Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400572
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande d'indemnisation de la société Jouets village, qui invoquait un préjudice commercial dû aux travaux du tramway. La juridiction a estimé que les perturbations d'accès et les coupures d'électricité alléguées n'excédaient pas les sujétions normales imposables aux riverains pour un motif d'intérêt général. Elle a ainsi jugé que les conditions de la responsabilité sans faute de la puissance publique, fondée sur le préjudice anormal et spécial, n'étaient pas établies.
Avocat : JEANNOT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402571
**Sujet principal** : Demande en indemnisation suite à une chute sur une voie de tramway. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la victime. Il estime que la société Keolis Bordeaux Métropole n'engage pas sa responsabilité, car la chute est due à l'imprudence de la requérante qui a traversé une voie non destinée aux piétons. **Textes appliqués** : Principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics (absence de référence à un texte spécifique dans l'extrait, mais application de la jurisprudence sur la preuve et les causes d'exonération).
Avocat : LOUPIEN-SUARES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403278
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A... à l'encontre de la commune de Lamarque suite à sa chute sur une passerelle publique. La juridiction a estimé que la requérante n'avait pas rapporté la preuve d'un défaut d'entretien normal ou d'un caractère anormalement dangereux de l'ouvrage public. Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics, relevant que l'état de la passerelle en bois, compte tenu de son environnement, ne présentait pas un danger anormal nécessitant une signalisation particulière.
Avocat : CABINET CAPORALE MAILLOT BLATT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405297
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'interdiction d'accès à la centrale nucléaire de Blaye et à obtenir une indemnisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était légale, notamment en raison de la compétence du signataire et d'une motivation suffisante, et a considéré que la demande d'indemnisation était irrecevable. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de la défense (articles L. 1332-1 et L. 1332-2-1) relatives à la sécurité des points d'importance vitale.
Avocat : BAUER
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406320
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la demande d'indemnisation d'une assistante maternelle contre le département de la Gironde. La requérante contestait le refus de son agrément, mais le tribunal estime qu'elle n'a pas démontré le caractère fautif de cette décision ni prouvé l'existence d'un préjudice direct et certain. La juridiction applique les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de justice administrative relatives aux frais du procès.
Avocat : STINCO
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601673
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la demande du maire de désigner un expert pour un immeuble présentant un risque d'exposition au monoxyde de carbone. La juridiction estime que la situation relève d'une insalubrité (article L. 511-2, 4° du code de la construction et de l'habitation) et non d'un péril imminent. Par conséquent, la procédure de constat relève des services municipaux ou de l'ARS (article L. 511-8 du CCH) et non d'une désignation d'expert par le juge des référés (article L. 511-9 du CCH).
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502326
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'association Ethique et Liberté, mettant ainsi fin à l'instance. Le litige portait sur un refus implicite de communication de documents administratifs relatifs à des appels à projets. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour valider ce désistement.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506909
Le Tribunal administratif de Bordeaux donne acte du désistement pur et simple de la requête par laquelle une fédération de syndicats demandait l'annulation du refus de communication d'une étude d'impact relative à l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement par ordonnance. En conséquence, la procédure est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'accès aux documents administratifs.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507492
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du syndicat SNEP-UNSA de son recours en plein contentieux. Ce recours visait initialement l'annulation d'un refus implicite de communication de documents administratifs par le recteur de l'académie de Bordeaux et l'injonction de les communiquer. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour valider ce désistement, mettant ainsi un terme à l'instance.
Avocat : COLIN GADY AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508166
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'association requérante (CCDH). Le litige portait sur un refus de communication, par un centre hospitalier, d'extraits du registre prévu à l'article L. 3212-11 du code de la santé publique. L'ordonnance met fin à l'instance sans examen du fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304797
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision de retenue sur salaire infligée à un surveillant pénitentiaire pour absence de service fait. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait refuser le bénéfice du congé de maladie lié à un arrêt de travail médical, sauf dans des circonstances exceptionnelles de mouvement social empêchant les contre-visites, ce qui n'était pas établi en l'espèce. La décision s'appuie sur les articles L. 822-1 du code général de la fonction publique et 25 du décret du 14 mars 1986.
Avocat : SELAFA CABINET CASSEL
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306404
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête d'un professeur demandant l'annulation d'un blâme infligé pour des propos inappropriés tenus à l'encontre de sa cheffe d'établissement. La juridiction a jugé que l'arrêté de sanction était suffisamment motivé et respectait les exigences formelles, notamment la signature et la qualité de l'autorité signataire. Elle a également estimé que l'anonymisation des témoignages ne méconnaissait pas les droits de la défense et que la sanction n'était pas disproportionnée, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 532-4 du code général de la fonction publique.
