Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521916
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui sollicitait une remise gracieuse de sa taxe foncière pour 2025. Le juge a estimé que la demande était manifestement irrecevable, car le pouvoir d'accorder une telle remise gracieuse relève exclusivement de l'administration fiscale et non du juge de l'impôt. Cette solution s'appuie sur les articles L. 247 et R. 247-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604066
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance pour enjoindre au préfet des Hauts-deine de délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour avec droit de travail à la requérante, sous astreinte. Cette décision, fondée sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, intervient en raison de l'inexécution par l'administration d'une injonction antérieure. Le juge a également admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Avocat : SILVESTRE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604207
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'une ressortissante tunisienne. Le juge a estimé que l'exécution imminente de la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et ordonne également l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle.
Avocat : LABELLE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604301
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction adressée au préfet des Hauts-de-Seine. Constatant l'inexécution totale de l'ordonnance du 13 février 2026, le juge a modifié sa décision sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Il enjoint au préfet de délivrer immédiatement à la requérante un récépissé ou une autorisation provisoire de travail, sous une astreinte de 500 euros par jour de retard.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504818
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... A..., victime d’un accident médical non fautif lors d’une intervention au CHU de Bordeaux en 2020, afin d’obtenir une provision de 400 000 euros et une expertise par un architecte spécialisé pour évaluer l’aménagement de son domicile. L’ONIAM ne conteste pas le principe de son obligation d’indemnisation au titre de la solidarité nationale, mais estime que la provision ne doit pas excéder 367 817,75 euros et qu’un ergothérapeute suffit pour l’expertise. Le tribunal, statuant en référé sur le fondement des articles R. 541-1 et R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de provision et ordonné une expertise, en application des dispositions du code de la santé publique relatives à l’indemnisation des accidents médicaux.
Avocat : SELARL BIROT - RAVAUT AVOCATS
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501262
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B... d'un recours en plein contentieux contre le refus de France Travail de lui verser une aide à la garde d'enfants. Faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Par ordonnance du 27 février 2026, le vice-président du tribunal a donné acte de ce désistement.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400164
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a constaté que les conclusions indemnitaires de M. B... tendant à la condamnation du centre hospitalier de Sartène au versement de 23 519,28 euros étaient devenues sans objet. En effet, l’établissement hospitalier a justifié avoir versé au requérant la somme de 24 520,47 euros entre février et juillet 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné le centre hospitalier à verser 1 500 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : PERES
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501876
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 27 février 2026, a constaté le désistement de Mme A... de sa demande tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de Corse-du-Sud de lui attribuer un logement adapté, sous astreinte. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2513057
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par le département de Loire-Atlantique d'une demande d'expertise judiciaire concernant des désordres affectant le collège Rosa Parks à Clisson. Le juge des référés a ordonné une expertise afin de constater les désordres, d'en déterminer les causes et les responsabilités, et de prescrire les travaux nécessaires. Cette mesure conservatoire est prise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d'éclairer une future action en responsabilité.
Avocat : CABINET JEAN-RENE KERLOC'H- SYLVIE POTIER-KERLOC'H
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602167
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de la Sarthe visant à l'expulsion d'un couple de demandeurs d'asile déboutés de leur logement d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, notamment en raison d'une erreur matérielle sur l'adresse du logement occupé. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'hébergement des demandeurs d'asile.
Avocat : LACHAUX
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509781
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative par Mme B..., ressortissante russe, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Bas-Rhin de lui délivrer un duplicata de son titre de séjour. Elle invoquait l’urgence et l’utilité de la mesure face à l’absence de réponse de l’administration. En défense, le préfet a fait valoir un non-lieu à statuer, ayant notifié à l’intéressée, postérieurement à l’introduction de la requête, une décision favorable lui délivrant une carte de résident en qualité de réfugié. Le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600488
Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par la communauté de communes du Pays Orne-Moselle d’une requête en référé, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à enjoindre à la société Contenur de remplacer et installer 115 mâts de soulèvement de conteneurs enterrés. La communauté de communes s’est ensuite désistée de sa requête, et la société Contenur a pris acte de ce désistement. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’il n’y avait pas d’obstacle à ce qu’il en soit donné acte. Par ordonnance du 27 février 2026, il a donc donné acte du désistement et clos l’instance.
Avocat : SCP IOCHUM & GUISO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1417852
Le Tribunal Administratif de Paris a radié une requête en plein contentieux de la société Établissements Mahevas, car elle constituait un doublon d'une autre affaire déjà enregistrée. La juridiction a appliqué l'article R. 413-5 du code de justice administrative relatif à l'enregistrement des requêtes. La solution retenue est le rejet de la demande par radiation, sans examen du fond, pour cause de double enregistrement.
Avocat : CABINET FIDAL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1423902
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a radié une requête en plein contentieux de la société Eolane Montceau. Le tribunal a constaté que cette requête, enregistrée sous le numéro 1423902, constituait un doublon d'une autre affaire déjà enregistrée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à l'enregistrement des requêtes.
Avocat : CABINET FIDAL (SELAS)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1423909
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a radié une requête en plein contentieux de la société Eolane Roncq car elle constituait un doublon d'une autre affaire déjà enregistrée. La juridiction a appliqué les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 413-5, pour constater cette duplication procédurale. En conséquence, la demande de restitution de la contribution au service public de l'électricité n'a pas été examinée sur le fond.
Avocat : CABINET FIDAL (SELAS)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605253
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une lettre de « réponse aux observations du contribuable » de l'administration fiscale. La juridiction a jugé que cette lettre, intervenant dans le cadre d'une procédure de rectification, ne constitue pas une décision administrative susceptible d'être suspendue en urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été déclarée irrecevable et rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600954
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un arrêté préfectoral de mise en demeure concernant des affiches électorales. Le requérant s'étant désisté de sa demande principale après le retrait de l'arrêté, le tribunal a acté ce désistement. Il a ensuite rejeté sa demande d'allocation d'une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
Avocat : Philippe Bluteau
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402461
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SAS Berry Global Holdings France de sa requête, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des pénalités. Le désistement met fin à l'instance, rendant sans objet les conclusions de la requérante et les défenses de l'administration. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le magistrat à constater un tel désistement.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS FIDAL
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2408025
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire. La juridiction estime que les arguments avancés (conséquences professionnelles et regrets) sont inopérants, car la requérante ne conteste pas les motifs légaux de la décision administrative. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, qui permet d'écarter les requêtes ne comportant que des moyens manifestement inopérants.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517024
**Sujet principal** : Demande de remise totale d'une dette d'aide personnelle au logement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (ordonnance du président). **Solution retenue** : Le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête, car la caisse d'allocations familiales a accordé, après l'introduction du recours, la remise totale de la dette sollicitée par le requérant. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 (3°) du code de justice administrative, permettant de constater l'absence de lieu à statuer lorsque la demande est devenue sans objet.