Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500034
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux visant à contester un titre exécutoire émis par le département du Var pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 825,42 euros, pour la période d’octobre 2019 à mars 2020. La requérante soutenait notamment que le montant était erroné, que la créance était prescrite en application de l’article L. 553-1 du code de la sécurité sociale, et que l’indu n’était pas fondé en raison de l’impossibilité matérielle de déclarer ses revenus. Le département du Var a opposé l’irrecevabilité des moyens contestant le bien-fondé de la créance, faute de recours administratif préalable obligatoire, et a invoqué l’autorité de la chose jugée d’un précédent jugement ayant retenu la qualification de fraude. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés étaient irrecevables ou infondés, et a validé le titre exécutoire litigieux.
Avocat : BOURREL
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403846
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... contestant un titre exécutoire émis pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 867,17 euros. Le juge a estimé que les moyens invoqués par le requérant, notamment le paiement de la dette et l’absence de fraude, étaient soit insuffisamment précis, soit inopérants pour contester le bien-fondé de l’indu. La décision s’appuie sur le code de l’action sociale et des familles et le code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2404154
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A... d’un recours contestant un indu de prime d’activité et d’aide personnalisée au logement (APL) d’un montant de 2 425,57 euros, notifié par la CAF du Var. La requérante demandait l’annulation des décisions de la CAF et la remise de sa dette. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le moyen tiré de déclarations exactes n’était pas suffisamment étayé et que l’absence d’effet suspensif du recours pour l’APL était sans incidence sur le bien-fondé de l’indu. La solution retenue est fondée sur les articles L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur le code de la construction et de l’habitation.
Avocat : FARHAT-VAYSSIERE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400809
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la demande de Mme A..., comédienne, qui contestait le refus de l'administration fiscale de déduire ses frais réels (déplacement, repas, formation, vestimentaires, coiffure) de son impôt sur le revenu pour 2021 et 2022. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel pour 2021 suite à un dégrèvement de 134 euros accordé en cours d'instance. Sur le fond, appliquant l'article 83 du code général des impôts, le tribunal a rejeté la demande, estimant que la requérante ne justifiait pas du caractère professionnel et nécessaire des dépenses alléguées, et que les frais de formation admis étaient inférieurs à l'abattement forfaitaire de 10% déjà appliqué.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2402397
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 50 000 euros en réparation des préjudices subis par sa fille, victime présumée de viol et d'agression sexuelle par un assistant d'éducation. La requérante invoquait la responsabilité de l'État pour faute personnelle de l'agent et pour défaut de surveillance du collège. Le tribunal a estimé que les faits reprochés à l'agent, survenus en dehors du cadre scolaire, ne permettaient pas de caractériser une faute personnelle non dépourvue de tout lien avec le service. Il a également jugé que la requérante n'apportait pas la preuve d'une faute dans l'organisation du service, notamment au regard de l'article L. 911-4 du code de l'éducation. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Avocat : SCP IOCHUM & GUISO
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510464
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SARL Meuse Compost. Celle-ci contestait la procédure de passation d’un accord-cadre pour l’évacuation et le traitement des boues de la station d’épuration de Metz, engagée par la régie Haganis. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions à fin d’annulation, la régie Haganis ayant agi en qualité d’entité adjudicatrice, et a écarté les moyens de fond, estimant que la méthode de notation du prix et l’appréciation des offres n’étaient pas entachées d’irrégularité. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.
Avocat : SCP IOCHUM & GUISO
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510604
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. E... demandant la mise à disposition d'un accompagnant d'élèves en situation de handicap (AESH) individualisé à temps plein pour son fils. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'élève bénéficiant déjà d'un accompagnement individualisé durant la quasi-totalité du temps scolaire et l'interruption constatée étant limitée à une seule journée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.
Avocat : VIENNE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510746
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par la société A... & Associés Paysage et Architecture d'un référé précontractuel et, subsidiairement, contractuel, contestant l'attribution d'un marché de maîtrise d'œuvre pour l'aménagement de la Plaine Pasteur à Colmar. La requérante invoquait notamment une violation de ses droits de propriété intellectuelle, un non-respect des règles du dialogue compétitif et une méconnaissance des obligations relatives à la capacité des architectes. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que le contrat avait été signé avant l'introduction du référé précontractuel, rendant ce dernier irrecevable, et que les conditions du référé contractuel n'étaient pas remplies. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative.
Avocat : SELARL D4 AVOCATS ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600091
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. D..., ressortissant arménien atteint de cécité, d’une demande de suspension de la décision du préfet du Bas-Rhin rejetant sa demande de regroupement familial pour son épouse et sa fille. En cours d’instance, le préfet a fait droit à la demande de l’intéressé. Par un jugement du 19 janvier 2026, le juge des référés a donné acte du désistement de M. D... de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, devenu sans objet. Il a également prononcé l’admission provisoire de M. D... à l’aide juridictionnelle et mis à la charge de l’État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : BERRY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508974
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A... Cette dernière, victime d'un accident le 21 mars 2024 à Tassin-la-Demi-Lune, soutient qu'une barrière de sécurité appartenant à la métropole de Lyon est tombée sur son pied, lui causant divers préjudices. Le tribunal a estimé que la demande d'expertise était utile, car les témoignages et pièces médicales fournis ne rendent pas manifestement absent le lien de causalité entre l'accident et le préjudice allégué, contrairement à ce que soutenait la métropole. La mesure d'expertise a donc été ordonnée pour décrire les blessures, évaluer les préjudices et déterminer leur imputabilité à l'accident.