Avocat : SARL RD AVOCAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307410
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur le recours d'une enseignante demandant l'annulation du refus implicite de la rectrice de l'académie de Nantes de lui accorder un allègement de service pour raison de santé et de reconduire ses mesures d'aménagement de poste. Le tribunal a rejeté ses demandes, considérant que la procédure suivie était régulière et que le refus d'allègement de service, fondé sur l'avis du médecin de prévention, n'était pas entaché d'erreur de droit ou d'appréciation au regard des articles R. 911-12, R. 911-15 et R. 911-18 du code de l'éducation. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, l'État n'ayant commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301135
Le Tribunal Administratif de La Réunion a jugé une demande d'annulation de titres de perception émis pour recouvrer des trop-perçus de rémunération de 2016. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir opposée par l'administration et a examiné le fond de l'affaire. Il a notamment appliqué l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000, qui instaure un délai de prescription biennale pour la répétition des paiements indus, et a rappelé que les causes d'interruption de cette prescription sont régies par les principes du code civil.
Avocat : KARJANIA
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301621
**Sujet principal** : La requérante conteste la régularité de la procédure et le bien-fondé de rectifications fiscales (cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, prélèvements sociaux et contribution sur les hauts revenus) notifiées à la suite d'une vérification de comptabilité d'une SELARL pour les années 2016 à 2018. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de La Réunion (formation de première chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime, sur le volet procédural, que la notification de la réponse aux observations du contribuable à la représentante de la succession était régulière. Sur le fond, il juge que les rehaussements de rémunération du gérant et les corrections liées aux comptes courants d'associé sont légalement justifiés, notamment au regard des articles 39, 109 et 109-1 du code général des impôts. **Textes appliqués** : Le code général des impôts (notamment ses articles 39, 109 et 109-1) et le livre des procédures fiscales (notamment son article L. 57).
Avocat : HOARAU-GIRARD
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500411
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'indemnisation de son préjudice lié aux essais nucléaires. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve que sa pathologie était radio-induite et qu'elle avait été exposée à une dose de rayonnements ionisants suffisante, conditions exigées par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010. Il a également considéré que le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision du CIVEN était sans incidence en plein contentieux.
Avocat : GUESSAN
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500416
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B..., qui contestait le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN en tant qu'ayant droit d'une victime des essais nucléaires. Le tribunal a jugé que, dans le cadre de ce recours de plein contentieux, l'éventuelle insuffisance de motivation de la décision initiale du CIVEN était sans incidence sur l'examen du droit à indemnisation. La solution s'appuie sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires.
Avocat : GUESSAN
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500232
Sujet principal : Recours en indemnisation d'un requérant contre le rejet de sa demande par le Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN). Juridiction : Tribunal Administratif de la Polynésie française. Solution retenue : Le tribunal, statuant en plein contentieux, examine directement le droit à indemnisation du requérant, sans se prononcer sur un éventuel vice de motivation de la décision initiale du CIVEN. Il applique le régime légal de présomption de causalité. Textes appliqués : La décision s'appuie principalement sur la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français, ainsi que sur les articles L.1333-2 et R.1333-11 du code de la santé publique fixant la limite de dose à 1 mSv/an.
Avocat : GUESSAN
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500263
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'une veuve, au titre d'ayant droit, pour les préjudices subis par son époux décédé, exposé aux essais nucléaires en Polynésie française. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal examine la légalité du rejet de la demande par le CIVEN. Il rappelle que la requérante, dont l'époux était présent sur Moruroa et a développé un cancer, bénéficie de la présomption de causalité prévue par la loi, à moins que l'administration ne prouve que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 millisievert. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 (notamment ses articles 1er, 2 et 4) relative à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires, ainsi que sur les articles L.1333-2 et R.1333-11 du code de la santé publique fixant la limite de dose.
Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500271
**Sujet principal** : Recours en annulation d'une délibération municipale fixant les tarifs de la restauration scolaire, introduit par le conseil d'administration de la mission catholique (CAMICA) contre la commune de Nuku Hiva. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française. **Solution retenue** : Le tribunal a déclaré la requête irrecevable. Il a jugé que le CAMICA n'avait pas qualité pour agir, car la représentation légale des établissements scolaires catholiques concernés relevait, en vertu du décret du 16 janvier 1939, du conseil d'administration de la mission catholique des îles Marquises (CAMCIM), et non du CAMICA. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du décret du 16 janvier 1939 modifié, qui régit la constitution et les prérogatives des conseils d'administration des missions religieuses en Polynésie française.
Avocat : FIDELE