Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600403
Le Tribunal Administratif de Rennes, par une ordonnance du 26 février 2026, a mis fin à l'astreinte de 150 euros par mois prononcée à l'encontre du préfet des Côtes-d'Armor pour assurer le relogement de M. A..., reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Le préfet ayant justifié du relogement effectif de l'intéressé le 23 décembre 2025, avant le début de la période d'astreinte fixée au 1er janvier 2026, le juge a constaté la complète exécution du jugement du 1er juillet 2025. En conséquence, il a décidé qu'il n'y avait pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte, conformément aux articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215216
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E... contestant un avis des sommes à payer émis par le département de la Loire-Atlantique pour un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 17 502,10 euros. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'absence de signature sur le titre exécutoire, le défaut d'examen de sa situation, et l'erreur de droit concernant sa résidence et ses déclarations. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal considérant que les moyens invoqués ne sont pas fondés au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code général des collectivités territoriales.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601083
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'enregistrement d'une liste de candidature aux élections municipales pour inéligibilité présumée du chef de liste. **Juridiction** : Tribunal Administratif d'Orléans (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision préfectorale de refus. Il estime que le préfet a commis une erreur de droit en vérifiant, lors du contrôle préalable de la déclaration de candidature, une condition d'éligibilité (l'incompatibilité de fonctions) qui ne relève pas de son examen à ce stade. **Textes appliqués** : L'article L. 265 du code électoral, qui encadre strictement le contrôle du préfet lors du dépôt d'une liste, et l'article L. 231 du même code relatif aux conditions d'éligibilité.
Avocat : CABINET CASADEI-JUNG
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512255
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté une partie du recours de Mme B... pour incompétence. Il a jugé que les contestations relatives au refus de délivrance des mentions « invalidité » et « priorité » de la carte mobilité inclusion relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire, conformément aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale ainsi que l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles. En revanche, le tribunal a retenu sa compétence pour examiner les conclusions concernant la mention « stationnement » de la carte et le refus de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600658
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... contestant sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, car elle ne formule pas de conclusions claires et, subsidiairement, que les arguments avancés (comparaison avec d'autres annonces immobilières) ne constituent pas un moyen opérant pour contester légalement l'imposition. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un tel rejet par ordonnance.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2501541
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'une décision de remise partielle de dette d'APL. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand (ordonnance). **Solution retenue** : Non-lieu à statuer, car la dette a été effacée par une commission de surendettement après l'introduction du recours, rendant la requête sans objet. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (constatation de l'absence de lieu à statuer).
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600010
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la CAF du Puy-de-Dôme de lui accorder une remise de dette au titre de la prime d'activité. La juridiction a constaté que la requête, dépourvue de toute argumentation, était manifestement irrecevable, d'autant plus que le requérant n'avait pas régularisé sa demande après une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes et à la procédure de régularisation.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600235
Sujet principal : Demande d'annulation du refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement ». Juridiction : Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand (formation de référé). Solution retenue : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable. Textes appliqués : L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 241-3 et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Elle constate que la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, condition préalable à toute saisine du juge.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600554
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise de dette de la CAF. La juridiction a constaté que la requête initiale ne contenait aucun moyen juridique et que la requérante n'avait pas régularisé son recours malgré une mise en demeure. L'ordonnance de rejet est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête étant jugée manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600175
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de M. B... contestant un indu de prime d'activité de 972,78 euros. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit la décision attaquée relative à une demande de remise gracieuse, ni régularisé sa requête malgré une invitation en ce sens. En application des articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 412-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable. Les moyens soulevés, portant sur la précarité et la bonne foi, ont été considérés comme inopérants pour contester le bien-fondé de l'indu.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504207
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. B... contestant le refus de la Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de prime d'activité de 5 878,44 euros. Le juge unique, statuant en plein contentieux, a substitué son appréciation à celle de l'administration pour examiner la demande. Il a considéré que, malgré l'absence de contestation de la bonne foi du requérant, ce dernier n'a fourni aucun document prouvant sa situation de précarité financière, condition nécessaire pour obtenir une remise. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504208
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur la requête de M. A... contestant le refus implicite du ministre de l'intérieur de retirer des décisions de retraits de points pour trois infractions routières. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer pour les infractions des 26 juillet 2023 et 11 janvier 2024, ainsi que pour la décision 48SI, le ministre ayant retiré ces décisions en cours d'instance. Sur le fond, le tribunal a rejeté la contestation relative à l'infraction du 28 août 2022, estimant que sa matérialité était établie par une ordonnance pénale définitive, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route.
