Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2205462
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Villes Vivantes, qui contestait un titre exécutoire émis par le Syndicat d’urbanisme du Pays de Vitré pour une créance de 56 123,54 €. Le tribunal a jugé que le titre exécutoire était régulier en la forme et que la créance était légale, fondée sur la convention de recherche et développement conclue entre les parties. La société n'a pas démontré que les objectifs contractuels de la tranche ferme avaient été atteints, ni prouvé une exécution déloyale de la convention par le Syndicat.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301078
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'une professeure victime d'une agression reconnue comme accident de service. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (formation de 2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a admis le principe de la responsabilité sans faute de l'État du fait de la reconnaissance de l'imputabilité au service. Il a ordonné une expertise médicale contradictoire pour évaluer les préjudices invoqués par la requérante, avant de statuer sur le montant de l'indemnisation. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative sans faute de la puissance publique pour les accidents de service, ainsi que sur les dispositions du code de justice administrative (notamment l'article L. 761-1 concernant les frais irrépétibles).
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301867
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête d'une enseignante visant à annuler le refus de reconnaissance de sa maladie comme imputable au service. La juridiction estime que la composition du conseil médical départemental, qui a émis un avis défavorable, était régulière au regard des dispositions du décret n°86-442 du 14 mars 1986. Elle écarte également le grief d'erreur manifeste d'appréciation concernant le taux d'incapacité, considérant que l'administration n'a pas commis d'erreur dans l'appréciation des faits et du droit.
Avocat : DUPONT
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302539
Le Tribunal administratif de Rennes a jugé incompétent pour statuer sur le litige opposant la société Brink’s Process Outsourcing à la commune de Landéda concernant le paiement de factures liées à un contrat de services pour un distributeur automatique de billets. La juridiction a relevé d’office que ce contrat, qualifié de marché public au sens du code de la commande publique, ne confiait pas une mission de service public et ne contenait pas de clauses exorbitantes du droit commun, relevant ainsi des rapports de droit privé. En conséquence, le tribunal s'est déclaré incompétent au profit de l'ordre judiciaire.
Avocat : GRÉVELLEC
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400898
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la demande de décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour l’année 2023. Le requérant, propriétaire d’un gîte, est considéré comme ayant conservé la disposition du local au 1er janvier 2023, malgré sa mise en location. La juridiction fonde sa décision sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, qui établissent l’assujettissement à la taxe au nom de la personne disposant de la jouissance du bien à cette date clé.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303208
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un titre exécutoire émis pour le recouvrement d'un trop-perçu de rémunération. La juridiction a estimé que les moyens soulevés (connaissance de l'administration par le rectorat, erreur sur le montant, et négligences fautives) étaient soit inopérants, soit insuffisamment précis. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la responsabilité et de la procédure administrative de recouvrement.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303589
**Sujet principal** : Contestation d'une imposition rectificative concernant des rémunérations et avantages perçus par un associé, qualifié de gérant de fait, et traités comme des revenus distribués. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête des contribuables. Il confirme la qualification de M. C... en tant que gérant de fait de la société durant la période litigieuse et valide le principe de l'imposition des sommes en cause. Il estime que l'administration a suffisamment motivé sa proposition de rectification et que la procédure suivie était régulière. **Textes appliqués** : Code général des impôts (notamment articles 62 et 111) et Livre des procédures fiscales.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GORRET
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303899
Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur un litige en plein contentieux opposant la commune de Cléguérec à la SAS Gerflor concernant des vices cachés affectant un sol sportif. La juridiction a rejeté la requête de la commune, considérant que la preuve des vices allégués n'était pas établie et que la commune n'avait pas démontré que les désordres constatés étaient antérieurs à la vente. La décision s'appuie sur les dispositions du code civil relatives à la garantie des vices cachés (article 1641 et suivants).
Avocat : AVOXA RENNES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305363
**Sujet principal** : Contestation par une SCI d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés suite à la rectification de la plus-value réalisée lors de la cession d'un bien immobilier, après un changement de régime fiscal. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SCI Rivière et valide la rectification opérée par l'administration fiscale. Il estime que les amortissements non pratiqués avant le changement de régime (de société de personnes à société de capitaux) doivent bien être réintégrés dans la base de calcul de la plus-value imposable lors de la cession ultérieure du bien. **Textes appliqués** : L'article 39 duodecies du code général des impôts (CGI), relatif au régime des plus-values à court et long terme, et les dispositions régissant le changement de régime fiscal d'une société.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BONDIGUEL & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306065
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un ancien militaire visant à annuler le refus d'homologuer ses troubles psychiques en blessures de guerre. Le tribunal a jugé irrecevable la partie de la requête concernant des blessures physiques, car la demande initiale ne portait que sur des blessures psychiques. Sur le fond, il a estimé que la ministre des armées n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en appliquant les critères de la circulaire du 1er avril 2021 et les dispositions du code de la défense pour apprécier le lien avec le service et la gravité des troubles.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MDMH
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601725
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de suspension et d'injonction. Cette solution est retenue car l'administration (le CNAPS) a, après l'introduction du recours, accordé la carte professionnelle sollicitée, rendant la demande sans objet. La juridiction rejette également la demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL AVOCAT CHAVKHALOV
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602037
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouveler une carte de résident de dix ans. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge a uniquement statué sur la demande d'aide juridictionnelle. Il a admis provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CANS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602039
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouveler une carte de résident de dix ans. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales, le juge a simplement donné acte de ce désistement. La décision a principalement accordé une provision sur frais irrépétibles de 800 euros à la charge de l'État, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : CANS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602148
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision du recteur de l'académie de Grenoble du 23 octobre 2025 qui avait déclaré irrecevable une déclaration d'accident de service. Le juge a retenu l'urgence en raison de la situation financière précaire de la requérante, exposée à un recouvrement d'indu, et a estimé que la décision attaquée méconnaissait l'autorité d'une précédente ordonnance de suspension. La solution s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 11 du code de justice administrative.
Avocat : LAURENT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602380
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension du refus de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a admis la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle (article 20 de la loi du 10 juillet 1991). Cependant, il a rejeté la demande de suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), estimant que l'urgence n'était pas caractérisée suite à la prise d'un nouvel arrêté préfectoral fixant un délai de départ.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602410
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de refus de délivrance d'une carte de séjour "réfugié". Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, malgré l'expiration du récépissé, en raison de l'existence de poursuites pénales contre le requérant pour des faits graves, ce qui justifiait, selon lui, un intérêt public à ne pas accorder la mesure. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, tout en relevant que l'État n'avait pas à supporter les frays de procédure au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : TRONQUET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602441
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant un rejet implicite de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ses principales conclusions, le juge a simplement pris acte de ce désistement. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés et non compris dans les dépens.
Avocat : COUTAZ
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602455
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a pris acte du désistement de la requérante concernant la demande de suspension et a rejeté ses conclusions en injonction, estimant que la décision n'impliquait aucune mesure d'exécution. La requérante a été admise à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : PORET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602528
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le requérant s'étant désisté de ces conclusions après l'octroi de son titre, le juge a pris acte de ce désistement. Il a néanmoins condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais irrépétibles, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MIRAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602567
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre le refus implicite de délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, notamment en raison de la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction valide. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonnent la suspension à l'existence d'une urgence et d'un doute sérieux sur la légalité de l'acte contesté.
Avocat : MIRAN