Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302217
**Sujet principal** : Recours contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation pour défaut de production de documents requis. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de jugement unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et valide la décision de classement sans suite. Il estime que l'administration a pu légalement prononcer ce classement, l'intéressé n'ayant pas produit l'original de la traduction assermentée de son acte de mariage comme exigé. **Textes appliqués** : Articles 9, 37-1 et 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300586
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... contre la communauté urbaine Le Mans Métropole suite à un accident avec une borne escamotable. Le tribunal a considéré que la responsabilité de la collectivité n'était pas engagée, car l'accident était dû à la faute exclusive de la victime qui n'avait pas respecté la signalisation lumineuse. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité du fait des dommages de travaux publics et sur la preuve d'un entretien normal de l'ouvrage.
Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602824
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la société SFR de sa demande de suspension d'une décision municipale d'opposition à une déclaration préalable. En conséquence, le juge ne statue pas sur le fond de la demande initiale de référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) ni sur les autres conclusions. L'ordonnance met ainsi un terme à la procédure de référé sans examen de la légalité de la décision du maire.
Avocat : BIDAULT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505196
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, constatant que le requérant avait renoncé par écrit à l'assistance d'un avocat. Il a également jugé, en application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée au regard de son entrée irrégulière et de l'absence d'attaches familiales en France.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2305527
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté municipal n'opposant pas d'opposition à une déclaration préalable pour l'installation d'une antenne-relais. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le projet relève bien du régime de la déclaration préalable (et non d'un permis de construire) au regard de l'article R. 421-9 du code de l'urbanisme, et que le moyen tiré de la méconnaissance du principe de précaution (article 5 de la Charte de l'environnement) n'est pas fondé en l'espèce. **Textes appliqués** : Code de l'urbanisme (notamment article R. 421-9) et Charte de l'environnement (article 5).
Avocat : SELARL GALY ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503307
Le Tribunal Administratif de Toulouse, saisi d'une demande d'exécution d'un jugement, enjoint au préfet de la Haute-Garonne de procéder au remboursement d'un contribuable, M. B..., conformément à un jugement antérieur d'annulation partielle d'un titre de perception. La juridiction, constatant l'inexécution de la décision, fixe un délai d'un mois pour son exécution sous astreinte. Elle fonde sa décision sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative relatif à la procédure d'exécution des jugements.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508438
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 4 août 2025, considérant que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai était insuffisamment motivée, méconnaissant ainsi les exigences du code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5). Les autres griefs, notamment ceux relatifs à la méconnaissance de la vie privée et familiale, n'ont pas été examinés en raison de cette illégalité.
Avocat : LAVALLÉE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508064
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent et que l'examen de la situation personnelle du requérant était suffisant. Les moyens invoqués, fondés notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), ont été écartés.
Avocat : LANNE
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501704
Le Tribunal Administratif de Caen donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. C..., qui retirait sa demande d'annulation d'une décision du département du Calvados limitant une remise de dette liée à un indu de revenu de solidarité active (RSA). La procédure est ainsi éteinte sans examen du fond. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510554
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, avec interdiction de retour et fixation du pays de renvoi. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne révélait ni erreur manifeste d'appréciation ni défaut d'examen. Le tribunal a notamment relevé que le requérant, en situation irrégulière, ne justifiait pas de son entrée régulière, de son séjour, ni d'attaches personnelles ou professionnelles en France.
Avocat : LAURENS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510067
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que le préfet des Bouches-du-Rhône n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du séjour irrégulier prolongé du requérant malgré des mesures d'éloignement antérieures et de l'absence d'attaches familiales établies en Algérie. La décision s'appuie sur le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention EDH.
Avocat : KHAYAT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509986
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... A..., un ressortissant algérien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le refus de titre de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision s'appuie également sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ZERROUKI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509093
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... B..., un ressortissant serbe, visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation de pouvoir et a estimé que le refus, fondé sur l'absence de liens familiaux suffisamment stables en France, ne constituait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BRUGGIAMOSCA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508607
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne révélait ni défaut d'examen sérieux ni erreur manifeste d'appréciation. Elle s'est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 613-1) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LAURENS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508600
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal estime que la décision, prise par une autorité compétente, est suffisamment motivée et ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. Il applique principalement les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SEPULCRE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311539
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en excès de pouvoir de M. B... visant à annuler le rejet de sa demande de pension militaire d'invalidité. Le tribunal retient l'irrecevabilité du recours pour tardiveté, celui-ci ayant été introduit après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administratif. La demande d'expertise est également rejetée, l'article R. 532-1 du même code ne permettant pas d'interrompre le délai de recours contentieux.
Avocat : BORGEL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310947
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours pour excès de pouvoir du SNICS contre une circulaire du recteur d'Aix-Marseille fixant les modalités d'attribution d'une bonification indiciaire pour les infirmiers scolaires. Le tribunal a jugé le syndicat irrecevable, estimant qu'un syndicat national ne pouvait pas défendre un intérêt collectif contre une décision administrative à portée strictement locale. La décision s'appuie sur les articles L. 2131-1 et L. 2132-3 du code du travail définissant l'intérêt à agir des syndicats.
Avocat : WTA-AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310944
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un transfert pénitentiaire. Il juge que la décision, concernant un transfert entre établissements de même nature, constitue une mesure d'ordre intérieur, car elle ne porte pas une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée et familiale du détenu (article 8 de la CEDH). La requête est donc déclarée irrecevable.
Avocat : SETTEMBRE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2203929
Le Tribunal administratif de Marseille, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, annule l'arrêté municipal d'Aubagne du 11 mars 2022 qui avait retiré une autorisation préalable pour l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. Le tribunal juge que ce retrait est illégal car il méconnaît l'article 222 de la loi du 23 novembre 2018 (dite loi ELAN), qui interdisait expérimentalement, jusqu'au 31 décembre 2022, le retrait des décisions autorisant l'implantation d'antennes relais. La demande de la société Hivory est donc accueillie sur ce fondement.
Avocat : SELAS LPA CGR AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500435
Le Tribunal Administratif de Bordeaux statue sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision implicite de rejet d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal estime que la décision explicite de refus ultérieure du préfet s'est substituée à la décision implicite contestée, et que l'annulation de cette décision explicite par un autre tribunal a privé le litige de son objet. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, et aucune condamnation de l'État aux frais n'est prononcée.
Avocat : PARDOE