Avocat : SELARL REMY LE BONNOIS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2312859
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A..., conservateur général du patrimoine, qui demandait réparation des préjudices subis du fait de la gestion de sa carrière par l'Institut de France. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes indemnitaires, estimant que l'Institut n'avait commis aucune faute en lui proposant un poste de chargé de mission plutôt que de le placer en détachement comme délégué aux commémorations nationales, et que les faits allégués ne caractérisaient pas un harcèlement moral. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du décret n° 85-986 du 16 septembre 1985.
Avocat : BERTRAND
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317560
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A... contestant son assujettissement à l'impôt sur le revenu et aux cotisations sociales pour 2019, au motif que son domicile fiscal ne serait pas en France. Le tribunal a rejeté la demande de décharge, considérant que l'administration avait établi que M. A... avait conservé son foyer en France, notamment par la location d'un appartement à Paris et des relevés bancaires attestant de sa présence. En application des articles 4 A et 4 B du code général des impôts, le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve que son domicile fiscal était situé hors de France. La requête a donc été rejetée.
Avocat : CABINET D'ALVERNY AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2221179
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. et Mme C... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux pour un montant total de 662 587 euros, consécutives à une vérification de comptabilité de la SARL Mondialvas. Le tribunal a estimé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que l'administration avait démontré l'existence de revenus distribués à M. C... sur le fondement de l'article 109-1-1° du code général des impôts, sans que le requérant ne prouve le reversement allégué à un intermédiaire. La majoration pour manquement délibéré de 40 % a été jugée justifiée.
Avocat : CABINET HARVING (SCP)
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403902
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la remise de ses dettes de RSA, prime d'activité et APL, pour un total de 1 980,40 euros. Le tribunal a constaté que l'indu résultait d'omissions déclaratives de ressources, caractérisant un manquement aux obligations prévues par les articles L. 262-17 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles. Il a estimé que M. A... ne démontrait pas sa bonne foi, condition nécessaire à une remise gracieuse en application de l'article L. 262-46 du même code, et que sa situation de précarité ne suffisait pas à justifier l'effacement de la dette.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403920
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et d'allocation logement sociale (ALS) pour la période de décembre 2023 à mai 2024. Le tribunal a jugé que l'argument selon lequel l'indu proviendrait d'une erreur de la caisse d'allocations familiales (CAF) était sans incidence sur le bien-fondé de la dette, dont le montant n'était pas contesté. S'agissant de la demande de remise gracieuse, le tribunal a estimé que la situation de précarité et la bonne foi de M. B... ne justifiaient pas une remise totale ou partielle, compte tenu des omissions déclaratives constatées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au RSA et à l'ALS.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404170
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la demande de Mme et M. B... tendant à la remise de leurs indus de prime exceptionnelle de fin d'année. Les requérants avaient sciemment dissimulé des revenus, ce qui exclut leur bonne foi et constitue une fausse déclaration au sens du décret n° 2021-1657 du 15 décembre 2021. Le tribunal a également relevé qu'ils ne justifiaient pas d'une situation de précarité contemporaine justifiant une remise gracieuse. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404196
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... contestant des indus de prestations sociales (complément familial, allocation de soutien familial et aide personnalisée au logement). Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître des contestations relatives au complément familial et à l'ASF, relevant de la compétence judiciaire. Sur l'indu d'APL, le juge a estimé que Mme B... n'apportait pas la preuve contraire aux constatations de la CAF établissant sa vie maritale avec M. A..., justifiant le bien-fondé de la décision de récupération. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2401205
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de la SCI Benakli, qui demandait réparation pour le refus du concours de la force publique lors de l'expulsion d'occupants sans droit ni titre. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour la période du 27 août 2023 au 10 mai 2024, en application des articles L. 153-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution. Il a limité l'indemnisation au préjudice locatif, évalué à 11 310,04 euros, rejetant les demandes pour dégradations et préjudice de jouissance faute de lien de causalité direct ou de justification suffisante. La décision condamne l'État à verser cette somme avec intérêts au taux légal à compter du 12 octobre 2023, capitalisés, et rejette le surplus des conclusions.
Avocat : FRELIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522416
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par M. A... B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 4 mars 2025, afin d'obtenir un logement adapté. Constatant qu'aucune offre de logement ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de lui proposer un logement de type 1-2 dans un délai d'un mois. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La saturation de l'offre de logement invoquée par le préfet n'a pas été retenue comme une cause d'exonération de son obligation de résultat.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600413
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du CROUS de Nantes, visait à obtenir l’expulsion de Mme A... d’un logement universitaire sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Le CROUS soutenait que l’occupation sans titre portait atteinte à la continuité du service public. Toutefois, le tribunal a constaté que Mme A... avait quitté les lieux en cours d’instance, rendant la requête sans objet. Par une ordonnance du 23 janvier 2026, le juge des référés a donc prononcé un non-lieu à statuer.
Avocat : SELARL PUBLI-JURIS