Jurisprudence administrative
384 134 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 134
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600526
Le Tribunal administratif de Rennes statue sur une requête en excès de pouvoir visant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il constate que la requête enregistrée sous le n° 2600526 est un doublon d'une autre requête identique (n° 2600490) déjà en instruction. Par conséquent, le tribunal ordonne la radiation de la requête doublon du registre du greffe, sans examen du fond. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601206
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté une requête en excès de pouvoir. Le litige principal concernait le recouvrement d'une facture entre personnes privées (une psychomotricienne et ses clients). La juridiction a déclaré son incompétence, estimant que ce contentieux relève de la juridiction judiciaire, et a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601893
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande d'une mère visant à ordonner la mise en place immédiate d'un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) pour son enfant. Le juge a estimé que la situation, bien que préoccupante, ne présentait pas le caractère d'urgence requis, notamment l'imminence d'un risque de déscolarisation, pour justifier une mesure de référé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, tout en laissant la possibilité d'une nouvelle saisine en cas de dégradation de la situation.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602048
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... dirigée contre son opérateur téléphonique Free pour un litige contractuel. Le tribunal a jugé que ce litige, relevant des rapports de droit privé entre un client et une entreprise, n'entrait pas dans le champ de la juridiction administrative. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables pour incompétence.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602144
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel, rejette la requête de la société La Compagnie des Montagnes. Le juge estime que l'exploitation d'un parcours d'accrobranche sur une base de loisirs communale ne constitue pas une délégation de service public, mais relève d'une simple autorisation d'occupation du domaine public. Par conséquent, la procédure d'appel à manifestation d'intérêt engagée par la commune de Passy n'était pas soumise aux règles de publicité et de mise en concurrence du code de la commande publique invoquées par la requérante.
Avocat : AARPI ADMYS AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602146
Sujet principal : Demande de suspension et d'annulation d'une procédure de marché public pour travaux, fondée sur des manquements allégués aux obligations de publicité et de mise en concurrence. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référés). Solution retenue : Le juge prononce le non-lieu à statuer sur la requête. Il constate que la procédure de passation du marché contestée a été arrêtée par l'autorité adjudicatrice, privant ainsi la demande de son objet. Textes appliqués : Articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative, qui régissent le référé précontractuel mais prévoient que le juge ne peut exercer ses pouvoirs lorsque la procédure de passation est abandonnée.
Avocat : ROCHER-THOMAS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603030
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de M. A... visant à obtenir l'ordonnance d'un rendez-vous en préfecture et la délivrance d'un document provisoire autorisant séjour et travail. Le juge estime que le requérant, dont la situation administrative est en cours d'exécution d'un jugement antérieur, ne justifie pas d'une urgence nécessitant une mesure dans le délai de 48 heures prévu par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603078
Sujet principal : Irrecevabilité d'une requête sollicitant un réexamen administratif d'un dossier de validation des acquis. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (ordonnance du président de la 6ème Chambre). Solution retenue : Rejet de la requête comme manifestement irrecevable, car elle ne constitue pas un recours contentieux contre une décision administrative. Textes appliqués : Articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, rappelant que le juge ne peut statuer sur un recours gracieux ni se substituer à l'administration.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408047
Le Tribunal administratif de Nantes constate l'absence d'objet du recours en excès de pouvoir formé contre le refus de visa de long séjour pour réunification familiale, suite à la délivrance du visa par l'autorité consulaire après l'introduction de la requête. Il n'y a donc pas lieu de statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à l'avocate de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
Avocat : BLANVILLAIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408050
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate l'absence d'objet du recours pour excès de pouvoir dirigé contre le refus de visa de long séjour pour un enfant mineur. Le visa ayant été délivré par l'autorité consulaire après l'introduction de la requête, la décision attaquée est devenue sans objet, conduisant à un non-lieu à statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction. La demande d'aide juridictionnelle provisoire et la condamnation de l'État aux frais sont également rejetées, conformément aux articles R. 222-1 du code de justice administrative et à la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : BLANVILLAIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2420611
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. Cette décision fait suite à la délivrance, postérieurement à l'introduction du recours, des visas de long séjour sollicités par les requérants, ce qui a privé leur demande de son objet. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser aux requérants la somme de 600 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif.
Avocat : TAELMAN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2500928
Le Tribunal administratif de Nantes statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le refus de renouvellement d'un titre de séjour et une obligation de quitter le territoire. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple. Il met à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 au profit de l'avocate du requérant, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : DAHANI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517191
Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance la requête d'une AESH contestant le refus de versement d'une indemnité de sujétions pour travail en réseau d'éducation prioritaire. La juridiction estime la requête irrecevable car la requérante n'a pas préalablement engagé la procédure de médiation obligatoire, comme l'impose le décret n° 2022-433 du 25 mars 2022 pour les litiges relatifs à la rémunération des agents publics. En conséquence, le dossier est transmis au médiateur de l'académie de Nantes.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517387
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. E... comme manifestement irrecevable. Le requérant, résidant en Iran, n'a pas respecté l'obligation d'élire domicile en France ou dans l'UE (article R. 431-8 du code de justice administrative) et n'a pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire contre le refus de visa (articles D. 312-3 et D. 312-4 du CESEDA). La requête, non régularisée malgré une mise en demeure, est donc rejetée sans examen au fond.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601601
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est le recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet concernant une demande de naturalisation. La juridiction constate que le recours contentieux, formé en janvier 2026 contre la décision implicite née en août 2024, est tardif, ayant été introduit après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603387
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'inscription en licence de l'Université d'Artois, se déclare incompétent territorialement. Il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Lille, au motif que le siège de l'autorité ayant pris la décision attaquée (l'Université d'Artois à Arras) se situe dans le ressort de cette dernière juridiction. Cette solution s'appuie sur les articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605372
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande d'une mère isolée avec un enfant en bas âge qui sollicitait une injonction d'hébergement d'urgence. La juridiction relève que la requérante et son enfant ont été pris en charge par un service d'accompagnement spécialisé (SAFED/FIEER) après l'introduction de sa requête, rendant sa demande sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à la procédure de référé-liberté (article L. 521-2) et constate l'absence de cause à statuer suite à cette prise en charge.
Avocat : THOUMINE
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2502728
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire modificatif, se déclare incompétent. Il estime que l'affaire relève de la Cour administrative d'appel de Nancy, car celle-ci est déjà saisie d'un appel contre le permis de construire initial auquel se rattache le permis modificatif contesté. Cette solution s'appuie sur les articles L. 600-5-2 du code de l'urbanisme et R. 351-3 du code de justice administrative, qui prévoient le regroupement des litiges connexes devant la même juridiction.
Avocat : TELLACHE JACQUES
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301475
Le Tribunal Administratif de Nancy statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un permis de construire et de démolir. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'ayant pas répondu dans le délai, est réputé s'être désisté. Le tribunal donne acte de ce désistement et rejette les demandes de condamnation aux dépens formées par la commune et la société bénéficiaire du permis, en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : MOREL
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503630
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours contre le rejet de sa demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à enregistrer un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte sans examen du fond de l'affaire.