Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607691
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'expulsion. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et des conventions internationales, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la condition légale de l'article L. 521-1 du code de justice administratif n'était pas remplie.
Avocat : GUEZ GUEZ
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607550
Le Tribunal administratif de Paris a statué sur une demande en référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de carte de séjour « recherche d'emploi-création d'entreprise ». La juridiction a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire (article 20 de la loi du 10 juillet 1991) et a alloué des frais de procédure. Elle a jugé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la suspension, la condition d'urgence ayant disparu suite à la délivrance d'un récépissé par le préfet de police postérieurement à l'introduction de l'instance.
Avocat : FAKIH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607539
Le Tribunal administratif de Paris a statué sur une demande de référé-suspension visant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour d'un étudiant. La juridiction a constaté un non-lieu à statuer sur la suspension, la décision étant devenue sans objet après la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction par le préfet. Elle a toutefois mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : PEKETI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606926
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous prioritaire ou un document provisoire en vue du retrait de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, dès lors qu'une décision favorable avait déjà été prise sur sa demande et qu'aucun risque immédiat pour la continuité de son activité professionnelle n'était établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601720
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à une étrangère pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, considérant que l'impossibilité durable d'obtenir ce rendez-vous constituait une urgence justifiant une mesure utile. Le juge a appliqué l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour ordonner cette injonction et l'article L. 761-1 du même code pour condamner l'État à verser 400 euros à la requérante au titre des frais d'instance. La préfète a été sommée de communiquer la date de rendez-vous avant le 6 avril 2026.
Avocat : LANTHEAUME
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403709
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de décharge de la taxe sur les logements vacants formée par une propriétaire pour l'année 2023. Le tribunal a jugé que la requérante n'avait pas apporté la preuve que la vacance de son bien était indépendante de sa volonté, faute d'avoir produit des justificatifs sur l'état d'inhabitabilité et le coût des travaux nécessaires. La décision s'appuie sur les articles 232 et suivants du code général des impôts et sur la jurisprudence constitutionnelle qui limite cette taxe aux seuls logements habitables dont la vacance relève du choix du propriétaire.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402948
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a reconnu la responsabilité de la métropole de Lyon pour défaut d'entretien normal d'une glissière de sécurité sur une voie verte, ayant causé un accident à un cycliste. La juridiction a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices et a accordé une provision de 18 000 euros à la victime. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives à l'entretien de la voirie et sur les principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics.
Avocat : CABINET JENNIFER LEBRUN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602085
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai pris à l'encontre d'une ressortissante albanaise. La juridiction a estimé que cette mesure, prise après plus de dix ans de présence en France et alors que l'intéressée entretient des liens familiaux étroits avec ses enfants résidant sur le territoire, portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, méconnaissant ainsi l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les autres mesures attaquées (interdiction de retour et assignation à résidence) sont devenues sans objet suite à cette annulation.
Avocat : SELARL SAORSA AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601664
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C... visant à annuler et à suspendre le refus des conditions matérielles d’accueil qui lui a été opposé par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile car le requérant présentait une demande de réexamen de sa demande d'asile, était légal, notamment après un entretien de vulnérabilité et compte tenu de son hébergement par sa conjointe. Les conclusions en suspension ont été déclarées irrecevables, le juge estimant qu'elles relevaient d'une procédure distincte, telle qu'un référé.
Avocat : CLAUSMANN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510185
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière et une assignation à résidence. La juridiction a estimé que le préfet de la Moselle n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale, au regard des conditions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également jugé que les décisions contestées ne méconnaissaient pas les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ELSAESSER
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602246
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de Mme G... E... et M. B... E... visant à annuler des arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'atteinte à la vie privée (article 8 de la CEDH) et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600860
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé un arrêté d'assignation à résidence de 45 jours pris à l'encontre d'un ressortissant togolais. La juridiction a jugé que le préfet des Hautes-Pyrénées avait fait une application inexacte de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en assignant l'intéressé dans un département où il ne résidait pas habituellement. L'État a été condamné à verser une somme d'argent à l'avocate du requérant.
Avocat : BOYANCÉ
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2402188
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré par la mairie de Valenciennes pour un ensemble immobilier. Le tribunal a jugé que le dossier de permis était complet et respectait les prescriptions du code de l'urbanisme, notamment les articles R. 431-8 et R. 431-10 relatifs au projet architectural et à son insertion dans l'environnement. Il a également estimé que le projet était conforme à l'avis de l'architecte des Bâtiments de France et aux règles du plan local d'urbanisme concernant la cohérence avec les constructions voisines.
Avocat : GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600605
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'assignation à résidence de 45 jours pris à l'encontre d'un ressortissant marocain. Le juge estime que le signataire était compétent, que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant l'éloignement comme une perspective raisonnable. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 731-1 et L. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HAMI-ZNATI
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600562
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête d'un ressortissant algérien visant à annuler l'arrêté préfectoral lui retirant son titre de séjour et l'assignant à résidence. Le juge estime que le retrait du titre, intervenu après l'annulation en appel d'un jugement ayant conduit à sa délivrance, est légal. Il considère également que cette mesure, ainsi que l'assignation à résidence prise en application des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MERGER
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600535
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral prolongeant l'assignation à résidence d'un ressortissant nigérian. La juridiction estime que la mesure, prise en application des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, respecte la durée légale maximale et que les démarches engagées pour l'éloignement confèrent un caractère raisonnable à la perspective d'exécution. Elle écarte également la violation alléguée de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503914
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le préfet de Meurthe-et-Moselle avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, estimant que M. B... ne justifiait pas d'une entrée régulière en France. Les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et l'erreur d'appréciation, ont été écartés.
Avocat : MARTIN
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502784
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant albanais, visant à annuler les décisions de la préfète de Meurthe-et-Moselle (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour). Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et que les décisions contestées étaient légalement fondées, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant n'ont pas été retenus.
Avocat : CHAIB
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501406
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus de titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a jugé que le préfet de Meurthe-et-Moselle était fondé à refuser le titre, en application de l'article L. 432-1-1 (1°) du CESEDA, au motif que la requérante n'avait pas exécuté une précédente obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a estimé que ce motif légal justifiait le refus, sans qu'il soit nécessaire d'examiner séparément le respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme au regard de sa vie familiale.
Avocat : SCP LEVI-CYFERMAN - CYFERMAN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303136
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B... visant à annuler la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant son recours contre l'irrecevabilité de sa demande de naturalisation. Le juge écarte le moyen tiré du défaut de motivation, car le requérant n'a pas préalablement demandé communication des motifs de la décision ministérielle implicite, comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La juridiction estime également que le ministre dispose d'un pouvoir d'appréciation pour déclarer une demande irrecevable lorsque les conditions légales, notamment l'assimilation à la communauté française prévue par les articles 21-24 et 21-25 du code civil, ne sont pas remplies.
Avocat : DJELLOULI