Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502372
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 30 septembre 2024 refusant sa régularisation et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet du Nord, en application de l'article 9 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et de l'article L. 435-1 du CESEDA, avait exercé son pouvoir discrétionnaire de manière régulière, estimant que la situation personnelle de M. B... ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour. Les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la CEDH et les vices de procédure, ont été écartés.
Avocat : GOMMEAUX
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502375
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, notamment au regard de l'avis médical de l'OFII et de l'absence de vie privée et familiale stable en France, et qu'elle respectait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les moyens soulevés, dont le défaut d'examen sérieux de la situation personnelle, ont été écartés.
Avocat : ZAIRI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503564
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, assorti d'une interdiction de retour. La juridiction a estimé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que le préfet avait correctement apprécié la situation au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 612-10. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
Avocat : LAPORTE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503579
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante angolaise. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet du Pas-de-Calais avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La décision a également pris en compte la convention relative aux droits de l'enfant et la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GUILLAUD
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504241
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 janvier 2025 qui refusait le renouvellement de son titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet, en se fondant sur la cessation de la communauté de vie et le divorce, n'avait pas méconnu le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés, notamment concernant l'incompétence de l'auteur de l'arrêté et la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ont été écartés.
Avocat : KARILA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504501
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral du 10 février 2025 était légal, notamment car le signataire était compétent en vertu d'une délégation publiée et que la motivation était suffisante. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a écarté les moyens soulevés, y compris ceux fondés sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504502
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car l'autorité signataire était compétente et que le droit d'être entendu du requérant avait été respecté. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602344
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'une demande de suspension en référé d'une décision de préemption urbain. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie pour les requérants, acquéreurs évincés, et qu'un doute sérieux entourait la légalité de la décision du maire de Billy-Montigny, notamment sur le respect du délai légal de deux mois pour exercer le droit de préemption prévu par l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision municipale.
Avocat : DELCADE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602405
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de renouvellement d'une carte de séjour étudiant. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré la perte d'un contrat en alternance, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale n'est établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 422-1, et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : VERGNOLE
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400092
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par un détenu demandant réparation pour la perte et la détérioration de ses effets personnels lors d'un transfert pénitentiaire. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour la perte des vêtements, constituant une faute du service pénitentiaire, et l'a condamné à indemniser le requérant. Cette décision s'appuie sur les obligations de protection des biens des détenus prévues par le code pénitentiaire, notamment l'article R. 332-39.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400244
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande d'indemnisation de requérants ayant endommagé leur véhicule sur une borne escamotable à Biarritz. Le juge a estimé que les requérants n'avaient pas démontré l'existence d'un défaut de signalisation ou d'entretien de l'ouvrage public imputable à la commune. La juridiction a retenu que l'accident était principalement dû à l'inattention de la conductrice, une faute de la victime de nature à exonérer la commune de sa responsabilité.
Avocat : SELARL CABINET CAMBOT
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401890
**Sujet principal** : Recours en décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour un bien considéré comme insuffisamment meublé et impropre à l'habitation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande des requérants. Il estime que le bien, une grange rénovée disposant d'une pièce de vie, d'un coin nuit et d'éléments d'ameublement, présente un ameublement suffisant, même sommaire, pour être assujetti à la taxe, et que l'absence de raccordements aux réseaux ou de sanitaires fixes ne le prive pas de sa nature de local meublé affectable à l'habitation. **Textes appliqués** : Articles 1407, 1408, 1409 et 1415 du Code général des impôts (CGI) définissant les conditions d'assujettissement à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, notamment l'existence de meubles affectés à l'habitation au 1er janvier de l'année d'imposition.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402627
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'admission à l'aide juridictionnelle et d'ordonnance d'une expertise médicale dans le cadre d'un litige relatif à des séquelles chirurgicales. Le juge a constaté l'admission définitive à l'aide juridictionnelle, rendant la demande provisoire sans objet, et a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il a en revanche rejeté les demandes du centre hospitalier visant à imposer un pré-rapport d'expertise et la production immédiate d'un relevé de frais par la caisse d'assurance maladie.
Avocat : DANA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2403195
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande d'indemnisation d'un usager pour la crevaison d'un pneu survenue à la suite du passage sur un nid-de-poule. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas rapporté la preuve suffisante de la matérialité des faits, du lien de causalité direct entre le dommage et l'état de la chaussée, ni démontré l'existence d'un défaut d'entretien normal de la voie publique. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité pour dommages de travaux publics et les règles de preuve applicables en la matière.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600757
Le Tribunal Administratif de Pau a statué sur une demande de référé-suspension concernant le refus de renouvellement d'un titre de séjour "travailleur temporaire". Le juge a rejeté la demande de suspension, considérant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car la requérante n'avait pas produit un dossier complet malgré les relances de la préfecture. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : DUMAZ ZAMORA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601068
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire d'Eauze de désigner un expert pour constater l'état d'un immeuble présentant un danger. Le juge a retenu l'existence d'un péril pour la sécurité publique, justifiant une expertise en urgence sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Il a ordonné la désignation d'un expert chargé d'examiner les lieux sous 24 heures et de proposer des mesures provisoires pour faire cesser le danger.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601074
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de délivrance d'un récépissé de carte de séjour. Le juge des référés a estimé que la requérante n'avait pas justifié de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ses allégations sur les risques de rétention et l'impossibilité de poursuivre ses études étant jugées insuffisamment étayées. En revanche, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été accordée.
Avocat : ELSAESSER
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602238
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus de l'OFII de lui octroyer des conditions matérielles d’accueil. La juridiction a jugé que le refus était légal, car la requérante n'avait pas sollicité l'asile dans le délai légal de 90 jours sans motif légitime, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également écarté les moyens de procédure soulevés et a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : GAUDRON
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602676
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision plaçant une agente en position définitive d'inaptitude. Le juge a estimé, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, les conclusions aux fins d'injonction et d'allocation d'une somme d'argent ont également été rejetées.
Avocat : DIARRA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310185
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé partiellement un arrêté d'alignement individuel du président du département de la Loire concernant la route départementale 54. La juridiction a jugé que le mur de soutènement, construit lors de l'aménagement de la voie et nécessaire à sa conservation, devait être inclus dans le domaine public routier, contrairement à ce que prévoyait l'arrêté attaqué. Cette décision s'appuie sur les articles L. 112-1 et L. 112-3 du code de la voirie routière.
Avocat : GOUY-PAILLIER