Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2311288

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de l'agent public visant à annuler le refus de reconnaissance de sa maladie comme imputable au service. Le juge estime que la décision contestée est suffisamment motivée et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'est caractérisée, l'avis médical ayant conclu à l'absence de lien direct et essentiel avec l'activité professionnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, notamment l'article L. 822-20, et du décret du 30 juillet 1987 relatif aux congés de maladie des fonctionnaires territoriaux.

Avocat : MESSAOUDI

25 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402638

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un agent de Saint-Etienne Métropole demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande d'allocation temporaire d'invalidité. Le tribunal a considéré que la demande de l'agent, présentée en novembre 2023, était irrecevable car elle n'avait pas été formulée dans le délai d'un an suivant sa reprise de fonctions en décembre 2019, comme l'exige l'article 3 du décret n°2005-442. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le requérant a été condamné à verser 1 500 euros à la collectivité.

Avocat : BERTRAND-HEBRARD

25 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402873

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le paiement d'heures supplémentaires et d'une indemnité compensatrice de congés annuels par une commune à une ancienne agent contractuel. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la majorité des heures supplémentaires, celles-ci ayant été payées en cours d'instance. Concernant les congés, il a rejeté la demande d'indemnisation, estimant que la requérante n'apportait pas la preuve que ses congés annuels n'avaient pas été pris, et a appliqué l'article 5 du décret n° 88-145 du 15 février 1988.

Avocat : JENNIFER RIFFARD AVOCAT

25 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406948

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de carte de résident de dix ans. Le tribunal relève d'office que le requérant n'a jamais sollicité cette carte spécifique, mais uniquement le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. Par conséquent, la décision attaquée est inexistante et le recours est irrecevable.

Avocat : KOTOKO LOUIS

25 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407640

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus de délivrance d'un certificat de résidence de dix ans pour retraité algérien. La juridiction estime que la décision préfectorale du 18 décembre 2023 est suffisamment motivée et que la requérante ne démontre pas avoir fourni les pièces manquantes. Elle constate surtout que Mme A... ne justifie pas détenir une pension contributive de vieillesse française, condition exigée par l'article 7 ter de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et que sa demande tardive ne peut être regardée comme un renouvellement de plein droit.

Avocat : POCHARD

25 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408890

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... A... visant à annuler un arrêté préfectoral fixant la Palestine (Gaza) comme pays de renvoi. Le tribunal a jugé que le requérant n'établissait pas, au regard de la situation générale en Palestine, l'existence d'une menace individuelle et concrète pour sa vie ou d'un risque de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les articles L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 3 de la CEDH.

Avocat : Samy DJEMAOUN

25 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408975

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la préfète du Rhône du 22 décembre 2023, qui avait délivré à une ressortissante géorgienne une carte de séjour temporaire de six mois pour raisons de santé. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit que la carte délivrée sur ce fondement doit avoir une durée d'un an. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et a condamné l'État à verser 600 euros à la requérante en réparation de son préjudice.

Avocat : SCP ROBIN VERNET

25 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513840

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'éloignement. Le juge a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle du requérant. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : KADRI

25 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601815

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile iranienne. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur un dépassement du délai de 90 jours pour déposer sa demande, était entaché d'une erreur d'appréciation, car la requérante a justifié d'une dernière entrée sur le territoire français le 14 janvier 2026 et a déposé sa demande le 28 janvier 2026, soit dans le délai légal. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LECHAT

25 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602381

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision de retrait de points et d'invalidation du permis de conduire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que le risque de perte d'emploi invoqué par le requérant, chauffeur-routier, ne présentait pas un caractère suffisamment grave et immédiat au regard des exigences de sécurité publique. La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

25 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602834

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné la demande d'un ressortissant congolais visant à obtenir un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu des démarches infructueuses du requérant depuis plus de deux ans. Il a enjoint à la préfète de la Loire de communiquer une date de rendez-vous dans un délai de quinze jours, mais a rejeté la demande d'astreinte et celle visant à ordonner l'enregistrement immédiat du dossier.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

25 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602881

Le Tribunal administratif de Lyon a examiné une demande de référé-suspension visant l'arrêté municipal s'opposant à l'installation d'une antenne-relais à Vernaison. Le juge a rejeté la demande des sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la présomption prévue par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme. La décision s'appuie sur le code de justice administrative (article L. 521-1) et le code de l'urbanisme, considérant que les requérantes n'ont pas démontré de conséquence immédiate justifiant la suspension.

Avocat : SELARL KHÔRA AVOCAT

25 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603114

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours dans la Loire. Le juge a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prenant cette mesure, au regard des risques d'éloignement et de l'absence de garanties de représentation suffisantes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'examen des exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SCP ROBIN VERNET

25 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603141

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé un arrêté d'assignation à résidence pris par la préfète du Rhône à l'encontre d'un ressortissant albanais. Le tribunal a retenu que la mesure était entachée d'une erreur d'appréciation, car elle fixait la résidence dans un département (le Rhône) différent de celui où l'intéressé avait son domicile réel (l'Ain), en violation des articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PETIT

25 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603142

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé un arrêté d'assignation à résidence pris par la préfète du Rhône à l'encontre d'une ressortissante albanaise. Le juge a retenu que la mesure était entachée d'une erreur d'appréciation, car elle fixait la résidence dans un département (le Rhône) différent de celui du domicile réel de l'intéressée (l'Ain), en méconnaissance des articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser à la requérante une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PETIT

25 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603154

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d'un rejet implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration avait pris une décision favorable pendant l'instance, rendant la demande principale sans objet. Il a donc ordonné de ne pas statuer sur la suspension et l'injonction, tout en accordant l'aide juridictionnelle provisoire et en allouant des frais d'avocat à la charge de l'État, appliquant les articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP ROBIN VERNET

25 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603221

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour et demande d'injonction sous astreinte. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les demandes principales de suspension et d'injonction, car la préfecture a accordé le renouvellement de la carte de séjour en cours d'instance, rendant ces conclusions sans objet. Il condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour ses frais. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LULÉ

25 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413562

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du ministre de l'intérieur retirant six points et invalidant le permis de conduire du requérant. La juridiction a jugé que l'infraction (conduite en état d'alcoolémie), commise au guidon d'un cyclomoteur, ne pouvait entraîner un retrait de points, car la conduite d'un tel véhicule n'exige pas de permis. Elle a enjoint à l'administration de restituer les points et le permis dans un délai de deux mois, en appliquant les articles L. 223-1 et suivants du code de la route.

Avocat : FITOUSSI

25 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418889

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision constatant la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points associés. Le juge a estimé que les procès-verbaux électroniques, portant soit la signature du requérant, soit la mention « N/A » justifiée par le contexte sanitaire, établissaient la régularité de la procédure et la délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Concernant l'infraction de 2020, le tribunal a considéré que l'envoi d'un avis de contravention informatisé satisfaisait également à l'obligation d'information.

Avocat : IOSCA

25 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420315

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation de la décision constatant l'invalidité d'un permis de conduire pour solde de points nul et de multiples retraits de points. Le tribunal a jugé irrecevables ou sans objet les conclusions concernant les retraits de points antérieurs à la requête, qui avaient déjà été restitués ou supprimés du dossier. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, considérant que la signature électronique du contrevenant ou la mention de son refus par l'agent établissait la délivrance des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Avocat : CABINET FRANCK COHEN AVOCAT

25 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13