Avocat : SELARL DEHAN & SCHINAZI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504344
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, annule la décision du 15 mai 2025 par laquelle la Caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin a refusé la remise gracieuse d’une dette de prime d’activité de 1358,85 euros due par M. A... pour un trop-perçu. Le juge, substituant son appréciation à celle de l’administration, constate la bonne foi non contestée du requérant et sa situation financière difficile. Il accorde une remise partielle de 500 euros sur la dette restante, en application des articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504527
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de la Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de prime d'activité de 3137,18 euros. Le juge a estimé que l'indu résultait d'une déclaration tardive de sa vie maritale, ce qui démontrait un défaut de bonne foi de la requérante. En application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, cette absence de bonne foi fait obstacle à l'octroi d'une remise, indépendamment de sa situation financière difficile. La demande d'annulation de la décision du 5 mars 2025 a donc été rejetée.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506407
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... tendant à obtenir une remise gracieuse totale de sa dette de prime d’activité. La CAF de la Moselle lui avait déjà accordé une remise partielle, laissant à sa charge 850,37 euros sur un indu de 3 401,49 euros. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi non contestée du requérant, ce dernier n’avait apporté aucun élément probant démontrant sa situation de précarité financière. La décision s’appuie sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent la remise gracieuse à la bonne foi et à la précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506468
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux contre une décision de la caisse d’allocations familiales du Bas-Rhin lui accordant une remise gracieuse partielle de sa dette de revenu de solidarité active, laissant à sa charge 869,61 euros. La requérante sollicitait une remise totale de l’indu de 3 478,46 euros en invoquant son impécuniosité. Le tribunal a constaté que la dette avait été intégralement soldée en cours d’instance, rendant le litige sans objet. En application des articles L. 262-46 et suivants du code de l’action sociale et des familles, il a prononcé un non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506526
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la demande de M. B... visant à obtenir l'annulation de la décision implicite de la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin refusant la remise gracieuse d'une dette de 5 498,22 euros de revenu de solidarité active (RSA). Le juge unique a rejeté la requête, estimant que l'indu résultait d'omissions déclaratives réitérées de ressources, ce qui excluait la bonne foi de l'intéressé. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, qui conditionnent la remise gracieuse à la bonne foi et à la précarité du débiteur, conditions non remplies en l'espèce.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506533
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de la Caisse d'allocations familiales de la Moselle de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de prime d'activité de 2033,55 euros. Le juge a estimé que, bien que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, celle-ci n'a pas apporté d'éléments prouvant sa situation de précarité financière. En application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, la remise d'une dette de prime d'activité est subordonnée à la réunion des conditions de bonne foi et de précarité. Faute de justifier de sa précarité, la demande de remise gracieuse a été rejetée.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506619
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la Caisse d'allocations familiales de la Moselle de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de prime d'activité de 1 906,92 euros. Le juge a estimé que, bien que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, elle ne démontrait pas une situation de précarité suffisante pour justifier une remise gracieuse, en application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Par ailleurs, la demande reconventionnelle de la caisse visant à obtenir le paiement de l'indu a été déclarée irrecevable, car il lui appartient de recouvrer sa créance par ses propres moyens, notamment via une contrainte prévue à l'article L. 161-1-5 du même code.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506845
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme B... contestant le refus du Département de la Moselle de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » portant la mention « stationnement pour personne handicapée ». La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que de l’arrêté du 3 janvier 2017. Le juge a rejeté les moyens de la requérante, estimant que la décision attaquée était suffisamment motivée et signée, et que l’état de santé de Mme B... ne justifiait pas l’attribution de la carte, faute de démontrer une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou la nécessité d’un accompagnement systématique. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice.
Avocat : AARPI SQUAIR