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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2500928

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2500928

vendredi 20 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2500928
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDAHANI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le refus de renouvellement d'un titre de séjour et une obligation de quitter le territoire. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple. Il met à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 au profit de l'avocate du requérant, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 janvier 2025, M. B... A..., représenté par Me Dahani, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 26 septembre 2023 par laquelle le préfet de l'Isère a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;

2°) d’enjoindre au préfet de l’Isère de lui délivrer une carte de séjour portant la mention « vie privée et familiale » ou « salarié » dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à défaut de procéder à un nouvel examen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la même notification et dans les mêmes conditions d’astreinte, et, dans l’attente de ce réexamen, lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de ladite notification ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil, au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire, enregistré le 19 janvier 2026, M. A... doit être regardé comme se désistant de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte.


M. A... a été admis à l’aide juridictionnelle totale par une décision du 11 décembre 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

Par un mémoire, enregistré le 19 janvier 2026, M. A..., qui déclare qu’il y a non-lieu à statuer sur l’objet principal de sa requête, doit être regardé comme se désistant de ses conclusions à fin d’annulation. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

M. A... a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocate, Me Dahani, peut se prévaloir des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Dahani renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 800 euros (huit cents euros).

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A... de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction.

Article 2 : L’Etat versera à Me Dahani une somme de 800 euros (huit cents euros) sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Dahani, et au préfet de la Loire-Atlantique.


Fait à Nantes, le 20 mars 2026.

La présidente,





C. Chauvet

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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