Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2512224
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante soutenait que sa situation sociale et économique n'avait pas été prise en compte et qu'elle était menacée d'expulsion sans solution de relogement. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511919
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, était saisi par Mme B... d’une demande d’annulation du refus implicite du département des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". En cours d’instance, le département a finalement attribué la carte sollicitée, valable du 19 décembre 2025 au 30 novembre 2027. Par conséquent, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, prononçant un non-lieu à statuer. Cette solution est fondée sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511562
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux social, rejette la requête de M. B... qui contestait le refus implicite de délivrance d’une carte mobilité inclusion mention "stationnement" pour son fils. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l’action sociale et des familles (L. 241-3, R. 241-12-1) et l’arrêté du 3 janvier 2017. Il a estimé que l’administration n’avait pas commis d’erreur d’appréciation, car les éléments fournis ne démontraient pas que le fils de M. B... remplissait les conditions strictes de réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide humaine ou technique).
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511194
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 10 janvier 2024, pour son absence de relogement. La carence fautive de l'État a été établie, aucune proposition de logement n'ayant été faite dans le délai de six mois suivant la décision de la commission, ni après l'injonction du tribunal du 3 février 2025. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation pour engager la responsabilité de l'État. La solution retenue est la condamnation de l'État à verser une indemnité à M. B... pour les troubles dans ses conditions d'existence.
Avocat : TOMAS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511189
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 20 décembre 2023, pour son absence de relogement. La carence fautive de l'État, qui n'a pas exécuté la décision de la commission ni l'injonction du tribunal du 10 février 2025, engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé à M. B... une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, incluant les intérêts au taux légal à compter du 18 avril 2025.
Avocat : TOMAS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510664
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire pour un logement en urgence depuis 2019, pour la période non couverte par des jugements antérieurs. La carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation et l'injonction de relogement prononcée en 2020 engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 800 euros à M. A... pour les préjudices subis du 27 décembre 2024 au 30 juin 2025, en raison du maintien de ses conditions de logement indignes.
Avocat : COMMERCON
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510536
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l'État à indemniser M. A... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 26 avril 2023 et une injonction du tribunal du 2 avril 2024 restée inexécutée. La solution retenue engage la responsabilité pour faute de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 5 000 euros à M. A... en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, incluant la promiscuité dans un logement de 44 m² avec son épouse et leurs quatre enfants, et la menace d'expulsion.
Avocat : CAILLET ANNE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510534
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A... pour le préjudice subi en raison de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 10 juillet 2024 et une injonction du tribunal du 12 mai 2025. La carence fautive de l'État a été établie sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros, incluant les intérêts au taux légal à compter du 18 avril 2025, pour les troubles dans les conditions d'existence, et a rejeté le surplus des conclusions.
Avocat : TOMAS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510531
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l'État à indemniser M. B... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 15 février 2023. La carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai imparti a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé à M. B... la somme de 3 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 5 juin 2025 et de leur capitalisation, en réparation des troubles dans ses conditions d'existence liés à son hébergement précaire chez des tiers.
Avocat : BAYOU
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510483
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours contre le refus implicite du département des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le requérant soutenait que son périmètre de marche était inférieur à 200 mètres, justifiant l’attribution de la carte. La juridiction a examiné le litige au regard des articles L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et de l’arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué en formation de juge unique après dispense de conclusions du rapporteur public.
Avocat : POL AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510424
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 4 000 euros à M. B..., reconnu prioritaire pour un logement par la commission de médiation en janvier 2023, en raison de la carence fautive de l'administration à exécuter l'injonction de relogement prononcée par le tribunal en janvier 2024. Le juge a estimé que cette carence, constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, avait causé des troubles dans les conditions d'existence du requérant et de sa fille mineure, maintenus dans un logement de transition. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : BAYOU
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510423
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 3 000 euros à M. B..., reconnu prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 10 janvier 2024, en raison de l'absence de proposition de logement dans le délai imparti. Cette carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire à M. B... et mis à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Avocat : BAYOU
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507732
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, était saisi par Mme A... d’une demande d’annulation du refus implicite du département des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". En cours d’instance, le département a finalement accordé la carte sollicitée, valable du 5 septembre 2024 au 30 septembre 2027. Par conséquent, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, les conclusions de Mme A... étant devenues sans objet. Cette solution est fondée sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507118
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a été saisi par Mme B... d’une demande d’annulation de deux avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active, ainsi que d’une demande de remise gracieuse de cette dette. Le tribunal a rappelé que, conformément aux articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, le contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales relève de la compétence du juge de l’exécution, et non du juge administratif. Par conséquent, le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître des conclusions de la requérante.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506514
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du droit au logement opposable le 27 novembre 2019, pour n'avoir reçu aucune proposition de relogement dans le délai de six mois. La carence fautive de l'État a été établie sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué les préjudices subis par M. A..., son épouse et leurs six enfants, résultant du maintien dans un logement sur-occupé de 55 m² présentant des moisissures et une humidité importante.
Avocat : BROCHARD
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506508
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 3 000 euros à M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 8 mars 2023, en raison de l'absence de proposition de logement dans le délai légal. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, qui vit dans un logement inadapté à son handicap. La solution retenue applique les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : BAYOU
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506391
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (Pôle Social) a condamné l’État à indemniser Mme A..., reconnue prioritaire et urgente à reloger par la commission de médiation le 6 décembre 2023, en raison de l’absence de proposition de logement dans le délai légal. La carence fautive de l’État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé 15 000 euros à la requérante, hébergée à l’hôtel avec sa fille depuis son expulsion en octobre 2024, pour les troubles dans leurs conditions d’existence. Les intérêts au taux légal ont été capitalisés à compter de la demande préalable.
Avocat : BAYOU
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501874
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 14 000 euros à M. B..., reconnu prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 31 mars 2021, en raison de l'absence persistante de relogement malgré une injonction du tribunal du 17 mars 2022. La juridiction a jugé que la carence fautive de l'État engageait sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, causant des troubles dans les conditions d'existence. Cette somme indemnise les préjudices subis du 21 novembre 2023 au 31 janvier 2025, incluant les intérêts au taux légal à compter du 12 novembre 2024.
Avocat : BROCHARD
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501872
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A... C..., reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) le 9 septembre 2022, pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement malgré une injonction du 11 mai 2023. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, en raison du défaut d'exécution de la décision de la commission de médiation. Le tribunal a alloué à la requérante une somme de 2 700 euros, correspondant à 150 euros par mois de retard depuis le 1er juillet 2023 jusqu'à la date du jugement, assortie des intérêts au taux légal à compter du 15 novembre 2024.
Avocat : BAGUET
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501852
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A..., reconnue prioritaire pour un logement par la commission de médiation, et pour laquelle une injonction de relogement sous astreinte avait été prononcée le 7 juillet 2022. La requérante demandait la liquidation de cette astreinte et une indemnisation pour le préjudice subi en raison de l'absence de relogement. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions tendant à la liquidation de l'astreinte, au motif que, depuis le 1er janvier 2016, l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation prévoit un versement automatique de l'astreinte par l'État sans intervention du juge. La solution retenue est donc le rejet de la demande de liquidation de l'astreinte, laissant la question de l'indemnisation pour préjudice éventuellement ouverte.
Avocat : DUTA