Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600592
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA), a rejeté la demande d'un ressortissant égyptien visant à enjoindre à la préfète de l'Essonne de lui permettre de déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui invoquait des difficultés avec le téléservice ANEF, n'avait pas préalablement recouru aux dispositifs d'assistance et d'accueil physique prévus par l'article R. 431-2 du CESEDA et son arrêté d'application, ce qui privait sa demande du caractère d'urgence nécessaire.
Avocat : KA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603362
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet de renouvellement d'une carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré l'obstacle à la reprise d'un contrat de travail, car la requérante pouvait solliciter un titre provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LEKEUFACK
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601067
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande d'une nouvelle expertise médicale présentée par un patient contre le Centre hospitalier de Hyères. Le juge estime que deux expertises (une amiable en 2020 et une judiciaire en 2025) ont déjà été réalisées sur le même objet. Le requérant n'apportant aucun élément nouveau, sa simple contestation des rapports existants ne justifie pas une mesure utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET LERIOUX & SENECAL ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522044
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d’accueil à la fille de la requérante. Le juge a retenu que la décision était entachée d’un vice de procédure, notamment au regard de l’absence de preuve de la réalisation d’un entretien d’évaluation de la vulnérabilité, tel que prévu par les articles L. 522-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’administration a été enjoint de prendre une nouvelle décision dans un délai d’un mois.
Avocat : DUBOIS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522890
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus de l'OFII de lui octroyer des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision contestée était suffisamment motivée, notamment au regard du délai tardif de dépôt de la demande d’asile, et que la procédure d’évaluation avait été régulièrement conduite. La décision s’appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : WELSCH
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523038
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que le directeur territorial de l'OFII à Bobigny était compétent pour signer la décision et que l'office avait correctement procédé à l'examen de la situation personnelle du requérant, notamment au regard de sa vulnérabilité, avant de prendre sa décision. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier ses articles L. 551-3, L. 551-9, L. 551-10 et L. 551-15.
Avocat : DUBOIS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523046
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de M. C... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. La juridiction estime que la décision de l'OFII, fondée sur le dépôt tardif de la demande d'asile hors du délai de 90 jours, est régulière et suffisamment motivée, et qu'elle a pris en compte la situation personnelle du requérant. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-15.
Avocat : DUBOIS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523206
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. La juridiction a retenu un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle, notamment au regard de la non-remise d'un certificat médical Medzo. Elle a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de quinze jours, sans prononcer d'astreinte.
Avocat : WELSCH
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523233
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant sur un recours en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation du refus de conditions matérielles d'accueil opposé à une demandeuse d'asile par l'OFII. La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée, au regard des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'une évaluation individualisée de la situation de la requérante avait bien été réalisée. Elle a toutefois prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence de statuer.
Avocat : MOLLER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523333
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur le non-respect du délai de 90 jours pour solliciter l'asile, était suffisamment motivée et qu'un examen individualisé de la situation du requérant avait bien été réalisé. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MOLLER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523647
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur le refus de la requérante de l'orientation en région, était régulière, suffisamment motivée et avait pris en compte son examen de vulnérabilité, conformément aux articles L. 551-3, L. 551-9 et L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les autres moyens, dont le défaut d'entretien de vulnérabilité, ont été écartés.
Avocat : KWAHOU
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605581
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant libyen contre l'arrêté préfectoral fixant son pays d'éloignement. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du CESEDA. Il a jugé que le requérant n'apportait pas d'éléments précis établissant un risque réel de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Libye.
Avocat : DUBOIS-TOUBE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501460
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les décisions de retrait de points antérieures. Le juge a jugé irrecevables les conclusions relatives à cinq infractions, les points ayant été restitués avant l'introduction du recours. Concernant le moyen tiré du défaut d'information préalable au retrait de points, exigé par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le tribunal a considéré qu'il incombait à l'administration d'apporter la preuve de cette information, ce qu'elle a fait en produisant les avis de contravention.
Avocat : COHEN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502346
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la suspension de son permis de conduire pour six mois. Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé, car il énonçait clairement les faits (conduite avec téléphone tenu en main et infraction au positionnement sur la chaussée) et les bases légales (articles L. 224-2 et R. 224-19-1 du code de la route). La juridiction a également jugé que la procédure contradictoire préalable n'était pas requise en l'espèce, compte tenu des conditions d'urgence propres à ce type de mesure de police.
Avocat : CABINET D'AVOCATS IOSCA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2514340
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler les retraits de points sur son permis de conduire pour des infractions de 2022. Le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, considérant que les décisions avaient été régulièrement notifiées et que le délai de recours contentieux de deux mois, prévu par les articles R. 421-1 et suivants du code de justice administrative, n'avait pas été respecté. L'administration avait apporté la preuve d'une notification conforme, interrompue puis relancée par un recours gracieux, dont le rejet implicite avait été dûment porté à la connaissance du requérant.
Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515500
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours en excès de pouvoir contre une décision ministérielle invalidant un permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, car l'administration avait retiré du dossier les mentions contestées de l'invalidation et d'une infraction, privant ces conclusions d'objet. Pour les autres infractions, le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, l'administration ayant établi la régularité des notifications et le requérant n'ayant pas agi dans le délai de deux mois prévu par les articles R. 421-1 et suivants du code de justice administrative.
Avocat : COHEN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2520719
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision de l'ANTS refusant la délivrance d'un permis de conduire à un requérant pourtant reçu aux examens. La juridiction a jugé que le refus, notifié par une simple invitation à se rapprocher de l'auto-école, était insuffisamment motivé. Elle a ainsi appliqué les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, qui imposent une motivation écrite des décisions individuelles défavorables.
Avocat : GIBERT JORDAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522117
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire. Le juge a estimé que la décision ministérielle du 15 mai 2025 était régulière, écartant les moyens tirés d'un vice de procédure, d'une méconnaissance du principe du contradictoire et d'une absence de base légale. La juridiction a notamment appliqué les dispositions du code de la route relatives au retrait de points (articles L. 223-1 et L. 225-1) et a considéré que la réalité des infractions était établie par les titres exécutoires produits.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522229
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal juge inopérant le moyen tiré du défaut de notification régulière de la décision. Il estime également que le requérant n'apporte pas les éléments suffisants pour établir que la privation de son droit à effectuer un stage de récupération de points, invoquée au titre de l'article L. 223-3 du code de la route et des droits de la défense, était illégale.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601220
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer un ressortissant algérien pour le dépôt de sa demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, en raison d'un délai de traitement anormal de plus de deux ans constituant un dysfonctionnement grave de la préfecture. La juridiction a également condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : ZOUBA