581 440 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 440
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 470
Avec résumé IA
Avocat : SELARL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIES
Avocat : BRANCHET
Avocat : RIQUIER
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge de la taxe d'habitation 2022 présentée par le fils d'une contribuable décédée. Le tribunal a jugé que la contribuable était toujours réputée avoir la disposition du logement au 1er janvier 2022, date de référence pour l'imposition, faute de preuve formelle de la résiliation effective du bail avant cette date. Cette solution s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir la décharge de son obligation de payer des taxes foncières et la mainlevée des actes de poursuite. Le tribunal a jugé que les créances fiscales pour les années 2014, 2017, 2018 et 2019 étaient exigibles et que l'action en recouvrement pour 2019 n'était pas prescrite, en application de l'ordonnance n° 2020-306. Il a également estimé que la contestation du bien-fondé de l'assiette de l'impôt n'était pas recevable dans le cadre d'un contentieux du recouvrement, conformément aux dispositions du livre des procédures fiscales.
Avocat : MELKI
**Sujet principal** : Recours contre le refus de remise gracieuse d'une dette d'APL suite à une déclaration tardive d'un changement de situation familiale (PACS). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'annulation. Il estime que la situation financière de la requérante (quotient familial de 1 283 €) ne caractérise pas un état de précarité au sens des textes, et que sa bonne foi ne suffit pas à justifier une remise de dette. **Textes appliqués** : Articles L. 821-1 et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation, et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, relatifs aux conditions de remise des indus d'aides au logement.
**Sujet principal** : Recours contre le refus de renouvellement d'une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement » pour une personne handicapée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. B..., estimant que les conditions légales d'attribution de la carte ne sont pas remplies, car le requérant ne démontre pas, au vu des éléments du dossier, une réduction importante et durable de sa capacité et de son autonomie de déplacement à pied au sens des textes applicables. **Textes appliqués** : Articles L. 241-3 et R. 241-12 du code de l'action sociale et des familles, définissant les conditions d'attribution de la carte mobilité inclusion mention « stationnement ».
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 22 juillet 2024 suspendant son permis de conduire pour 4 mois. La juridiction a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, car il mentionnait clairement les faits (excès de vitesse de plus de 40 km/h) et son fondement légal (article L. 224-2 du code de la route). Elle a ainsi écarté les moyens soulevés par le requérant, notamment le défaut de motivation et l'absence d'examen de sa situation personnelle.
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus implicite d'échanger son permis de conduire mauritanien. La juridiction a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, car la requérante n'avait pas préalablement demandé la communication des motifs de la décision implicite, comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également examiné et écarté les autres moyens soulevés, fondés sur le code des relations entre le public et l'administration et l'arrêté du 12 janvier 2012.
Avocat : MINE
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours visant l'annulation d'une amende forfaitaire majorée et d'un retrait de points suite à une infraction routière. Le juge a déclaré sans objet la demande concernant l'amende, celle-ci ayant déjà été annulée par l'officier du ministère public. En revanche, concernant le retrait de points, le tribunal a annulé la décision administrative, considérant que l'absence de délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une irrégularité substantielle entachant la procédure.
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours visant à annuler l'invalidation d'un permis de conduire pour solde de points nul et plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté que plusieurs infractions avaient été supprimées du dossier du requérant et que son solde de points était redevenu positif (10 points) après l'introduction de sa requête. Par conséquent, il a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la décision d'invalidation et sur plusieurs retraits de points, ces décisions étant devenues sans objet. Le litige a été réduit à l'examen de trois décisions de retrait de points restantes.
Avocat : FRANCK COHEN AVOCAT
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du retrait d'agrément d'une assistante familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, considérant que la préservation de l'intérêt supérieur des enfants confiés justifiait l'exécution immédiate de la décision. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à l'agrément et sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence, a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant étranger contre le renouvellement de son assignation à résidence. Le juge a estimé que le moyen tiré de la notification tardive de l'arrêté, postérieure à l'échéance de la mesure précédente, était sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté préfectoral rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A... Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'atteinte grave à la situation de l'intéressé et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'appréciation de la menace pour l'ordre public et du respect de la vie privée et familiale (article L. 521-1 du code de justice administrative, article 8 de la CEDH). Le requérant a également été admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : FLOREAL AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 mai 2025 refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que les griefs soulevés, notamment les vices de procédure et la méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. En conséquence, les demandes d'injonction et de condamnation aux dépens ont également été rejetées.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un brigadier-chef de police visant l'annulation de son arrêté de révocation disciplinaire. Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire était régulière, le requérant ayant été dûment informé de son droit à la communication du dossier et le droit de se taire ne s'appliquant pas aux échanges hiérarchiques ordinaires dans ce cas. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et les principes issus de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
Avocat : CHORON
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé un avertissement et une exclusion prononcés à l'encontre d'une étudiante en formation paramédicale pour violation des droits de la défense. La juridiction a jugé que la procédure disciplinaire était irrégulière, notamment en raison du défaut de communication préalable du dossier à l'étudiante avant la décision, comme l'exige l'article 66 de l'arrêté du 21 avril 2007. Les sanctions sont donc annulées pour vice de procédure.
Avocat : SELARL EKIS AVOCATS ASSOCIES
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de police de délivrer un rendez-vous pour l'enregistrement d'une demande de titre de séjour, formée dans le cadre d'un référé administratif. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (juge des référés). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requérante, qui a attendu cinq ans avant d'engager des démarches de régularisation, ne justifie pas de circonstances particulières caractérisant l'urgence requise par la loi. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative, qui régit le référé "mesures utiles" et subordonne son prononcé à une condition d'urgence.
Avocat : SIAM
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours en excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet du Haut-Rhin avait légalement exercé ses pouvoirs de police des étrangers. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et estime que les moyens tirés de la méconnaissance de la vie privée et familiale (article 8 CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant étaient inopérants en l'espèce.
Avocat : SABATAKAKIS