Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602130
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur la demande de la Commune de Montélimar, a ordonné une expertise d’un bâtiment menaçant ruine situé au 32 rue Sarda. La décision est fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, qui permet à l’autorité compétente de solliciter un expert avant un éventuel arrêté de mise en sécurité. Le juge a désigné un expert avec pour mission d’examiner l’immeuble, de constater les désordres, d’évaluer le péril imminent et de proposer des mesures urgentes. L’expert devra rendre son rapport sous cinq jours, et les opérations devront se tenir dans les 24 heures suivant sa désignation.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602153
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la Commune de Nyons visant à faire examiner un bâtiment menaçant ruine situé au 17 place Barrillon. Sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, le juge a désigné un expert pour constater l'état du bâtiment et des mitoyens, et proposer des mesures urgentes de mise en sécurité. L'expert devra rendre son rapport sous cinq jours et informer les parties des mesures de sauvegarde impératives dans un délai de vingt-quatre heures.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604017
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-liberté, rejette la demande de M. B... A... visant à faire cesser des agissements qu'il qualifie de harcèlement moral. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour prononcer une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale, n'est pas caractérisée en l'espèce. Bien que le droit de ne pas subir de harcèlement moral, issu de l'article 6 quinquiès de la loi du 13 juillet 1983, soit reconnu comme une liberté fondamentale, le requérant ne justifie pas d'une situation nécessitant une intervention dans le délai très bref de 48 heures.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604018
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les circonstances invoquées (notification sans interprète, insertion professionnelle, procédure pénale future) ne caractérisent pas l'urgence spécifique au référé-liberté, qui nécessite une intervention dans un délai de 48 heures. Il rappelle que le contentieux spécifique des OQTF (prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers) offre des garanties équivalentes et est exclusif de la procédure de droit commun, sauf en cas de circonstances nouvelles postérieures à une décision définitive sur le fond.
Avocat : MEDJBER
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2008440
**Sujet principal** : La société SADE-CGTH conteste, devant le Tribunal Administratif de Lille, un titre de recettes émis par la communauté d'agglomération du Boulonnais pour le recouvrement de pénalités de retard dans l'exécution d'un marché public de travaux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que le cahier des clauses administratives particulières (CCAP) du marché, en prévoyant explicitement que les pénalités de retard peuvent être appliquées sur l'ensemble du marché ou de la tranche considérée pour les délais partiels, a valablement dérogé au principe d'unicité du décompte général et définitif. Par conséquent, l'émission du titre de recettes avant l'établissement du décompte final est régulière. **Textes appliqués** : La décision s'appuie sur les stipulations du CCAP du marché, interprétées comme dérogeant à l'article 13.2 du Cahier des Clauses Administratives Générales (CCAG) Travaux, et sur les principes généraux du droit des marchés publics concernant l'application des pénalités de retard.
Avocat : CABINET ASTORIA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601345
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé du refus de renouvellement d'une carte de résident. Le juge a estimé que le requérant, bien que dans une situation de refus de titre, ne démontrait pas une urgence suffisante, notamment en l'absence de preuve d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601465
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement d'un titre de séjour pour raison de santé. Le juge a estimé que la requérante, une ressortissante congolaise, n'apportait pas la preuve que son état de santé nécessitait impérativement un maintien en France, au regard notamment de la disponibilité de son traitement dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives aux titres de séjour pour soins.
Avocat : MARSEILLE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601476
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé précontractuel, a été saisi d'une demande d'annulation de la procédure d'attribution d'un marché public. Le juge a constaté le désistement pur et simple du groupement requérant, ce qui a mis fin à l'instance. Il a en conséquence donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de l'autorité adjudicatrice visant à condamner le requérant à des frais non compris dans les dépens.
