Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601491
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction au maire de prendre un arrêté de mise en sécurité pour un logement présentant des désordres. Le juge a considéré que l’expertise judiciaire ordonnée démontrait l’absence de danger imminent justifiant une telle mesure d’urgence au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation relatives aux pouvoirs de police du maire.
Avocat : ACD AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603402
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a ordonné l'expulsion de M. A... d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a fait droit à la demande du préfet, considérant que le maintien de l'intéressé dans les lieux après le rejet définitif de sa demande d'asile justifiait une mesure urgente et utile. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603477
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-suspension, a rejeté la requête de Mme A... visant à suspendre un rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge a jugé la demande irrecevable car elle était dirigée contre une décision inexistante, un rejet explicite par arrêté préfectoral daté du 24 octobre 2025 étant intervenu. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et R. 741-12 du code de justice administrative, le juge rappelant par ailleurs la possibilité de sanctionner les requêtes abusives.
Avocat : MIRZEIN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603488
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'une décision de rejet implicite de renouvellement de carte de séjour. Le juge a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions, estimant qu'elles étaient dirigées contre une décision inexistante, un titre de séjour ayant déjà été délivré au requérant. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a, en revanche, été accordée.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603542
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant un regroupement familial. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'absence de saisine préalable du maire et la méconnaissance du droit au respect de la vie familiale, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : NEBOT ILLAN
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511514
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la mesure d'éloignement était légale et suffisamment motivée, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les moyens tirés de l'incompétence et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés.
Avocat : BERTRAND
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600356
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'une ressortissante péruvienne visant à enjoindre au préfet de la convoquer pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie. Il a également relevé, en application des articles R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, que la procédure de demande de rendez-vous en ligne via le site dédié de la préfecture était accessible à la requérante.
Avocat : NIGHAIRBHIA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600398
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction dans le cadre d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (juge des référés). Solution retenue : Non-lieu à statuer, car l'administration a, après l'introduction de la requête, mis à disposition de l'étrangère une attestation de prolongation d'instruction valide, rendant la demande sans objet. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600586
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a enjoint à la préfète de l'Essonne de convoquer le requérant pour l'enregistrement de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour dans un délai d'un mois. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée en raison du risque imminent de suppression de son dossier après 36 mois d'attente, ce qui le replacerait en fin de file d'attente. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 511-1 du code de justice administrative, qui permettent au juge des référés d'ordonner des mesures utiles en cas d'urgence.
Avocat : CINKO-SAKALLI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600609
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé d'une étrangère demandant l'injonction à la préfète de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet était née au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, la mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision et ne pouvait être prononcée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602341
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation de son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 17 novembre 2025 était suffisamment motivé, conformément à l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, mais a rejeté ses autres conclusions, y compris celle relative à la méconnaissance des droits de la défense.
Avocat : KWEMO
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602382
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler les arrêtés préfectoraux du 18 février 2026 ordonnant son éloignement, une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. La juridiction a estimé que le préfet des Yvelines avait légalement exercé ses pouvoirs de police des étrangers, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle a jugé que les griefs tirés d'une insuffisance de motivation, d'une erreur manifeste d'appréciation ou d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés en l'espèce.
Avocat : MOUTSOUKA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602383
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé, a ordonné au préfet des Yvelines de délivrer au requérant une attestation de prolongation d'instruction (API) pour son titre de séjour étudiant. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée, la demande de renouvellement étant complète et le dernier document du requérant étant expiré, ce qui menaçait son droit au séjour et à la poursuite de son apprentissage. Cette injonction est fondée sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MOREL
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603019
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté une demande de référé-suspension visant un refus d'autorisation de travail pour un auxiliaire de vie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré l'existence d'une obligation de quitter le territoire français, car l'administration s'était engagée à réexaminer la demande. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : LIGER
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603330
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le renouvellement d'une carte de résident. Le juge a ordonné la suspension de la décision implicite de rejet née du silence du préfet de l'Essonne, considérant que la condition d'urgence était présumée et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de ce refus. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600912
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, constate l'exécution par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) d'une précédente ordonnance lui enjoignant de rétablir le versement de l'allocation pour demandeur d'asile à la requérante. Dès lors, il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution forcée présentée sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative. La juridiction rejette également les conclusions relatives aux frais d'instance, l'affaire n'ayant donné lieu à aucun dépens.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523045
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'une demanderesse d'asile vers le Portugal. Le juge a retenu que la décision était entachée d'un vice de procédure, car il n'était pas établi que le préfet avait bien reçu l'accord explicite des autorités portugaises requis par l'article 12.4 du règlement Dublin III (UE n° 604/2013). Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante dans un délai d'un mois.
Avocat : WELSCH
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523049
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis ordonnant le transfert de la requérante vers le Portugal au titre du règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013). La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant l'absence dans le dossier de la preuve de l'accord explicite des autorités portugaises pour cette prise en charge. Elle a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai d'un mois.
Avocat : WELSCH
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523310
**Sujet principal** : Recours en annulation contre une décision de sortie d'hébergement d'un demandeur d'asile. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (11ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête en annulation, estimant que la décision de l'OFII est suffisamment motivée et que le principe du contradictoire a été respecté. Il accorde cependant l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle au requérant. **Textes appliqués** : L'article L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Avocat : HIESSE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523318
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème Chambre) a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français à 36 mois. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de l'absence d'examen de la situation personnelle. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 612-6 et suivants, L. 613-2, L. 321-2) et a prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle.
Avocat : BEN GADI