Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603339

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande d'injonction de délivrer une carte de résident à une personne reconnue réfugiée. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante détient une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MEDJBER

25 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603377

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, considérant que celle-ci avait été prise sans procéder à l'évaluation préalable et obligatoire de la vulnérabilité de la requérante, en méconnaissance des articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande dans un délai de 48 heures.

Avocat : NERAUDAU

25 mars 2026• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604145

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de suspension d'un refus de visa pour réunification familiale. En effet, le ministre de l'intérieur a indiqué avoir donné instruction au consulat de Téhéran de délivrer les visas sollicités, rendant la requête sans objet. Le tribunal met néanmoins à la charge de l'État une somme de 550 euros au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : DANET

25 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604216

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé, rejette la demande d'une étudiante visant à obtenir une injonction enjoignant au préfet de lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration au-delà du délai de 90 jours prévu par l'article R. 422-5 du CESEDA pour les demandes de titre "étudiant". La requête était fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

25 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604237

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de regroupement familial. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, malgré les allégations de la requérante concernant sa situation personnelle en Afghanistan. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : DANET

25 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603844

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de la Loire-Atlantique visant à expulser M. C... A... d'un lieu d'hébergement d'urgence géré par l'association Les Eaux Vives. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, l'administration n'ayant pas démontré de perturbations graves dans le fonctionnement du service public d'hébergement. La décision s'appuie également sur la Convention européenne des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BOURGEOIS

25 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604349

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision ministérielle confirmant le refus de visas de réunification familiale. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par les requérants ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : REGENT

25 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604351

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de suspension d'un refus de visa et d'injonction, l'administration ayant donné instruction de délivrer le visa sollicité après l'introduction du recours. Le juge prononce néanmoins une condamnation de l'État à verser 550 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés. La décision s'appuie sur les règles de procédure applicables en cas d'événement rendant la requête sans objet.

Avocat : GOUACHE

25 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604386

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'une décision de la Commission de recours contre les décisions de refus de visas d'entrée en France (CRRV) qui avait confirmé le refus de visas au titre de l'asile pour une famille afghane. Le juge des référés estime qu'aucun des moyens soulevés par les requérants ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence. La demande est rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : NEVE

25 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604431

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande de suspension d'un refus de visa pour regroupement familial. Cette décision fait suite à l'engagement du ministre de l'intérieur, postérieur à l'introduction du recours, de donner instruction au consulat de Dakar de délivrer le visa sollicité, rendant la requête sans objet. Le juge applique les articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour ordonner à l'Etat de verser 550 euros au requérant au titre de ses frais.

Avocat : GUEYE

25 mars 2026
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506537

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme F... et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte des liens familiaux de la requérante en France, notamment de sa vie de couple et de ses enfants mineurs, au regard des exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme F... une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de la délivrance d'un titre de séjour.

Avocat : SCP ROBILIARD

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601298

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes d'un ressortissant camerounais visant à annuler un arrêté fixant le Cameroun comme pays de renvoi et un arrêté de maintien en rétention administrative. Le tribunal a jugé que le préfet de la Loire-Atlantique était compétent pour prendre ces décisions et que leur motivation était suffisante, notamment au regard des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés en l'espèce.

Avocat : GOUDEAU

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601521

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé les arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement et l'assignation à résidence de Mme B..., une ressortissante kosovare. Le tribunal a retenu que la procédure était irrégulière, notamment en raison d'une notification de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) effectuée sans l'assistance d'un interprète, ce qui constitue une violation des droits de la défense. Cette irrégularité, prévue par l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), a entaché l'ensemble de la procédure, rendant illégales les mesures d'éloignement et d'assignation à résidence qui en découlaient.

Avocat : MOUSSAVOU-DJEMBI

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601689

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral fixant la Guinée comme pays de renvoi pour l'exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait légalement désigné le pays de nationalité du requérant, conformément aux articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés de la vie familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE) n'étaient pas, en l'espèce, de nature à faire obstacle à cette désignation.

Avocat : DUFOUR

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601773

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de La Chapelle-Saint-Mesmin en désignant un expert pour évaluer l'état de bâtiments présentant un risque pour la sécurité publique. Le juge a ordonné cette mesure d'expertise urgente en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et de la procédure de référé prévue aux articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative. L'expert devra constater l'état des lieux et se prononcer sur l'existence d'un danger imminent dans un délai de vingt-quatre heures.

25 mars 2026
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600807

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire mais a jugé que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés en l'absence d'éléments établissant une vie familiale en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

25 mars 2026• Juge unique - Eloignement
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600808

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête d'un ressortissant kosovar visant à annuler son assignation à résidence et à suspendre son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que son éloignement n'était pas une perspective raisonnable, condition légale de l'assignation à résidence prévue par l'article L. 731-1 du CESEDA. La demande de suspension de l'OQTF a également été rejetée, le tribunal considérant que les éléments invoqués (travail et projet de création d'entreprise sans titre de séjour) ne constituaient pas des faits nouveaux de nature à justifier cette mesure.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

25 mars 2026• Juge unique - Eloignement
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600810

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête d'un demandeur d'asile angolais visant à annuler son transfert vers le Portugal et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les arrêtés du préfet du Bas-Rhin étaient réguliers, notamment en constatant que les obligations d'entretien individuel et d'information prévues par le règlement Dublin III (règlement UE 604/2013) avaient été respectées. Il a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : CHAIB

25 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600827

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). Le tribunal a estimé que le préfet de Meurthe-et-Moselle n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation dans la prise de ces décisions. La juridiction a notamment examiné les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CHAIB

25 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209057

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 7 septembre 2022 retirant à un candidat le bénéfice de son admission au concours d'agent de constatation des douanes pour inaptitude physique. La juridiction a jugé que l'administration n'avait pas pris en compte un certificat médical post-opératoire du 6 août 2022, qui établissait que le requérant remplissait, avant la décision litigieuse, les conditions d'aptitude visuelle requises. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 79-88 du 25 janvier 1979 fixant le statut particulier du corps des agents de constatation des douanes.

25 mars 2026• 3ème Chambre