Avocat : SCP E. FORGEOIS & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601556
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assortir d'une astreinte une injonction précédemment prononcée à l'encontre du préfet du Nord. Le juge a retenu l'existence d'un élément nouveau justifiant l'application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, constatant la non-exécution de l'injonction de réexamen d'une demande de carte de résident. Il a en conséquence fixé une astreinte de 50 euros par jour de retard pour assurer l'exécution de la décision et a admis provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : BERTHE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601565
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le juge a considéré que la demande de suspension était irrecevable, car le recours en annulation formé contre la décision d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avait déjà un effet suspensif de plein droit. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GOEMINNE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602042
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande d’injonction de délivrance d’une autorisation provisoire de séjour formée sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge estime que le requérant, dont la carte de résident a été retirée pour menace à l’ordre public, ne démontre pas l’urgence de sa situation, condition nécessaire pour obtenir une mesure de référé. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur l’article L. 432-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : HOUINDO
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602059
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la requête d'un candidat aux concours de l'enseignement qui sollicitait des mesures d'urgence concernant les aménagements pour handicap. Le juge estime que la demande, présentée sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, est irrecevable en raison de son caractère confus et du défaut de démonstration de l'urgence requise. La décision est prise en application de l'article L. 522-3 du même code, qui permet le rejet d'une demande ne présentant pas un caractère d'urgence ou manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602072
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'une mesure d'éloignement vers le Maroc. Le juge estime que le requérant ne démontre pas que la décision préfectorale porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté fondamentale d'aller et venir ou à son droit à un procès équitable. La décision est prise en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : DEBBAGH BOUTARBOUCH
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600072
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de Mme B... visant à contester le refus d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision du recours administratif préalable obligatoire, pourtant exigée par l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. L'ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête n'ayant pas été régularisée dans le délai imparti.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601962
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision rejetant une demande d'autorisation d'exercice dans les activités privées de sécurité. Le requérant n'a pas démontré l'urgence, en ne justifiant pas que le refus portait une atteinte grave et immédiate à sa situation. L'ordonnance est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602004
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision plaçant un proviseur en autorisation spéciale d'absence. Le juge estime que le requérant ne démontre pas que cette mesure administrative porte à sa situation une atteinte suffisamment grave et immédiate pour caractériser l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée sans examen du sérieux des moyens au fond.
Avocat : BODART
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602006
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'un ressortissant mexicain visant à enjoindre au préfet du Nord d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la demande n'était pas recevable, car le silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois sur une demande de titre de séjour constitue, en vertu des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une décision implicite de rejet. Dès lors, le requérant disposait d'une voie de droit contentieuse ordinaire pour contester cette décision implicite, ce qui exclut le recours à la procédure d'urgence du référé.
Avocat : GOZLAN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602022
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a ordonné au préfet du Nord de procurer un hébergement d'urgence à une famille avec trois enfants mineurs, dont un nourrisson. La juridiction a estimé que l'absence de prise en charge, malgré des demandes répétées et une situation de détresse (incluant des problèmes de santé), constituait une carence caractérisée de l'État portant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, qui garantissent l'accès à l'hébergement d'urgence.
Avocat : GIRSCH
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602029
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande du syndicat CGT visant à enjoindre au directeur de l'hôpital de convoquer la formation spécialisée en matière de santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT). Le juge estime que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'est pas justifiée par une urgence suffisante au regard des circonstances exposées. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 52 du décret n° 2021-1570 du 3 décembre 2021, qui encadrent la procédure en cas de signalement d'un danger grave et imminent.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2200762
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a statué sur une demande en responsabilité pour défaut d'entretien d'un ouvrage public, suite à un accident. La juridiction a rejeté les requêtes de la victime et de la caisse primaire d'assurance maladie, estimant que ni la commune d'Artonne ni le syndicat intercommunal n'avaient commis de faute dans l'entretien de l'ouvrage. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour dommage de travaux publics et écarte l'application de la loi du 31 décembre 1968 sur la prescription, jugée non pertinente en l'espèce.
Avocat : SCP LANGLAIS BRUSTEL LEDOUX