'arrêt de la cour administrative d'appel du 25 avril 2022 avait été pleinement exécuté, sans faute de l'administration. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : VIGREUX
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304140
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a jugé une demande d'indemnisation suite à une chute dans une déchetterie. Il a déclaré son incompétence, considérant que la gestion de la déchetterie par la COBAS relevait d'un service public industriel et commercial (SPIC). Par conséquent, le litige relève de la compétence de l'ordre judiciaire, et la requête a été rejetée pour ce motif d'ordre public.
Avocat : DE BOUSSAC DI PACE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400144
**Sujet principal** : Demande de rémunération complémentaire par une société pour des missions d'assistance à maîtrise d'ouvrage dans le cadre d'un marché public de réhabilitation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir soulevée par le CROUS, estimant que le délai de forclusion de deux mois pour introduire un mémoire de réclamation (article 37 du CCAG Prestations Intellectuelles 2009) n'était pas encore couru au moment de la première demande de la société. L'examen du fond de la demande est donc ouvert. **Textes appliqués** : Article 37 du Cahier des Clauses Administratives Générales (CCAG) applicables aux marchés publics de prestations intellectuelles (arrêté du 16 septembre 2009), invoqué pour la fin de non-recevoir.
Avocat : SCP AVOCAGIR