Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500783

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... contestant la remise partielle de dette accordée par la CAF sur un indu de prime d'activité de 279,78 euros. La requérante invoquait le caractère involontaire de l'erreur déclarative et son incapacité financière à rembourser le solde. Le juge a estimé que la CAF n'avait pas fait une appréciation inexacte de la situation en limitant la remise gracieuse à 50 % de l'indu, compte tenu de l'origine de l'indu et des difficultés financières de l'intéressée. La décision a été rendue sur le fondement des articles R. 222-13 du code de justice administrative et du code de la sécurité sociale.

27 janvier 2026• R222-13 (JU 2)
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304136

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A... visant à obtenir réparation des préjudices subis suite à des interventions chirurgicales pour hernies discales, soit au titre de la solidarité nationale (ONIAM) pour accident médical non fautif, soit pour faute du CHU de Nice. Le tribunal a rejeté la responsabilité du CHU, l’expert n’ayant retenu aucun manquement. Il a également écarté la demande contre l’ONIAM, estimant que les dommages, résultant d’un échec thérapeutique et non d’un accident médical direct, ne remplissaient pas les conditions d’anormalité et de gravité requises par l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : DE LA GRANGE & FITOUSSI

27 janvier 2026• 5ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304993

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme C... d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis lors d’une chute survenue le 29 avril 2021, causée par une planche installée sur un trottoir par la société ENEDIS pour couvrir une excavation. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de la société ENEDIS en tant que maître d’ouvrage, celle-ci étant tenue de garantir les usagers de la voie publique des dommages causés par ses travaux, sans que l’imprudence de la victime ne soit établie. Il a condamné ENEDIS à verser à Mme C... une somme totale de 7 500 euros, incluant des indemnités pour souffrances endurées, déficit fonctionnel temporaire et permanent, et assistance par tierce personne, tout en rejetant les demandes au titre des dépenses de santé et du préjudice d’agrément faute de justificatifs. En application des articles L. 2212-2 et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales, le tribunal a également rejeté les appels en garantie formés par ENEDIS et la société ORECA, faute de lien contractuel ou de faute établie entre les parties.

Avocat : HEBERT-MARCHAL AVOCATS

27 janvier 2026• 5ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501493

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par les ayants droit de M. B... A..., décédé le 7 septembre 2022 des suites d'un choc anaphylactique au curare lors d'une anesthésie générale au CHU de Nice. La juridiction a considéré que l'obligation de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) n'était pas sérieusement contestable, l'accident médical non fautif remplissant les conditions du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. En conséquence, le tribunal a alloué des provisions aux requérants pour leurs préjudices d'affection et leurs frais, dont le montant a été fixé en fonction du caractère certain de l'obligation.

Avocat : CABELLO

27 janvier 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501904

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... qui sollicitait une provision de 1 070 000 euros du Centre Hospitalier Universitaire de Nice. Le requérant estimait que l'administration de corticoïdes et la réalisation d'une urétéro-pyélographie rétrograde constituaient des fautes à l'origine de l'aggravation de son état septique, ayant conduit à l'amputation de ses quatre membres. Le tribunal a considéré que l'obligation de l'hôpital n'était pas sérieusement contestable, car les actes médicaux litigieux étaient justifiés par l'état du patient et leur lien de causalité direct avec les dommages n'était pas établi. La demande a donc été rejetée, sans qu'il soit fait droit aux conclusions accessoires.

Avocat : CABINET CHAS

27 janvier 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507712

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme B..., ressortissante russe, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour assorti d’une autorisation de travail. Le juge a constaté l’urgence et l’utilité de la mesure face à la carence de l’administration, qui n’a pas produit de défense, et a appliqué les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’État a également été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : ANTOINE

27 janvier 2026
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301818

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D..., ingénieur territorial, qui demandait la condamnation du département de la Creuse à lui verser 67 506,75 euros en réparation des préjudices résultant de fautes commises par la collectivité. Le requérant invoquait notamment l'illégalité de décisions d'affectation annulées par le juge administratif, un harcèlement moral et une sanction déguisée. Le tribunal a estimé que ces moyens n'étaient pas fondés, considérant que les illégalités retenues n'étaient pas constitutives de fautes de nature à engager la responsabilité du département et que les autres griefs n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.

Avocat : BERTRAND

27 janvier 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301964

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A..., agent du centre hospitalier de la Tour blanche d’Issoudun, afin d’obtenir réparation des préjudices résultant d’un accident de service (2012), d’une maladie professionnelle (2015) et de deux rechutes (2021 et 2022). Le tribunal a examiné la demande sur le fondement de la responsabilité sans faute de l’employeur public pour les préjudices personnels et patrimoniaux autres que la perte de revenus, et a rejeté la demande fondée sur la responsabilité pour faute, faute pour le requérant d’établir un défaut de prise en charge par l’établissement. La solution retenue consiste à condamner le centre hospitalier à verser à M. A... une somme totale de 37 400,72 euros, incluant notamment l’indemnisation du déficit fonctionnel temporaire et permanent, des souffrances endurées et de l’assistance par tierce personne, après avoir écarté certaines demandes comme les frais de déplacement et les préjudices esthétiques temporaires. Cette décision s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute de l’employeur public pour les accidents de service et maladies professionnelles, tels que pré

Avocat : ALCIAT-JURIS

27 janvier 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400768

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de la SAS Imtiyaz, qui contestait des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour la période 2017-2019. La société invoquait des vices de procédure (méconnaissance des articles L. 48 et L. 57 du livre des procédures fiscales), le rejet injustifié de sa comptabilité, une méthode de reconstitution de chiffre d'affaires erronée ne tenant pas compte des spécificités de la boucherie halal, et le caractère infondé de la majoration pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que l'administration avait respecté la procédure contradictoire et que la méthode de reconstitution, fondée sur les données de la comptabilité rejetée, était justifiée. Les pénalités pour manquement délibéré ont été confirmées.

Avocat : FIDAL LIMOGES

27 janvier 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502646

Le Tribunal Administratif de Limoges rejette la requête de la SELARL Urbain Associés, mandataire judiciaire de la société I. CERAM, qui demandait à être déchargée de l’obligation de payer une somme de 57 590,80 euros réclamée par la paierie régionale de la Nouvelle-Aquitaine au titre d’une aide financière pour un programme de recherche et développement. Le tribunal constate que la requête est mal dirigée contre la paierie, simple organe de recouvrement, alors que les moyens invoqués portent sur le bien-fondé de la créance contractuelle relevant de la région Nouvelle-Aquitaine. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DUDOGNON BOYER

27 janvier 2026• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404024

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D... contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis suspendant provisoirement son permis de conduire pour huit mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que cette mesure de police administrative ne constituait pas une sanction pénale, rendant inopérants les moyens tirés du principe "non bis in idem" et de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, le tribunal a rappelé que la suspension administrative cesse d'effet en cas de décision judiciaire ultérieure, conformément à l'article L. 224-9 du code de la route.

Avocat : BISALU

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405028

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B... contestant le retrait de points de son permis de conduire pour neuf infractions routières. Le tribunal a constaté que les points retirés pour six infractions (13 mars au 5 juin 2023) avaient été restitués avant l'introduction de la requête, et qu'un point retiré pour une infraction du 25 septembre 2023 l'avait été après, rendant ces conclusions irrecevables ou sans objet. Pour les infractions restantes des 21 janvier, 20 mars et 16 août 2023, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route), estimant que les documents de verbalisation produits par le ministre de l'intérieur établissaient que M. B... avait bien reçu les informations requises. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions devenues sans objet et rejeté le surplus de la requête.

Avocat : CRECY

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405881

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant la décision 48SI du 14 février 2024 du ministre de l’intérieur constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait de points, cette notification n'affectant pas leur légalité. Il a également écarté les moyens d’insuffisance de motivation de la décision 48SI et de défaut d’information préalable, estimant que les obligations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avaient été respectées.

Avocat : LACOUR AVOCATS

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406278

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A... contestant la décision 48SI du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l'infraction du 5 décembre 2022 et à la décision 48SI, ces mentions ayant été supprimées du relevé d'information. Il a également déclaré irrecevables les conclusions concernant l'infraction du 19 août 2022, le point retiré ayant été restitué avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable prévu aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, estimant que les documents remis au requérant lors des verbalisations contenaient les mentions obligatoires.

Avocat : COHEN

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408059

Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A... contestant la décision 48SI du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, car les mentions de certaines infractions et la décision 48SI ont été supprimées du relevé d'information intégral, et les points retirés pour d'autres infractions avaient été restitués avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route) pour les infractions restantes, en se fondant sur les dispositions du code de procédure pénale et du code de la route. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la requête.

Avocat : COHEN

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408915

Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B... contestant la décision 48SI du 25 avril 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points antérieurs. Le tribunal a constaté que le ministre de l'intérieur avait rapporté la décision d'invalidation après que M. B... eut récupéré quatre points suite à un stage de sensibilisation, rendant les conclusions sur ce point sans objet. Sur le surplus, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, considérant que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance des informations requises. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur l'annulation de la décision d'invalidation et un rejet du surplus des conclusions.

Avocat : IOSCA

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409815

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant la décision 48SI du 25 août 2022 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, estimant que la notification de la décision attaquée, présentée le 12 septembre 2022 et non réclamée, était régulière et faisait courir le délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal s'est fondé sur les mentions précises et concordantes de l'avis de réception et de l'enveloppe retournée pour établir la notification.

Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410071

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A... contestant la décision 48SI du 6 juin 2024 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre les retraits de points des 8 septembre et 4 novembre 2021, en raison de leur tardiveté, et celles relatives à l'infraction du 11 avril 2022, devenues sans objet. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable prévu aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, estimant que la procédure avait été régulière pour les infractions restantes. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : IOSCA

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412175

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant la décision 48SI du 18 juillet 2024 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, cette formalité n'affectant que l'opposabilité de la décision. Il a également écarté comme inopérante l'exception d'illégalité concernant les infractions des 17 mai 2022 et 22 mars 2023, les points correspondants ayant été restitués. Enfin, le tribunal a estimé que les moyens relatifs au défaut d'information préalable prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route n'étaient pas fondés.

Avocat : FITOUSSI

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522995

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l’expulsion de M. A..., occupant sans droit ni titre d’un logement universitaire géré par le CROUS de Créteil depuis le 1er septembre 2025. La juridiction a retenu l’urgence et l’utilité de la mesure, en raison de la nécessité de réaffecter le logement face à plus de 11 000 demandes, et l’absence de contestation sérieuse. L’injonction de libérer les lieux dans un délai de quinze jours a été prononcée sans astreinte, en l’absence de circonstances particulières liées à la situation personnelle de l’occupant.

27 janvier 2026